Inauguration de la plaque commémorative en hommage à nos frères citoyens français harkis de la force de police auxiliaire 1959 – 1962

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Devançant la date symbolique du 25 septembre, le syndicat France Police – Policiers en colère a inauguré le 13 septembre à Bazoches-lès-Bray sur un terrain privé une plaque commémorative en hommage à leurs collègues citoyens français harkis de la force de police auxiliaire 1959 – 1962.

Dans son discours, le secrétaire général Michel Thooris, a rappelé les missions effectuées par cette unité d’élite : « stratégie ternaire d’infiltration, de renseignement et d’actions psychologiques ayant conduit à déjouer de nombreux attentats terroristes. Plus de 500 cadres du FLN mis hors d’état de nuire, au moins 650 armes automatiques, 40 bombes et plusieurs dizaines de kilos d’explosifs, saisis. Sous l’autorité de Raymond Montaner, nos collègues aux calots bleus ont sauvé la vie de nombreux parisiens ».

Smail Khaldi, trésorier du syndicat et président de l’association Citoyenneté française a affirmé que « pour la première fois de l’histoire, le qualificatif de citoyen français est clairement donné aux anciens combattants harkis généralement qualifiés de simples supplétifs ».

Pour Abdallah Krouk, président de l’association Résistance harkis « les politiciens ne doivent pas uniquement s’intéresser aux Harkis au moment des élections politiques pour venir chercher des voix ».

Le président du CNIP, Bruno North a rappelé l’attachement historique de son parti aux Harkis.

Pour Yasmine Benzalmat, conseillère régionale Île-de-France de Debout la France, les Harkis sont le modèle à suivre pour les jeunes générations de Français issues de l’immigration.

Martial Sciolla, ancien directeur de campagne de Henri Guaino et président du mouvement Notre France a estimé que « l’abandon des Harkis restera une tâche indélébile dans l’histoire de la Ve République ».

« N’oublions pas les Pieds-Noirs qui, eux aussi, ont été chassés de leurs maisons et particulièrement mal accueillis à leur arrivé en métropole » a tonné Thierry Gourlot, conseiller régional Grand Est du CNIP.

Pendant cette émouvante cérémonie du souvenir, Emmanuel Macron jouait une nouvelle fois la carte de la repentance en accusant la France d’avoir torturé Maurice Audin.