2025, le quotidien des policiers…

Des interventions de plus en plus dangereuses

Au fil de l’année 2025, le quotidien des policiers s’est considérablement durci. Les faits récents illustrent la violence à laquelle sont confrontés les agents sur le terrain : le 10 novembre à Bourges, un policier de la BAC a été pris pour cible et blessé par balle lors d’une intervention sur un cambriolage. Quelques semaines plus tard, le 3 décembre à Castres, dans le quartier de Lameilhé, deux policiers ont été blessés à la tête et un troisième au torse, visés par des tirs provenant d’un véhicule en fuite. Le même jour à Marseille, dans le quartier de la Castellane, trois policiers de la BAC ont été violemment agressés alors qu’ils procédaient à l’interpellation d’un individu. Ces exemples, loin d’être isolés, témoignent d’une multiplication des actes de violence envers les forces de l’ordre.

Chaque jour, ce sont en moyenne dix-huit policiers qui sont blessés sur le territoire, soit plus de 6 000 agents victimes de violences chaque année du fait d’une tierce personne.

Une situation alarmante et une prise de conscience tardive

Les récentes déclarations publiques évoquant le risque de « mexicanisation » de notre pays et la prise de conscience de certains responsables apparaissent malheureusement bien tardives. Les quartiers sont profondément affectés par les trafics, les villes submergées par les stupéfiants, et les campagnes désormais touchées, au grand désarroi des habitants.

Depuis des décennies, les forces de sécurité, qu’il s’agisse des enquêteurs ou du personnel de terrain, luttent sans relâche contre ces fléaux. Acteurs de première ligne, ils observent impuissants la montée de l’insécurité et la dégradation de la situation, tout en tentant d’alerter les décideurs, souvent en vain. Il est frappant de constater que, malgré les déclarations alarmantes de magistrats spécialisés dans la criminalité organisée, certaines personnalités influentes préfèrent taire la réalité. Elles diffusent un message erroné selon lequel notre société ne serait traversée que par un « sentiment d’insécurité », niant ainsi l’évidence de la situation actuelle.

Une criminalité qui s’inspire des pires modèles

La France n’est plus simplement menacée de « mexicanisation » : elle présente déjà tous les signes caractéristiques de ce phénomène, tels que la corruption, les intimidations et les exécutions. La situation empire chaque jour, les délinquants n’hésitant plus, depuis quelques années, à s’en prendre physiquement aux forces de l’ordre, quelles qu’en soient les conséquences. Ils n’hésitent plus à ouvrir le feu sur la police lorsque celle-ci intervient sur ce qu’ils considèrent être leur territoire ou qu’elle perturbe leurs activités.

Des moyens insuffisants face à la montée de la violence

Face à cette délinquance assumée et à cette criminalité débridée, les forces de l’ordre semblent démunies. Les outils réglementaires et législatifs actuels ne permettent plus d’imposer l’autorité nécessaire pour reconquérir les territoires tombés aux mains des narcotrafiquants. Cette impuissance est d’autant plus grande que les modes d’action des policiers sont systématiquement contestés, les agents suspectés et mis en cause, et leur autorité remise en question.

Un appel à la protection des forces de l’ordre

Face à l’essor du narcotrafic, la France semble s’approcher dangereusement des dérives criminelles observées dans certains pays d’Amérique latine tels que la Colombie, le Mexique ou encore le Brésil. Il est donc impératif, pour éviter de compter quotidiennement des morts dans les rangs de la police comme on compte aujourd’hui les blessés, de mieux protéger les forces de l’ordre. C’est un appel solennel qui est lancé aux législateurs et à l’exécutif, afin de donner aux policiers et aux gendarmes les moyens d’affronter des individus prêts à tout.