




Janvier 2026
Toutes nos pensées accompagnent sa famille et ses proches dans cette terrible épreuve.
C’est le troisième suicide survenu en moins d’un mois. Il est manifeste que les dispositifs créés pour prévenir le suicide au sein de la police sont insuffisants ou ne sont pas appliqués dans les différents services, rendant difficile l’amélioration du bien-être des agents et la prévention de telles tragédies.




Nous avons appris avec tristesse le suicide d’un collègue policier ce week-end. Il aurait mis fin à ses jours avec son arme de service ce samedi, dans les locaux de la police aux frontières du 10ᵉ arrondissement de Paris où il travaillait. Une enquête a été ouverte. Nos pensées vont à sa famille et à ses proches. Ce type de drame touche particulièrement notre profession ; il devrait être traité comme une priorité, et il est essentiel d’identifier les causes du mal-être qui affecte les agents afin de pouvoir y remédier efficacement.
Il est essentiel que l’accompagnement psychologique des forces de l’ordre soit renforcé, afin de prévenir de nouveaux drames et d’offrir un soutien adapté à ceux qui en éprouvent le besoin. La reconnaissance du travail difficile des agents, ainsi qu’une écoute attentive de leurs difficultés, doivent être placées au cœur des préoccupations institutionnelles, pour garantir à chacun le respect et la considération qu’il mérite.



À l’approche de la nouvelle année, nous pensons particulièrement à tous les agents du service public qui travaillent cette nuit et sont trop souvent sous-estimés. Parmi eux figurent le personnel de santé, les sapeurs-pompiers, les gendarmes et policiers, ainsi que d’autres travailleurs essentiels comme ceux des collectivités territoriales, qui auront la lourde tâche de remettre nos rues en ordre après les méfaits de la nuit. Leur statut est régulièrement remis en question tant par l’exécutif que par le Sénat, qui suggèrent tour à tour de reporter l’âge de départ à la retraite, d’augmenter le nombre de jours de carence ou encore de maintenir la perte de salaire lors des arrêts maladie. Ces décisions négligent la spécificité de leur fonction et ne prennent pas en compte les contraintes et obligations auxquelles ils font face, notamment lors des fêtes où ils continuent de veiller sur la population.
Nous espérons que 2026 ne soit pas un mauvais remake de l’année 2025 qui a été pour les agents de la fonction publique la preuve d’un profond mépris et celle d’une profonde méconnaissance de nos missions.
