Voeux France Police 2016

La première bonne nouvelle de l’année 2016 vient de tomber ; Christiane Taubira a démissionné !

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Cette amie et compagnon de route de Bernard Tapis, dont le nom a été pudiquement associé par les Guignols de l’Info au mot « combine », quitte finalement la place Vendôme.

Nous avons une pensée émue pour tous les délinquants et autres djihadistes endeuillés par le départ de celle qui a été leur principale avocate, toujours prompte à excuser l’inexcusable.

Christiane Taubira a utilisé la Justice comme un instrument de propagande idéologique bafouant ainsi sa fragile indépendance.

Trois grands chantiers judiciaires restent prioritaires à nos yeux :

Porter nos capacités d’accueil en milieu carcéral à 110.000 places de prison. Faire exécuter l’ensemble des peines prononcées par les juridictions. Accompagner la prolongation de l’état d’urgence.

Côté social, rien de bien réjouissant au menu 2016.

Les sages de la rue de Cambron pointent du doigt le niveau préoccupant de la dette de l’Unédic (29,4 milliards d’euros) et soulève la question de la soutenabilité du régime. Selon la Cour des comptes, la dette pourrait atteindre 35 milliards d’euros d’ici fin 2018.

La solution toute trouvée ? Baisser les allocations chômage..

Le déficit 2015 de la sécurité sociale devrait quant à lui se situer aux alentours de 12,8 milliards d’euros. Le retour à l’équilibre ne devrait pas se faire avant 2020 ou 2021. Mais à quel prix ?

Baisse de la qualité des soins, déremboursements et, surtout, destruction des mutuels à but « non lucratif » au profit du lobby des assureurs.

Après avoir privatisé les autoroutes sous Lionel Jospin, la gauche veut maintenant accélérer la privatisation de la santé aux profits des grandes compagnies d’assurance. Une fois de plus, ce sont les assurés qui vont payer la facture.

Le montant du SMIC en 2016 est fixé à 9,67 euros bruts (+0,6%) de l’heure soit 1466 euros bruts mensuels (1143 euros nets). Ce salaire minimum ne permet pas de vivre dignement du fruit de son travail et plonge de nombreux salariés dans la précarité et le surendettement, c’est inacceptable.

Côté police nationale, rien au menu social 2016. Malgré l’activité exceptionnelle déployée en 2015 par les personnels du ministère de l’intérieur suite aux attentats des mois de janvier et de novembre 2015, aucune augmentation salariale n’est à l’étude. Les conditions de travail restent très dégradées dans de nombreux services. Il est de plus en plus difficile de poser des congés. Le burn-out n’est toujours pas reconnu comme tel dans notre institution.

Face à ce constat sans concession, France Police continuera à oeuvrer en 2016 pour faire entendre ses revendications et défendre sans relâche avec pugnacité notre institution et ses personnels.

Au nom de l’ensemble des militants du Syndicat France Police, nous vous souhaitons une bonne et heureuse année 2016 !