Le nouveau ministre de l’intérieur Christophe Castaner a-t-il critiqué l’arrestation d’individus ayant diffusé des tracts menaçant le directeur central du renseignement intérieur en 2009 ?

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Le nouveau ministre de l’intérieur Christophe Castaner a-t-il critiqué l’arrestation d’individus ayant diffusé des tracts menaçant le directeur central du renseignement intérieur en 2009 ?

Selon un article rédigé en 2009, Christophe Castaner alors maire de Forcalquier, aurait critiqué l’arrestation dans sa commune de quatre membres d’un comité contre l’antiterrorisme en lien avec le groupe de Tarnac, qualifié à l’époque d’organisation terroriste.

Le premier ministre Edouard Philippe doit procéder aux investigations utiles pour vérifier l’authenticité de cette information à l’heure où les fake news pullulent sur la toile.

Si monsieur Castaner a bien tenu ces propos à l’époque, une telle prise de position serait un obstacle majeur à un exercice serein de ses nouvelles fonctions ministérielles au sein de notre maison.

France Police – Policiers en colère attend une réponse rapide du gouvernement afin de lever les inquiétudes de nos collègues.

Notre organisation syndicale présente ses plus sincères condoléances à la famille, aux proches ainsi qu’aux collègues de Marlène Castang

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Mortellement fauchée alors qu’elle intervenait pour sécuriser les lieux d’un accident routier à Albi, cette maman laisse derrière elle, deux filles âgées de 19 et 21 ans.

Ce drame met une nouvelle fois en lumière la dangerosité des missions de la police secours.

Les fonctionnaires répondant aux appels 17 sont incontestablement les plus exposés de la profession.

Pourtant, ces policiers-généralistes sont le plus souvent dénigrés par la haute hiérarchie policière et leurs qualités rarement reconnues.

Quand la presse tente de discréditer la contestation policière hors cadre syndical..

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Le magazine hebdomadaire Le Point a publié vendredi un article qui aurait trouvé toute sa place dans la Pravda sous l’ère de feu Nikita Khrouchtchev.

Maniant à la perfection l’art de la désinformation et de la propagande dans un savant dosage dont le secret reste bien gardé à l’Est de l’Oural, un artiste de la feuille de chou se livre, au scalpel, à un véritable réquisitoire contre les deux leaders de la MPC.

Objectif ? Décrédibiliser la contestation policière s’exprimant en dehors du sacro-saint cadre syndical depuis 2016 et ramener les brebis égarées aux loups des grandes centrales syndicales.

Les élections professionnelles approchent et tous les coups sont permis, y compris s’en prendre à des collègues qui risquent leur carrière juste pour essayer d’améliorer la vie des policiers.

Et si ces collègues prennent le risque d’aller grossir les files d’attente devant une agence de pôle emploi, c’est uniquement pour palier les carences (et le mot est faible) de notre syndicalisme putride. N’en déplaise au sbire agissant sous couvert de sa carte de presse..

La police nationale recrute : venez servir de punching-ball dans les cités !

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Dans la soirée du 9 mai 2009, une patrouille de trois policiers est attaquée par plusieurs dizaines de racailles à Villiers-le-Bel dans le quartier de la Cerisaie.

Des projectiles sont lancés sur les collègues. Les auteurs agressent physiquement les fonctionnaires de police en leur portant des coups.

Pour protéger son intégrité physique et sa vie, l’un de nos collègues fait usage d’un flash-ball en état de légitime défense. Deux individus sont blessés par les projectiles.

Le procureur a précisé lors de l’audience à propos de notre collègue : « il était encerclé, il ne pouvait pas fuir, il n’a pas sorti une arme létale ».

On devrait donc décorer ou, à minima, féliciter le collègue qui a plutôt bien fait son travail, non ?

Pas du tout ! Dix ans après les faits, le tribunal correctionnel a condamné jeudi le collègue à 3 mois de prison avec sursis pour violences aggravées !

Le tribunal estime « avoir tenu compte des circonstances dans lesquelles les faits se sont produits ». Heureusement ! si non, le collègue aurait sans doute frôlé la peine capitale..

L’un des blessés, qui était également poursuivi pour des violences contre les policiers, a été naturellement relaxé par le tribunal correctionnel « au bénéfice du doute ».

Cette décision de justice démontre toute la problématique du policier lorsqu’il est victime de violences.

Soit il se laisse agresser sans réagir comme à Viry-Châtillon où les collègues ont été brûlés vifs dans leur voiture de service sans riposter.

Soit le policier riposte et se défend. Mais même lorsqu’il utilise des armes non létales en légitime défense, si l’un des agresseurs est malencontreusement blessé, le policier se retrouve broyé par la machine judiciaire et inévitablement condamné.

En lisant entre les lignes, on comprend que pour éviter la condamnation judiciaire, le policier aurait dû se laisser lyncher sans réagir par la précieuse vermine qui s’est évaporée dans la nature.

La police nationale recrute ! Venez servir de punching-ball dans les cités. Mais attention, si l’un des jeunes se blesse en vous cognant dessus, c’est le sac de frappe qui sera accusé de violences et condamné.. On vous paye pour ça.. Merci patron !

Les affaires Théo et Adama Traoré ayant fait pschitt, le rappeur MHD diffuse une vidéo supposée montrer une bavure policière

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Son frère et un second individu ont été interpellés jeudi soir à Paris 19 dans le cadre d’une opération ciblée et coordonnée de lutte contre le trafic de stupéfiants menée dans le quartier.

Contrairement à ce qu’affirme MHD, la vidéo montre clairement que l’individu n’obtempère pas aux injonctions des fonctionnaires police et qu’il excite le chien en s’agitant et en faisant des gestes menaçants avec un objet dans la main.

Le chien est incontestablement muselé lorsqu’il va au contact du mis en cause. Cette charge ne présente en conséquence aucun danger. Pourtant l’individu porte des coups violents au chien policier muselé qui est totalement inoffensif.

Nos collègues tente alors de l’interpeller mais l’individu résiste et se rebelle.
Selon MHD « voilà comment la police traite les jeunes dans nos quartiers (… ) Se mettre à huit sur une personne sans défense ».

Que doit-on comprendre par l’expression « dans nos quartiers » ?

Le rappeur veut-il paraphraser l’ex-premier ministre Valls qui avait parlé d’un « apartheid territorial, social, ethnique » ?

Veut-il reprendre à son compte les propos de l’ancien ministre socialiste de la ville Patrick Kanner qui avait évoqué « une centaine de Molenbeek en France » ?

MHD se sent-il l’un des caïds de ce que Gérard Collomb a qualifié de « quartiers qui se paupérisent, se ghettoïsent » ?

« On vit côte à côte, je crains que demain on vive face à face. Nous sommes en face de problèmes immenses » avait poursuivi l’ex-locataire de l’hôtel de Beauvau.

Dans quel camp se place MHD ?

Il faudrait peut-être lui expliquer qu’en République, aucun groupe ne peut prétendre avoir le monopole d’un quartier. L’Etat de droit s’applique partout, y compris dans sa cité (en l’espèce le 19e arrondissement – Anne Hidalgo appréciera..).

Si la police était présente ce soir là et a contrôlé son frère, c’est précisément pour lutter contre le cancer du trafic de drogue qui gangrène notre nation, empoisonne sa population et enrichit des gangs de narcotrafiquants qui finiront pas prendre le contrôle de l’Etat. N’en déplaise à MHD.

Pour se faire de la publicité, soit les rappeurs appellent au meurtre des policiers soit ils se positionnent comme victimes de bavures policières. Que deviendraient-ils sans la police pour faire leur promo ?

Suicide d’un adjoint de sécurité au commissariat central de Lille : à quand un plan Marshall pour combattre contre ce fléau ?

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Alors que le racket obsessionnel des automobilistes est en marche pour prétendument sauver des vies sur la route, que font les pouvoirs publics pour préserver la vie des policiers ?

Le taux de suicide chez les policiers est de 36 % supérieur à celui de la population générale.

Selon l’administration, les policiers se donnent la mort pour des raisons privées et non professionnelles.

Il serait intéressant de connaître le taux de suicide chez les politiciens.

Très généreusement rémunéré, nourri de mets raffinés, exerçant son activité dans les fastueux palais de la République, son intégrité physique et sa sécurité juridique surprotégées, retraites en forme de parachute doré, le politicien ne connait pas la crise.

Cela contraste avec la vie du policier, payé au lance-pierre et accueilli avec des pierres dans les cités, nourri aux ogm, travaillant dans des locaux insalubres au contact de toute la lie de la société, risquant sa vie ou sa liberté à chaque instant, critiqué et montré du doigt en permanence, écrasé par sa hiérarchie.

S’il est interdit de faire du politicien bashing, le flic bashing est devenue quant à elle, une pratique nationale à laquelle tout le monde s’adonne à cœur joie (où il y a de la gêne, il n’y a pas de plaisir).

Si nos 25 collègues s’étant donnés la mort depuis le 1er janvier avaient été parlementaires au palais du Luxembourg ou au palais Bourbon et non flics, se seraient-ils tous flingués ?

Le métier (et ses retentissements sur notre vie privée) est l’unique raison d’une surexposition au risque de suicide dans notre profession.

Au lieu de réclamer des effectifs pour remplacer les collègues qui se flinguent ou qui sont mis en examen, il faudrait déjà commencer par s’occuper du bien être des fonctionnaires en place.

Le cas Gérard Collomb résume toute la problématique. Dans son discours de départ, l’ex-ministre a clairement décrit l’état de délabrement de notre Nation en matière de sécurité et de fractures.

Gérard Collomb savait donc la vérité. S’il connait cette vérité là, il ne peut ignorer la vérité sur ce qu’est devenu le métier de policier.

Pourtant son choix, comme celui de ses prédécesseurs, a été de ne rien faire, si ce n’est carrière.

La petite phrase sur la police apaisée est donc bien pure démagogie..

Tentative d’attentat déjouée à Villepinte : des policiers auraient pu être tués

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Le 30 juin dernier, un couple belge d’origine iranienne a été interpellé en possession de 500 grammes de TATP en région bruxelloise.

L’enquête a permis de mettre en échec un projet d’attentat devant être commis à Villepinte contre un rassemblement du CNRI (mouvement d’opposition au régime des Mollahs).

Un diplomate iranien en poste à Vienne a été arrêté en Allemagne ainsi qu’un quatrième suspect en France durant l’été.

En lien avec l’attentat avorté, mardi matin, nos services ont mené une vaste opération anti-terroriste à Grande-Synthe dans le Nord au Centre Zahra France, une association musulmane chiite fondée en 2005.

Dans le viseur des services préfectoraux, cette association affirmant avoir un caractère social, familial et religieux se livre régulièrement à l’apologie des mouvements terroristes Hamas palestinien et Hezbollah libanais.

Des armes et des documents ont été saisis lors de la perquisition. Un individu devrait être jugé en comparution immédiate aujourd’hui même.

Cette tentative d’attentat commanditée par le régime de Téhéran est d’une extrême gravité et met en jeu notre sécurité nationale.

De l’attentat ciblé contre des opposants politiques au terrorisme aveugle d’opportunité, il n’y a qu’un pas, déjà franchi par l’Iran notamment en 1986 rue de Rennes à Paris (7 morts – 55 blessés).

La réponse du Quai d’Orsay à cette tentative d’attentat sur notre sol n’est absolument pas à la hauteur.

Le silence assourdissant des médias en dit long sur l’embarras de nos politiciens, désireux de faire du commerce avec l’une des pires dictatures religieuses du globe.

Sur la forme, la France ne doit pas se montrer forte lorsqu’il s’agit du terrorisme sunnite et faible s’agissant du terrorisme chiite. Sur le fond, notre nation reste très fragile face au terrorisme d’où qu’il vienne, la faute à nos politiciens.

Si l’attentat n’avait pas été déjoué, nos collègues forcément présents à Villepinte pour encadrer ou surveiller le rassemblement des Moudjahidines du peuple auraient été, eux aussi, blessés ou tués par l’explosion.