Suicides dans la fonction publique : l’hécatombe ! Après qu’un 54ème policier se soit donné la mort lundi à Nantes, l’Education Nationale communiquait pour la première fois un chiffre officiel ; 58 suicides sur l’année scolaire 2018 – 2019 et déjà 11 morts depuis la rentrée en septembre

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Combien de suicides au sein de la classe politique française ? Peut-on imaginer Mélenchon ou Le Pen se suicider ? Eux qui vivent sous les ors de la République grâce aux voix des pauvres gens.. Eux qui empochent des fortunes pendant que leurs électeurs crèvent de faim..

Peux-t-on imaginer les grands dirigeants du CAC 40 se suicider ? Eux qui viennent de se verser des salaires records avec une moyenne de 5,77 millions d’euros soit 277 Smic pendant que la Macronie paye les heures supplémentaires des policiers à 12 euros de l’heure ..

Non ! Ceux qui se flinguent, ce sont les serviteurs de l’Etat ! Les vrais, pas les profiteurs.. Les oubliés, les petits, les sans-grades. Ceux qui sont juste là pour produire et payer des taxes. Ceux qui n’ont même plus le droit de partir à la retraire à un âge décent avec une pension décente. Ceux qui ont été trahis par les politiciens et par leurs propres syndicats, censés les défendre.

Rien que dans la fonction publique, les syndicats coûteraient 1 milliard d’euros aux contribuables selon deux rapports établis conjointement par le CGEFi, l’IGA, l’IGAS et l’IGAENR.

Que ce soit dans la fonction publique d’Etat ou dans les fonctions publiques territoriales et hospitalières, la vague de suicides qui frappe l’ensemble des agents de l’Etat en dit long sur l’état de déliquescence de notre Nation.

Si nous sommes avant tout un syndicat corporatiste, ce que nous assumons parfaitement, France Police – Policiers en colère se dit solidaire de l’ensemble des fonctionnaires qui souffrent tout comme nous, policiers. Une convergence des luttes sera, à un moment donné, indispensable si l’on veut inverser la tendance.

Si les incendies de l’école des Tamaris à Béziers ou du chapiteau culturel de Chanteloup-les-vignes avaient été l’oeuvre des Gilets jaunes, le gouvernement aurait déployé l’armée dans les rues. S’agissant de gangs de narcotrafiquants, le premier ministre Edouard Philippe minimise les faits en parlant d’une petite bande d’imbéciles et d’irresponsables..

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Les pouvoirs publics baissent une nouvelle fois la culotte face aux dealers. Ne nous y trompons pas. Ce sont bien les réseaux mafieux ayant pris le contrôle des banlieues qui commanditent ces actes de guerre contre la République pour assoir leur domination territoriale.

Et quelles sont les réponses de la Macronie ? Déverser sur les banlieues des milliards d’euros qui finiront dans les poches des grands frères et autres caïds tout en interdisant la fessée pour toujours plus de laxisme.

Il est tellement plus facile d’utiliser les policiers pour arroser les manifestants du samedi à coups de LBD 40 et de GLI F4 que d’aller rétablir l’ordre public dans les cités.

Aujourd’hui, la seule possibilité d’enrayer le trafic de stupéfiants et de porter un coup réel aux gangs de narcotrafiquants, c’est la légalisation.

A tous les moralistes qui ne manqueront pas d’être choqués qu’un syndicat de police puisse prôner la légalisation du cannabis, France Police – Policiers en colère rappelle que dans les faits, cette légalisation a déjà eu lieu depuis bien longtemps.

Les consommateurs, y compris d’héroïne et de cocaïne ne sont plus poursuivis pénalement, tandis que les dealers de cannabis jouissent d’une impunité judiciaire totale et absolue.

Dans ce contexte, pourquoi laisser l’économie du trafic de drogues sous la coupe des gangs alors que l’Etat pourrait empocher le pactole ? Peut-être pour faire plaisir à une clientèle électorale ?

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Hausse du prix du tabac : le joli cadeau de Noël du gouvernement fait aux trafiquants

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Bientôt presque aussi rentable que le deal de stupéfiants, le trafic de cigarettes devient endémique et alimente une économie parallèle qui échappe totalement au contrôle et aux finances de l’Etat.

Les chiffres à la baisse affichés en matière de consommation de tabac par le ministère de la santé sont un leurre. Si les ventes de cigarettes sur le marché légal sont effectivement en baisse, les transactions sur le marché clandestin explosent.

Bilan ? On fait couler les buralistes, on enrichit les trafiquants et on expose les fumeurs à un risque de santé supplémentaire avec du tabac de contrebande encore plus nocif.

La hausse du prix du paquet de cigarettes ne fait pas réellement baisser le nombre de fumeurs, c’est faux. Cette énième augmentation aura pour unique effet de céder des parts de marché supplémentaires aux groupes criminels impliqués dans le trafic.

La politique délétère menée par la Macronie au nom de la santé publique permet l’émergence et la pérennisation en France d’un trafic ayant donné naissance à la Camorra napolitaine.

Sous-estimer les conséquences à long terme du trafic de cigarettes est une faute morale et politique. Nous en subirons inéluctablement les conséquences sécuritaires prochainement.

L’exécutif ferait mieux d’inciter la sécurité sociale à prendre en charge une partie du coût de la cigarette électronique qui reste l’une des meilleures aides pour arrêter de fumer..

Heures supplémentaires : le cadeau de Noël empoisonné de Christophe Castaner aux policiers cocufiés..

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Aller jouer de l’accordéon dans le métropolitain ou nettoyer des pare-brises aux feux tricolores aurait sûrement rapporté davantage sur le plan financier aux policiers plutôt que d’accumuler des heures supplémentaires durant la crise des Gilets jaunes.

12,47 euros bruts de l’heure, c’est le montant que vaut selon le ministère de l’Intérieur une heure de travail au sein des forces de l’ordre à respirer des produits toxiques, à se faire insulter et à se faire agresser pour finalement finir à l’IGPN..

A ce tarif, beaucoup de collègues refusent le paiement et veulent récupérer les fameuses heures supplémentaires en congés sauf que.. Le roi ne le veut pas !

La récupération non maîtrisée des services supplémentaires aurait, selon les termes du directeur Morvan dans sa note n°19.3832D du 15 octobre, un impact négatif sur l’organisation des services. Au boulot les gars !

Du coup, le couperet est tombé ! Toutes les heures supplémentaires accumulées au-delà de 160 heures seront payées d’office dans la limite de 5.000 euros !

Bilan ? Certains collègues vont sauter une tranche et payer davantage d’impôt sur le revenu tandis que d’autres vont perdre des prestations sociales pour cause du dépassement du plafond familiale.. Tout ça pour toucher quelques miettes..

Autre scandale, le tarif UNIQUE de l’heure supplémentaire proche du taux horaire du SMIC (10,03 euros bruts / heure) ! C’est comme si chez Air France, les heures supplémentaires d’un commandant de bord ou d’un chef de cabine étaient payées au même tarif que celles d’un steward stagiaire !

Mais il aura peut-être échappé à l’Administration qu’au sein de la police nationale, les personnels ne gagnent pas tous la même chose comme sous Staline..

Une nouvelle fois, les policiers sont cocufiés avec la bénédiction des syndicats de police ayant signé l’infâme protocole d’accord du 19 décembre 2018..

Malgré les moyens technologiques extraordinaires dont dispose l’armée américaine, c’est bien un chien qui a mis un point final à la traque du chef de l’Etat islamique

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L’opération « Kayla » menée contre Abou Bakr Al-Baghdadi démontre plus que jamais le rôle déterminant de l’homme et de son animal dans des opérations, qu’elles soient militaires ou policières.

Alors que l’efficacité des chiens policiers n’est plus à démontrer, le ministère de l’Intérieur français n’a jamais mis les crédits sur la table pour développer réellement l’activité cynophile au sein de la police nationale.

Pire, les collègues des brigades cynophiles sont contraints parfois de lancer des appels aux dons pour garantir une retraite à leurs chiens policiers, faute de prise en compte de la part de l’administration de la question du bien-être de l’animal retraité.

Le syndicat France Police – Policiers en colère rappelle son attachement aux équipes cynophiles. Recherche d’explosifs, de stupéfiants et de billets de banques.. Odorologie pour l’identification de suspects. Recherche de personnes disparues.. Même si elles peuvent être complémentaires, les nouvelles avancées techniques et scientifiques ne pourront jamais remplacer le travail d’un chien policier et de son maître.

Force et honneur !

Emeutes et guet-apens en banlieues : où sont les politiciens pour condamner les violences contre les policiers ? Où est le fameux Karcher promis depuis 2005 ?

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Les guet-apens contre nos collègues en banlieue s’enchainent jour après jour dans l’indifférence générale.

Etampes, Emerainville, Champigny-sur-Marne, Mantes-le-Jolie.. A chaque soir, son petit guet-apens. Et toujours le même mode opératoire..

Les émeutiers mettent le feu à du mobilier urbain ou à des véhicules pour attirer pompiers et policiers sur site. Et une fois sur place, soldats du feu et forces de l’ordre se retrouvent en zone de guerre.

Projectiles de toutes sortes, cocktails Molotov, tirs tendus de feux d’artifice, engins explosifs improvisés.. Tout est bon pour tenter de blesser gravement ou de tuer les fonctionnaires intervenants.

Au nom du respect de l’ordre public, des Gilets jaunes aux pompiers en colère, le gouvernement réprime systématiquement les manifestants hostiles à sa politique. Mais lorsqu’il s’agit d’insurrections en banlieue, c’est silence radio..

En Métropole, 600 quartiers ont fait sécession. La République n’y exerce plus d’influence. Tout le monde le sait mais personne ne fait rien parce que les dealers sont avant tout des acteurs économiques.

L’argent n’a pas d’odeur.. Le cimentier français Lafarge, mis en examen pour complicité de crimes contre l’humanité pour avoir financé Daesh aux fins de maintenir son activité en Syrie, en est le meilleur exemple..

Touché par une grenade de désencerclement lors de la manifestation des pompiers en colère à Paris le 15 octobre dernier, l’adjudant-chef Jean Grébille va très probablement perdre définitivement son oeil droit

pompiers gendarmes affrontement

Le nom de ce soldat du feu va sans doute s’ajouter à une liste déjà longue de personnes mutilées ces derniers mois lors de manifestations à caractère social ou politique.

Le 8 avril dernier, le colonel de gendarmerie Michaël Di Méo avait dénoncé des violences policières commises par des CRS sur des Gilets jaunes. Ironie de l’histoire, ce sont les gendarmes mobiles et non les CRS qui ont fait usage des grenades et mutilé ce pompier en fonction au SDIS 21.

Faire le procès de nos amis gendarmes dans cette affaire serait tout aussi absurde que d’accuser les policiers de bavures. Si les forces de l’ordre font usage des LBD et des grenades contre les manifestants, c’est uniquement parce qu’ils en reçoivent l’ordre des Préfets qui appliquent les directives du ministre de l’Intérieur.

Ce pompier était venu à Paris pour défendre ses conditions de travail. Bilan ? Il rentre chez lui en Bourgogne avec un oeil en moins. Est-ce normal ?

Nous attendons avec impatience que le colonel Di Méo s’exprime sur le maintien de l’ordre du 15 octobre dernier à Paris.. Mais il est sans doute plus facile pour lui d’accuser les flics de violences policières plutôt que de critiquer le gouvernement pour sa gestion des maintiens de l’ordre.. Carrière oblige..

Un pays qui mutile ses propres pompiers est une Nation gravement malade. Le syndicat France Police – Policiers en colère apporte tout son soutien à l’adjudant-chef Jean Grébille. Ne tombons pas dans le piège de la division. Policiers nationaux, pompiers, gendarmes, surveillants pénitentiaires, policiers municipaux.. Nous sommes tous dans la même galère et tous en colère !

Force et honneur !