Au dernier pointage, les forces de l’ordre ont procédé à 12,6 millions de contrôles et relevé 762.106 infractions, permettant au passage à l’Etat d’encaisser un joli pactole de 102 millions d’euros ! (Chiffres actualisés le 16/04/2020 à 17h00)

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Tolérance zéro pour la maman sortie faire ses courses de premières nécessité en oubliant son attestation mais impunité totale dans les cités où les pouvoirs publics sont incapables de faire respecter le confinement en raison de l’intifada permanente qui y règne.

Alors que nos collègues doivent faire face toutes les nuits à des émeutes sporadiques dans les banlieues, le gouvernement profite du Covid19 pour vider les prisons en toute discrétion, comme si nous n’avions pas déjà suffisamment de voyous en liberté..

Prés de 10.000 détenus dont 3.335 individus placés en détention provisoire ont été gracieusement libérés par la Macronie depuis le début de cette crise sanitaire.

Comme toujours, les braves gens vont subir de plein fouet les conséquences économiques et psychologiques de cette pandémie tandis que la vermine en tire profit.. On n’arrête pas le progrès..

En pleine pandémie de Covid19, alors que les pouvoirs publics font la promotion des gestes barrières, la salubrité dans les services de police se dégrade depuis que le confinement a été décrété comme en témoigne cette poubelle qui déborde à l’hôtel de police de Lille

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Des mouchoirs usagés potentiellement contaminés par le Covid19 laissés à l’air libre et jonchant le sol du commissariat de police de Lille pour cause de poubelle pleine qui déborde, c’est dans ces conditions sanitaires que les policiers de la sixième puissance mondiale doivent continuer à travailler durant cette crise sanitaire.

Après avoir vendu à nos collègues que les masques de protection ne servaient à rien, va-t-on nous expliquer que l’absence d’hygiène dans les services de police n’est pas un facteur d’augmentation du risque de contagion ?

Le syndicats de police vont-ils encore menacer le gouvernement avec le droit de retrait des policiers avant de retourner se coucher à la niche comme ils savent si bien le faire ?

Pour rappel aux incultes : les policiers n’ont pas de droit de retrait ! L’article L 4132-1 du code du travail stipule que le droit de retrait est exercé de telle manière qu’elle ne puisse créer pour autrui une nouvelle situation de danger grave et imminent.

L’interruption de la continuité de la mission de service public exercée par la police nationale se heurterait aux dispositions législatives sus-visées. Nous n’avons donc pas le droit de retrait au sein de la police nationale. C’est très clair.

En revanche, les policiers peuvent tomber malades comme cela arrive parfois au sein de tel ou tel service de police où presque la totalité des effectifs se trouve en position d’arrêt maladie en même temps..

Face à l’indécence des mensonges du gouvernement sur la prétendue inutilité des masques de protection pour les policiers et les gendarmes, ne versons pas dans la démagogie syndicale en menaçant l’exécutif avec une prétendue arme juridique qui est en réalité un pistolet à eau..

Traçage numérique « Stop covid » : habituer les Français à renoncer à leurs libertés fondamentales..

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Si le syndicat France Police – Policiers en colère ne veut en aucun cas minimiser la gravité de la pandémie liée au Covid19, il faut remettre le bilan dans son contexte.

A l’échelle mondiale, la grippe contamine chaque année environ 1 milliard d’individus. Les 3 à 5 millions de cas graves entrainent le décès de 290.000 à 650.000 personnes.

En France, annuellement, 2 à 8 millions de personnes contractent la grippe et 10.000 à 15.000 français en meurent.

A l’hiver 1918 / 1919, le virus H1N1 a tué entre 20 et 50 millions de personnes à travers le monde (grippe espagnole).

Pour l’heure, le bilan du covid19 en France frôlerait les 11.000 morts tandis qu’à l’échelle mondiale, la pandémie aurait fait 82.700 morts dans 192 pays.

S’il ne faut évidemment pas minimiser la gravité de cette pandémie de coronavirus, les chiffres indiquent que le Covid19 ne menace pas l’espèce humaine d’extinction. Dans ce contexte, les Français doivent-ils accepter de renoncer à toutes leurs libertés fondamentales ?

Le confinement est particulièrement attentatoire aux libertés collectives et individuelles, fondement de notre Etat de droit. Les Français se retrouvent dans la situation d’une personne condamnée, purgeant une peine de détention aménagée avec un bracelet électronique.

S’il s’agit là d’un mal nécessaire pour limiter la propagation de la pandémie, doit-on accepter d’être tracé, géolocalisé en temps réel ?

La position de notre syndicat France Police – Policiers en colère est claire : le confinement oui. Le tracking, non ! Profiter de cette crise sanitaire pour tenter d’habituer les Français à renoncer à toutes leurs libertés fondamentales est une faute morale et politique.

Plutôt que d’essayer de tracer la population, le gouvernement ferait mieux de fournir aux Français et aux policiers des masques, des gans, du désinfectant et des kits de dépistage covid19 en quantité suffisante..

Le syndicat France Police – Policiers en colère demande que les fonds issus des verbalisations Covid19 soient intégralement reversés aux budgets de l’hôpital public et des forces de l’ordre

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Lettre ouverte au Premier Ministre Edouard Philippe.

Monsieur le Premier Ministre,

Depuis la mise en place du confinement, mes collègues appliquent une politique de tolérance zéro et verbalisent systématiquement les contrevenants ne respectant pas les règles sanitaires édictées par votre gouvernement.

Si nous ne disposons pas des chiffres précis relativement au nombre d’infractions relevées, les revenus générés par les contraventions Covid19 vont être colossaux.

Vous connaissez l’état réel de l’hôpital public et des forces de l’ordre dans notre pays. La tiers-mondisation du service public est bien réelle et se fait un peu plus jour avec cette grave crise sanitaire.

C’est pourquoi le syndicat France Police – Policiers en colère vous demande de reverser l’intégralité des fonds générés par les contraventions Covid19 au budget de l’hôpital public et à celui des forces de l’ordre.

Je profite de cette correspondance pour vous rappeler que notre organisation syndicale revendique toujours le droit au port systématique du masque de protection pour les policiers et les gendarmes.

L’étude récente publiée par le magazine Science ne vous aura pas échappé. La possible transmission du coronavirus par l’air par aérosolisation du virus lors de la respiration doit vous inciter à revoir immédiatement votre stratégie de protection des forces de l’ordre.

En complément des indispensables masques, gans et produits désinfectants, des tests de dépistage sérologique Covid19 doivent être proposés sans délai à l’ensemble des policiers et des gendarmes.

Vous remerciant par avance, recevez, Monsieur Le Premier Ministre, l’expression de mes respectueuses salutations républicaines.

Michel Thooris, secrétaire général du syndicat France Police – Policiers en colère.

Démerdez-vous ! Fabriquez vos masques vous-mêmes ! Alors que le gouvernement a les moyens de produire des radars routiers à gogo, la Macronie est incapable de fournir des masques aux Français et aux policiers..

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Selon le magazine Science, le coronavirus serait finalement transmissible par l’air par aérosolisation du virus lors de la respiration. Les masques qui, selon le gouvernement ne servaient à rien, seraient finalement très utiles..

Incapable de fournir des masques aux Français, la Macronie encourage la population à les fabriquer soi-même.. Quid pour les policiers et les gendarmes pour lesquels le port du masque est toujours prohibé par la hiérarchie ?

S’il est confirmé que le COVID-19 est transmissible par l’air, les pouvoirs publics seront responsables d’avoir minimisé la gravité du mode de transmission et de ne pas avoir pris toutes les mesures nécessaires à la protection des professionnels de santé et des forces de l’ordre.

Plutôt que de faire son auto-critique sur sa responsabilité dans le fiasco sanitaire du Covid-19, par la voix du préfet Lallement, la Macronie accuse les malades d’être responsables de la pandémie !

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Alors que la hiérarchie interdit toujours aux policiers et aux gendarmes de porter des masques, un collègue major de police de Seine-et-Marne vient de perdre la vie, victime du Coronavirus.

Contrairement au ministre de l’Intérieur Castaner, les maires de France autorisent généralement les policiers municipaux à porter un masque de protection.

Accuser les malades luttant pour leur survie en réanimation d’être responsables de la pandémie est une faute morale et politique.

La Macronie ferait mieux de faire preuve de modestie surtout lorsque le gouvernement est incapable de fournir masques, gans, et respirateurs à ses fonctionnaires.

Un pays obligé d’utiliser des respirateurs vétérinaires pour palier les carences de l’hôpital public est une nation sur le déclin.

Insulter ceux qui meurent dans les salles de réanimation n’exonérera pas l’Etat de sa responsabilité.