Procès Merah : lettre ouverte à Madame La Garde des Sceaux

merah dupond moretti

Madame La Garde des Sceaux,

Dans le procès d’Abdelkader Merah, la Cour d’assises spéciale de Paris a rendu son verdict. A la faveur du jeu des remises de peine, le cerveau présumé de la vague d’attentats terroristes de 2006 peut légitimement espérer une libération d’ici une dizaine d’années.

Le Parquet Général a immédiatement fait appel de cette décision de Justice considérée comme particulièrement choquante par bon nombre de nos concitoyens.

Si messieurs Merah et Malki bénéficient aujourd’hui d’une décision de justice dénoncée par des familles de victimes elles-mêmes, c’est uniquement parce que ces individus ont évité d’affronter un jury populaire.

La Cour d’assises spéciale est aujourd’hui devenue un atout évident pour les terroristes qui évitent ainsi de répondre de leurs actes devant un Jury populaire. Faire face à des magistrats professionnels est la garantie d’une Justice plus exigeante en matière de preuves où l’intime conviction n’a pratiquement plus sa place.

De surcroît, cette juridiction spéciale a été affaiblie par le législateur en 2017. En effet, sa composition est passée de six assesseurs à quatre en premier ressort et de huit à six en appel. Moins de Magistrats pour toujours plus d’affaires..

Maître Dupond-Moretti s’est dit honoré de défendre le prévenu Merah. Si ses déclarations s’inscrivent parfaitement dans la théâtralité du procès pénal, une Cour d’assises spéciale ne doit pas tourner à la farce, aussi talentueux les comédiens soient-ils.

Aux côtés des familles des victimes, France Police ne peut que s’attrister des idées burlesques de la Défense.

« On est trop naïf en France, il faut qu’on se réveille pour protéger notre pays, pour protéger nos enfants » a estimé la mère de Imad Ibn Ziaten.

C’est dans ce contexte particulier que France Police vous interpelle Madame La Garde des Sceaux et vous demande d’envisager une modification de la loi. Deux pistes nous paraissent aujourd’hui incontournables pour réconcilier les Français avec la Justice rendue en leur Nom.

Premièrement, en finir avec le système de confusion de peines et opter pour le système de cumul de peines.

Deuxièmement, supprimer les Cours d’assises spéciales et renvoyer les terroristes devant un Jury populaire.

Convaincu de l’attention que vous porterez à nos revendications, recevez, Madame La Garde des Sceaux, l’expression de mon profond respect.

Michel Thooris, secrétaire général de France Police

Procès Merah : lettre ouverte à Madame La Garde des Sceaux

merah dupond moretti

Madame La Garde des Sceaux,

Dans le procès d’Abdelkader Merah, la Cour d’assises spéciale de Paris a rendu son verdict. A la faveur du jeu des remises de peine, le cerveau présumé de la vague d’attentats terroristes de 2006 peut légitimement espérer une libération d’ici une dizaine d’années.

Le Parquet Général a immédiatement fait appel de cette décision de Justice considérée comme particulièrement choquante par bon nombre de nos concitoyens.

Si messieurs Merah et Malki bénéficient aujourd’hui d’une décision de justice dénoncée par des familles de victimes elles-mêmes, c’est uniquement parce que ces individus ont évité d’affronter un jury populaire.

La Cour d’assises spéciale est aujourd’hui devenue un atout évident pour les terroristes qui évitent ainsi de répondre de leurs actes devant un Jury populaire. Faire face à des magistrats professionnels est la garantie d’une Justice plus exigeante en matière de preuves où l’intime conviction n’a pratiquement plus sa place.

De surcroît, cette juridiction spéciale a été affaiblie par le législateur en 2017. En effet, sa composition est passée de six assesseurs à quatre en premier ressort et de huit à six en appel. Moins de Magistrats pour toujours plus d’affaires..

Maître Dupond-Moretti s’est dit honoré de défendre le prévenu Merah. Si ses déclarations s’inscrivent parfaitement dans la théâtralité du procès pénal, une Cour d’assises spéciale ne doit pas tourner à la farce, aussi talentueux les comédiens soient-ils.

Aux côtés des familles des victimes, France Police ne peut que s’attrister des idées burlesques de la Défense.

« On est trop naïf en France, il faut qu’on se réveille pour protéger notre pays, pour protéger nos enfants » a estimé la mère de Imad Ibn Ziaten.

C’est dans ce contexte particulier que France Police vous interpelle Madame La Garde des Sceaux et vous demande d’envisager une modification de la loi. Deux pistes nous paraissent aujourd’hui incontournables pour réconcilier les Français avec la Justice rendue en leur Nom.

Premièrement, en finir avec le système de confusion de peines et opter pour le système de cumul de peines.

Deuxièmement, supprimer les Cours d’assises spéciales et renvoyer les terroristes devant un Jury populaire.

Convaincu de l’attention que vous porterez à nos revendications, recevez, Madame La Garde des Sceaux, l’expression de mon profond respect.

Michel Thooris, secrétaire général de France Police

Après avoir détruit la police judiciaire, les pouvoirs publics inaugurent 32.500 m² de locaux neufs aux Batignolles

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Le 36 quai du Bastion remplace désormais le mythique 36 quai des Orfèvres.

Derrière la façade, il serait intéressant de faire un petit sondage auprès des personnels du 36.

Préfèreriez-vous continuer à travailler dans les locaux vétustes de l’Île de la Cité avec les règles de procédure pénale d’avant 1995 ?

Ou..

Préférez-vous vos nouvelles conditions de travail aux Batignolles avec les dernières réformes pénales ayant détruit l’investigation ?

En deux décennies, l’Union européenne a pulvérisé la police moderne qui s’était lentement construite depuis l’accession de Fouché au ministère de la police générale en 1799.

1° Destruction du renseignement par la mise sous tutelle judiciaire des relations entre le policier et sa source :

– Interdiction de rémunérer son indic en off.

– Interdiction d’exercer une forme de pression psychologique sur sa source.

– Création d’un fichier judiciaire des « balances » qui décourage la plupart des indics sérieux de coopérer avec les services enquêteurs.

– Rémunérations dérisoires des sources par la Justice.

2° Destruction des moyens d’investigation permettant la manifestation de la vérité :

– Temps de garde à vue essentiellement consacré à accorder toujours plus de droits aux mis en cause au détriment de la recherche de la vérité.

– Introduction de la présence de l’avocat dans la plupart des actes de procédure, y compris en flagrance, visant à étouffer la manifestation de la vérité.

– Droit de se taire devant les enquêteurs.

– Impossibilité de mettre un peu de pression psychologique lors des auditions sous peine d’être accusé de tortures.

– Destruction de la théâtralité de la garde à vue permettant la libération de la parole des mis en cause et la confession d’aveux.

– Multiplication d’actes destinés à vérifier la mise en oeuvre des droits du mis en cause entraînant des nullités de procédures à la pelle, y compris en matière criminelle.

– Encadrement de plus en plus strict des moyens de surveillance et de filature (balises, captation de sons et d’images).

3° Remise en cause systématique du travail des enquêteurs par des avocats et des associations accusant les services d’investigation d’extorquer l’aveu et de ne pas respecter les règles de procédure.

4° Désacralisation de la vérité contenue dans le procès-verbal. Plus besoin d’une inscription de faux pour contester la force probante des actes d’investigations relatés en procédure sur les PV.

La police judiciaire a été assassinée par la Cour Européenne des Droits de l’Homme. La fonction d’Officier de Police Judiciaire est dévalorisée.

L’entrée des collègues PJ du 36 dans les locaux des Batignolles ressemble plus à une mise en bière qu’à un renouveau de l’investigation.

Police de sécurité du quotidien : une coquille vide pour éviter d’aborder les vraies questions

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Vingt ans après la polprox de Lionel Jospin et deux décennies de politique de la Ville ayant ruiné le contribuable français, le président Macron reprend la sémantique de cette gauche bisounours évincée sur son bilan sécurité par les Français lors du premier tour de la présidentielle 2002.

La police brésilienne tisse-t-elle du lien social dans les Favelas avec les gangs de narcotrafiquants ?

Les forces de sécurité israéliennes mettent-elles en place des cellules de déradicalisation à Gaza ?

Nos collègues américains cherchent-ils à lutter contre les criminels sévissant à la Nouvelle-Orléans ou à Détroit en passant par des associations ?

Croire que réorganiser la police nationale aura un impact sur la sécurité des Français, c’est faire preuve d’une méconnaissance totale de la situation sécuritaire du pays.

La violence dans les quartiers a atteint un point de non-retour. Il n’y a plus de dialogue possible avec des individus qui veulent détruire la Nation. Les pouvoirs publics ont trop tardé à agir.

Désormais, pour rétablir un semblant d’ordre public, il faut s’inspirer des modèles sécuritaires mis en place par de grandes démocraties comme Israël, les Etats-Unis ou le Brésil.

Une approche sécuritaire particulièrement musclée associée au tout carcéral est la seule piste envisageable pour tenter de pacifier les banlieues.

Retour de la police de proximité : a-t-on repris Raqqa en jouant au foot avec les Djihadistes ?

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« Il y a une centaine de Molenbeek en France » affirmait le ministre de la Ville socialiste Patrick Kanner en mars 2016.

Dans nos quartiers, le trafic de stupéfiants est majoritairement contrôlé par des individus en lien avec l’Islam radical. Le trafic d’arme y est endémique. La violence perpétrée par la racaille, y compris contre les forces de police, n’a plus de limite.

Croire que la police nationale pourra reprendre à elle seule le contrôle de ces zones de guerre en y introduisant une dose de prévention est une chimère.

Lors des émeutes de 2005, nous avions demandé l’intervention de l’armée dans les banlieues pour rétablir l’ordre Républicain et dénoncé le caractère religieux de cette guérilla urbaine.

Les émeutes de 2005 n’ont jamais eu de caractère social. Elles étaient déjà le fruit d’un Islam radical politique et conquérant.

Or, les pouvoirs publics de l’époque ont préféré fermer les yeux et acheter la paix sociale en confiant les missions d’ordre public aux Imams à grands coups de subventions publiques.

Parallèlement, l’Etat a retiré les services de police des quartiers en interdisant aux patrouilles de pénétrer d’initiative dans les cités. Pas de vague..

Le bilan est aujourd’hui connu : des dizaines de milliers de Français radicalisés, prêts à mourir au nom de Daesch.

Si la police de proximité de Rudolph Giuliani a des atouts incontestables, elle n’est pas adaptée à des zones de guerre.

Comme tous les politiques, le président Macron tombe dans le piège d’aborder la question de la sécurité en passant par la case police. Or, le problème vient de la justice et de son incapacité à incarcérer durablement les criminels et les délinquants.

La ministre Florence Parly a estimé que si des Djihadistes – français – périssent à Raqqa « c’est tant mieux ».

De son côté, le président Hollande a reconnu avoir autorisé des exécutions ciblées de terroristes. Il s’agit accessoirement d’une condamnation administrative à la peine de mort.

La neutralisation d’individus dangereux semble ne poser aucun problème aux autorités françaises lorsque cela se déroule à l’étranger.

En revanche, lorsqu’il s’agit des mêmes individus sur le territoire français, il ne faut surtout pas les incarcérer et tenter de les réinsérer à tout prix. Deux poids, deux mesures..

Vouloir dialoguer et négocier avec des Djihadistes, des criminels et des dealers est une erreur. Ces individus sont en guerre contre notre Nation. On ne les combattra pas par de la prévention. Seule une réponse pénale très ferme réglera le problème. Le tout carcéral est la moins mauvaise des options.

Les Français paient des impôts depuis vingt ans pour la politique de la Ville. Résultats : des centaines de Molenbeek.

France Police écoutera avec attention le discours du président Macron cet après-midi et ne manquera pas de l’analyser.

Patrouille de police lourdement attaquée le 16 mai 2016 : les antifas écopent de peines dérisoires

16 mai 2016 police

Le code pénal ne prévoit-il pas une aggravation des sanctions lorsque des policiers sont visés ?

A la lecture du délibéré rendu ce matin au Palais de Justice de Paris, la question mérite d’être posée.

Mais pouvait-on s’attendre à un autre verdict dans cette affaire dès lors que les dès étaient pipés d’avance ?

Les faits commis par les antifas sont de nature criminelle et relèvent par conséquent d’une Cour d’Assise.

Or, ces faits ont été opportunément requalifiés en délits, évitant ainsi à leurs auteurs d’affronter un jury populaire.

Les pressions exercées sur la Justice, tout au long du procès par des groupuscules islamo-gauchistes, ont-elles eu un impact sur le verdict final ?

Quoi qu’il en soit, cette décision de Justice est un très mauvais signal envoyé à toutes les forces subversives du pays qui interprèteront ce verdict comme un permis d’agresser et de tuer du flic.

Les slogans entendus lors du procès et les écrits publiés sur les réseaux sociaux sont un excellent baromètre de l’état d’esprit de ces individus :

« Tout le monde déteste la police » (…) « Flics violeurs assassins » (…) « A la première, à la deuxième, à la troisième voiture brûlée, on aime tous les grillades de condé ».

Suite à l’extraordinaire clémence dont a fait preuve la Justice à leur égard, les antifas ont tenu à adresser un petit poème de remerciements à la Chancellerie en ces mots : « les tribunaux en feu, les juges au milieu ».

D’ailleurs le 21 septembre dernier, un petit feu de joie avait gentiment été allumé en solidarité avec les antifas injustement mis en cause par les méchants racistes qui sont partout.

Bilan : une gendarmerie calcinée à Grenoble. Trois fois rien..

En assistant à tel spectacle, France Police en viendrait presque à se ségolèniser.

Votre syndicat se sent prêt à céder aux tropismes de la gauche en appelant de ses voeux à un régime Castriste en France, celui-là même dont fait l’apologie madame Royal, la bonne maman de gauche.

Nul doute que feu l’ « ami » Fidel aurait su remettre – à sa façon – dans le droit chemin tous ces enfants égarés de la République..

La Justice en France est rendue au nom du Peuple. Le peuple se reconnaîtra-il dans ce verdit ?