France Police – Policiers en colère saisit Madame La Garde des Sceaux suite aux pressions subies par certains Officiers de Police Judiciaire, samedi, lors de la manifestation des Gilets jaunes

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Madame La Ministre de la Justice,

Samedi dernier, plusieurs Officiers de Police Judiciaire (OPJ) de la police nationale se sont retrouvés à nouveau en porte-à-faux au cours de la manifestation des Gilets jaunes.

Dans l’exercice de leurs missions, les OPJ doivent obéir à deux autorités à la fois, l’une administrative (commissaire, préfet, ministre de l’Intérieur), l’autre judiciaire (procureur de la République ou juge d’instruction).

Spécialisés en droit pénal et très sensibilisés aux libertés publiques, à chaque fois qu’un individu interpellé est mis à leur disposition, mes collègues OPJ doivent décider du traitement judiciaire approprié pour la manifestation de la vérité.

Deux choix s’offrent généralement à eux. Soit mettre en œuvre une procédure libre, ce qui est la règle. Soit prendre une mesure de garde à vue, ce qui est l’exception dans l’esprit du droit français façonné par l’idéologie de la CEDH.

Vous en conviendrez, Madame La Garde des Sceaux, la décision de priver une personne de sa liberté d’aller et venir ou de manifester, est un acte coercitif particulièrement grave, très attentatoire aux libertés et rigoureusement encadré par la loi.

A ce titre, l’OPJ est souverain pour prendre une telle décision sauf si elle lui est ordonnée par l’autorité judiciaire.

Mais en aucun cas, l’autorité administrative ne peut ordonner à un OPJ de prendre une mesure de GAV contre un individu, si le fonctionnaire estime que les conditions légales de la GAV ne sont pas remplies.

Or, plusieurs collègues OPJ ont alerté mon organisation syndicale sur les pressions dont ils ont été l’objet de la part de l’autorité administrative (généralement un commissaire de permanence) pour qu’ils placent systématiquement en garde à vue les personnes mises à leur disposition samedi, sans que ces OPJ puissent exercer leur libre arbitre dans leur prise de décision.

Pourriez-vous, Madame La Garde des Sceaux, indiquer très clairement si les OPJ, lorsqu’ils décident ou non d’une mesure de GAV, sont indépendants ou non et souverains ou non de leur choix vis-à-vis de l’autorité administrative ?

Si, sur pressions de l’autorité administrative, mes collègues OPJ prennent des GAV illégales, qui verra sa responsabilité engagée ? L’autorité administrative qui niera probablement avoir donné un tel ordre ou l’OPJ qui aura signé le billet de garde à vue ?

Dans l’attente d’une position nette de la Chancellerie sur cette question cruciale de liberté publique, recevez, Madame La Garde des Sceaux, l’expression de mes salutations les plus respectueuses et cordiales.

Michel Thooris, secrétaire général de France Police – Policiers en colère, cinquième force syndicale du Ministère de l’Intérieur.

Estimation de la participation à 15h30 ce samedi 8 décembre 2018 : 520.000 gilets jaunes partout en France métropolitaine

participation gilets jaunes

France Police – Policiers en colère recense près de 1300 points de blocage regroupant en moyenne 200 gilets jaunes.

Pour couvrir l’intégralité de la page horaire, les effectifs « gilets jaunes » sont généralement doublés, soit 400 manifestants en moyenne par point.

1300 points x 400 gilets jaunes = 520.000 manifestants et non 31.000 comme l’affirme l’exécutif, ce qui ne correspond même pas au nombre de spectateurs à une rencontre sportive à domicile du PSG ou de l’OM..

La manip’ est tellement grossière que ces chiffres n’ont sans doute plus aucune crédibilité auprès de l’opinion publique..

Pour rappel, pour maintenir l’ordre public à un match de football, personne n’a jamais eu besoin d’envoyer des véhicules blindés dans les rues ni de mobiliser la quasi totalité des effectifs de police et de gendarmerie disponibles sur l’ensemble du territoire national..

Notre organisation syndicale précise qu’il s’agit là d’une moyenne par point. Certains point regroupent plusieurs milliers de gilets jaunes tandis que d’autres en comptent seulement quelques dizaines.

En outre, France Police – Policiers en colère conteste formellement le traitement de l’information par les chaînes en continu qui présentent la contestation des gilets jaunes exclusivement au regard des évènements parisiens.

* Il s’agit d’une simple image d’illustration qui ne reflète pas notre comptage du jour.

Ce matin à 09h30, trois de nos collègues de la Compagnie de Sécurisation et d’Intervention – DSPAP – SDSS 93, ont sauvé la vie d’une personne s’apprêtant à prendre part à la manifestation des gilets jaunes, terrassée par un arrêt cardio-respiratoire Porte Maillot à Paris

CSI 93 POLICE NATIONALE

France Police – Policier en colère félicite et remercie nos collègues pour leur grand professionnalisme, leur polyvalence et leur réactivité.

Bravo les gars !

Ami(e)s gilets jaunes, partagez l’info, merci !

gilets jaunes police

481 interpellations et 211 gardes à vue à 11h : s’il faut naturellement maintenir l’ordre public, la liberté de manifester pour les gilets jaunes pacifiques doit être garantie

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Le fait qu’environ une interpellation sur deux n’a pas abouti, pour l’heure, à une mesure de garde à vue, indique qu’il s’agit d’actes de coercition pour des faits mineurs.

France Police – Policiers en colère demande au Préfet de police de faire usage de la coercition avec discernement et exclusivement contre les casseurs et les émeutiers et non contre de simples gilets jaunes vociférant contre le pouvoir.

Jean-Michel Blanquer choqué par l’interpellation de 146 casseurs à Mantes-la-Jolie : France Police – Policiers en colère outré par la position du ministre de l’Education Nationale !

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Notre syndicat tient à souligner le grand professionnalisme dont ont fait preuve nos collègues face à des groupes de casseurs extrêmement mobiles et déterminés.

La technique d’encerclement mise en œuvre par les fonctionnaires de police était parfaitement adaptée, nécessaire, proportionnée et déontologique.

Plutôt que de critiquer une opération de police dont il n’a pas à se mêler, celle-ci s’étant déroulée à l’extérieur d’un établissement scolaire sur la voie publique, le ministre de l’Education Nationale ferait mieux de s’occuper des enseignants qui se font menacer et lyncher par leurs élèves durant les cours..

Résultats Comité Technique Ministériel, élections professionnelles décembre 2018, Ministère de l’Intérieur, police nationale

résultats comité technique ministériel 2018 ministère de l'intérieur police nationale élections professionnelles

résultats élections professionnelles

186.659 inscrits – 152.804 votants – 10.655 blancs – 142.149 suffrages valablement exprimés (hors votes blancs) – 81,86% de participation.

1. FSMI FO – 34,44% – 48.963 voix.

2. ALLIANCE POLICE NATIONALE, SNAPATSI, SYNERGIE OFFICIERS, SICP, SAPACMI – 31,84% – 45.270 voix.

3. UNSA FASMI – SNIPAT – 15,63% – 22.232 voix.

4. CFDT Interco – 9,25% – 13.162 voix.

5. France Police – Policiers en colère – 3,19% – 4448 voix.

6. CGT USIAOM – 2,33% – 3316 voix.

7. FPIP – 1,20% – 1707 voix.

8. SUD INTERIEUR – 0,63% – 905 voix.

9. CFTC MI – IMPACT POLICE CFTC – 0,40% – 575 voix.

10. VIGI MINISTERE DE L’INTERIEUR – 0,40% – 571 voix.

11. SNUITAM – FSU – 0,20% – 285 voix.

12. FA PMI – 0,19% – 273 voix.

13. SAPNSC – 0,17% – 245 voix.

14. SNPNAC – 0,13% – 197 voix.