Election présidentielle 2022 : contrairement au syndicat Alliance police nationale qui avait appelé à voter Macron, notre syndicat France Police – Policiers en colère ne donnera pas, comme à l’accoutumée, de consigne de vote à nos militants et sympathisants, explications.

Selon un sondage Elabe, 80 % des Français ne souhaitaient pas d’un second tour Macron / Le Pen. Bilan ? Ce dimanche, les électeurs se retrouvent avec exactement la même affiche qu’il y a 5 ans, preuve, si besoin en était, de l’état de sclérose de la vie politique française.

Le 10 avril dernier, 26,31% des inscrits ne sont pas allés voter lors du premier tour.

Abstentionniste comme 12.824.169 Français, Michel Onfray a justifié son choix en affirmant que les dès de l’élection présidentielle étaient pipés, fustigeant Le Pen et Macron qu’il qualifie, tout deux, de Maastrichtiens.

Au 12,8 millions d’abstentionnistes, s’ajoutent 543.609 citoyens ayant voté blanc au premier tour. Incontestablement, les abstentionnistes forment la première force politique en France. Mais cette force politique est purement virtuelle puisqu’elle ne compte pas, n’étant pas prise en compte dans le résultat final.

Nous avons connu la même chose lors des dernières élections professionnelles au sein du ministère de l’Intérieur en 2018. Non seulement l’abstention n’a pas été prise en compte mais pire, le vote blanc massif a légitimé ce scrutin social en faisant exploser le taux de participation pour le plus grand plaisir des syndicats de police macronistes, confortés dans leur hégémonie grâce au vote blanc.

« Cette élection n’a plus aucun sens, elle ne ressemble plus à rien » avait tempêté Jean Lassale qui s’en était pris ensuite aux médias, les accusant de pourrir la campagne présidentielle.

Depuis 5 ans, les médias et les instituts de sondage ont décidé d’imposer aux Français un second tour Macron – Le Pen, configuration idéale, assurant au chef de l’Etat sortant une réélection quasi certaine. Et bien qu’ultra-majoritairement les Français ne voulaient pas de cette affiche de second tour, l’Establishment a réussi à leur imposer. Chapeau bas.

Notre syndicat a communiqué ses grandes revendications en matière de sécurité dans le livre de notre secrétaire général Michel Thooris, ouvrage venant de paraître aux Editions de l’Histoire. Ce livre intitulé « Policières et policiers en colère » est disponible sur toutes les plateformes de vente en ligne et en rayon chez Cultura notamment.

La réélection programmée d’Emmanuel Macron dimanche prochain après une campagne quasi inexistante, opportunément effacée par le conflit russo-ukrainien ayant lui-même mis fin miraculeusement à la pandémie Covid, annonce cinq années de conflits sociaux sans précédent à venir.

Nos collègues vont se retrouver encore une fois en première ligne. L’ancien ministre de l’Intérieur Gérard Collomb avait dit craindre que demain on vive face à face. Malheureusement, la prophétie de l’ancien locataire de la place Beauvau (qui n’était de loin pas le plus mauvais), semble plus que jamais proche de se réaliser. Ce pays est au bord de l’implosion. Notre syndicat lance l’alerte depuis des années mais nous sommes manifestement inaudibles, réduits au silence par la bien-pensance.

Les classes moyennes, dont les policiers font partie, vont devoir passer à la caisse et payer la facture du « quoi qu’il en coûte ».

Parions que dans quelques semaines le litre de carburant à la pompe sera à 2,50 euros. Idem pour le pass vaccinal et les masques qui vont faire miraculeusement leur retour..

Pendant ce temps, c’est l’intifada dans les banlieues et les narco-terroristes prennent peu à peu le pouvoir. Mais tout va bien.. Nous avons une classe politique au top..

Pour conclure, notre syndicat n’a jamais donné de consigne de vote à une élection politique et n’en donnera jamais. Nos adhérents et nos sympathisants ont un cerveau, eux, et ils savent s’en servir. Nous n’avons pas à leur dire quoi faire s’agissant de politique politicienne.

S’abstenir, voter blanc, voter Le Pen ou voter Macron ? Les élections politiques en France, c’est comme le football.. A la fin, c’est les Allemands qui gagnent..

Lettre ouverte au Ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin lui demandant d’autoriser les policiers à aller voter lors du premier et du second tour de l’élection présidentielle 2022

Monsieur Le Ministre de l’Intérieur,

Suite à la mise en place du cycle horaire de 12H08 au sein de la police nationale, des milliers de policiers se trouvent dans l’impossibilité d’aller voter lors du premier et du second tour de l’élection présidentielle 2022.

La nouvelle vacation de 12h08 couvre la quasi totalité de la plage horaire d’ouverture des bureaux de vote.

Notre syndicat France Police – Policiers en colère a rencontré au niveau local les chefs de service pour négocier avec eux des facilités permettant à chaque fonctionnaire souhaitant voter d’être libéré le temps d’accomplir cet acte citoyen important dans la vie démocratique de notre nation.

Malheureusement, les directeurs rencontrés refusent catégoriquement d’accorder des facilités aux policiers désirant aller voter au motif que vos services, Monsieur Le Ministre de l’Intérieur, n’ont pris aucune disposition en ce sens via une circulaire.

Au cours du quinquennat écoulé, nos collègues se sont dévoués corps et âmes et ont accompli avec loyauté toutes les missions imposées. Lutte contre le terrorisme islamiste, répression sur les maintiens de l’ordre lors des manifestations des Gilets jaunes, répression pour faire appliquer la politique sanitaire décidée par le gouvernement, lutte contre l’insécurité routière et j’en passe.

Vous savez la crise profonde que traverse notre Institution avec déjà 21 suicides au premier trimestre 2022.

Actuellement, le policier varois Stéphane Alarcon poursuit sa grève de la faim entamée l’année dernière dans l’indifférence générale. La seule réponse de l’administration a été de le mettre en disponibilité d’office pour raison de santé.

Le sentiment de déclassement et d’abandon chez mes collègues est de plus en plus marqué.

La dureté du métier de policier brise des couples, détruit des familles. Désormais, le job tue également la vie citoyenne des fonctionnaires de la police nationale en les empêchant d’aller voter.

Monsieur Darmanin, le grand ministère régalien que vous dirigez est en charge de l’organisation et du déroulement des élections politiques. Comment pourriez-vous cautionner que les personnels placés sous votre autorité ne puissent s’exprimer démocratiquement par les urnes comme chaque Français à le droit et le devoir de le faire ?

A titre d’exemple, le ministère de la Justice dirigé par monsieur Eric Dupond-Moretti met tout en œuvre pour permettre aux détenus d’aller voter. Le vote d’un flic vaudrait-il moins que le bulletin d’un délinquant condamné ?

Notre syndicat France Police – Policiers en colère vous demande la production d’une circulaire autorisant les fonctionnaires à s’absenter du service le temps strictement nécessaire pour se rendre à l’isoloir.

Certain que vous aurez à cœur de ne pas fausser la sincérité du scrutin présidentiel, vous faciliterez, j’en suis certain, l’accès aux urnes des collègues travaillant l’intégralité des journées des dimanches 10 et 24 avril 2022.

Recevez, Monsieur Le Ministre de l’Intérieur, l’expression de mes salutations républicaines les plus cordiales.

Michel Thooris, secrétaire général de France Police – Policiers en colère.

Protocole de la honte signé par l’intégralité des syndicats de police à la botte de l’administration : le syndicat France Police – Policiers en colère répond à toutes vos questions lors d’un live à revisionner ici !

Vous pouvez continuer à poser vos questions à l’adresse suivante : francepolice@gmail.com , nous y répondrons dans les meilleurs délais que vous soyez adhérent ou non !

Protocole de la honte : le gouvernement et les 9 syndicats représentatifs de la police nationale atomisent les collègues en signant le pire accord de l’histoire de la police nationale ! Notre syndicat mènera tous les recours possibles au tribunal administratif contre ce protocole de la trahison !

La journée du 2 mars 2022 restera à jamais une date gravée dans l’histoire de la police nationale comme le jour de la fourberie et de la duperie.

Incontestablement, en ce jour sombre, la palme des cocus d’or a été décernée aux brigadiers-chefs de police. Pour obtenir le fameux grade de chef, il leur a fallu accomplir un véritable parcours du combattant. Après un long blocage statutaire dans le grade de brigadier, il leur a fallu obtenir deux unités de valeur (UV) et accomplir un stage de management puis attendre des années, parfois des décennies, après l’obtention des UV pour être enfin nommés chefs.

Demain, la fusion des grades de gardien de la paix et de brigadier de police entraîne le passage automatique au grade de brigadier-chef de tous les brigadiers sans que ceux-ci n’aient à passer le moindre examen. Un bel exemple de méritocratie républicaine..

On pourrait se dire « tant mieux » pour les collègues brigadiers sauf que ce pseudo cadeau offert par l’administration avec la complicité des syndicats de police n’est pas gratuit et s’accompagne d’une incroyable injustice. Explications.

L’avancement automatique des brigadiers de police au grade de brigadier-chef aurait dû entraîner le passage automatique des brigadiers-chefs au grade de major. Logique. Mais pas pour l’administration ni pour les syndicats de police qui revalorisent simplement le 6e échelon de chef de 18 euros ! Non, ce n’est pas une blague !

En contrepartie du grade de chef offert aux brigadiers, le protocole prévoit :

1. L’ouverture d’une discussion sur l’augmentation du temps de travail, afin d’accroître la présence sur la voie publique, à articuler avec la future réforme des retraites.

Il faut donc comprendre : travailler plus pour gagner moins et s’assoir sur notre régime spéciale de retraite. Nos pseudos augmentations de salaire ne couvrent même pas l’augmentation de nos pleins d’essence.. Plus de 2 euros le litre dans certaines stations..

2. La forte limitation des mouvements de mutation pour éviter que certains territoires perdent brutalement un nombre important de leurs effectifs.

Il faut donc comprendre : ta mutation ? Tu peux te la mettre dans le derrière pour rester courtois..

3. Ce protocole est également l’occasion de réaffirmer l’intérêt du dispositif Voyager et Protéger et l’objectif d’une gratuité totale sur les lignes ferroviaires nationales à compter du 1er janvier 2023, accompagnée bien entendu d’une contribution à la sécurisation des transports.

Il faut donc comprendre : tu pars en vacances en train gratis mais tu sécurises le train à l’aller et au retour avec ton arme de service, ton gilet pare-balle et tes menottes.. Pratique d’avoir son arme en vacances ! Et étant donné que tu pars au camping avec ton arme, tu pourras peut-être aussi sécuriser la plage avec les collègues CRS, qui sait ?.. A quand le transat à prix réduit moyennant que tu fasses le vigile dans la paillote les pieds dans le sable ?

4. Concernant les adjoints de sécurité rebaptisés pour l’occasion policiers adjoints, ils gagneront 15 euros net de plus au 1er janvier 2024, conservant évidemment leur statut précaire sous contrat à durée déterminée. Du bon personnel qui ne fait pas de vague, corvéable à merci.. 15 euros.. Bientôt le prix d’un paquet de clopes..

Il n’aura échappé à personne que les 9 syndicats de police signataires se félicitent du torchon qu’ils ont acté avec l’administration. Alors, soit ces syndicats sont des cons ou soit ils nous prennent pour des cons. Nous optons volontiers pour le deuxième cas..

Ce protocole de la honte sera présenté en conseil des ministres le 16 mars prochain. Une fois appliqué, notre syndicat saisira le tribunal administratif et démontrera la rupture d’égalité en matière d’avancement entre la génération de chef soumise à l’examen et la nouvelle génération à qui le galon a été offert. Nous demanderons au tribunal administratif d’imposer à l’administration que l’ancienne génération de brigadiers-chefs puisse basculer automatiquement au grade de major pour maintenir l’équité en termes d’avancement de carrière.

Cette énième trahison des syndicats de police s’inscrit dans une longue lignée de renoncements et de compromissions. En adhérant et en votant pour ces syndicats, chaque collègue porte aussi une part de responsabilité.

Le système social que nos anciens ont mis des décennies à construire est en train d’être bradé pour des cadeaux empoisonnés.

Des collègues brigadiers-chefs ont lancé une pétition et créé un groupe sur les réseaux sociaux pour dénoncer cette gabegie. Nous les soutenons dans leur légitime colère.

De notre côté, nous ne lâchons rien et nous gardons les deux yeux ouverts face à l’aveuglement des syndicats fossoyeurs.

Force et honneur !

Suicide d’un policier en direct : le syndicat France Police – Policiers en colère – Touche pas à mon flic appelle les forces de l’ordre et les citoyens à observer un jeûne de la colère de 24h en soutien à Stéphane, policier en grève de la faim depuis le 6 décembre ainsi qu’en hommage à nos 14 collègues qui se sont suicidés depuis le 1er janvier 2022

Notre collègue Stéphane a déjà perdu 18 kg. Il voit sa santé continuer à se dégrader de jour en jour.

Stéphane Alarcon entend dénoncer par cette grève de la faim un management agressif et des faits de harcèlement moral au travail.

Comme tant d’illustres prédécesseurs ayant accompli cette forme viscérale de protestation, ce policier se bat courageusement dans l’indifférence générale et le silence assourdissant des syndicats de police. Notre collègue veut simplement faire entendre son mal-être au travail et il met sa vie en jeu pour cela.

Nous invitons les policiers et les citoyens solidaires qui le souhaitent à débuter le jeûne le vendredi 25 février 2022 à 15h pour une durée de 24h.

Nous nous rendrons au domicile du collègue à Hyères dans le Var le samedi 26 février à 15h où nous organiserons une conférence de presse. Les journalistes intéressés sont priés de nous contacter pour obtenir une accréditation.

Force et honneur !

Estimation de la participation à la #manif8janvier : 410.000 manifestants !

Information IGPN :

Nous ne truquons pas nos chiffres puisqu’on publie avant le Ministère de l’Intérieur.

Nous avons patienté jusqu’à 18h30 pour ne pas présenter des chiffres en décalage avec ceux du Gouvernement que nous respectons.

Notre syndicat précise qu’il s’agit ici d’un comptage indépendant. Le seul comptage précis et réel est celui du Ministère de l’intérieur.

Personne chez nous au sein du syndicat ne sait faire une addition ou une soustraction 🙂

Coluche l’a bien décrit 🙂

Le président Macron affirme vouloir emmerder les non-vaccinés : le chef de l’Etat compte-t-il continuer à utiliser les forces de l’ordre pour emmerder les Français ?

Selon le locataire de l’Elysée, « un irresponsable n’est plus un citoyen ».

Des Français et des membres du syndicat France Police – Policiers en colère non-vaccinés viennent de découvrir par voix de presse la déchéance de leur citoyenneté française !

Ils n’ont plus qu’à faire une demande de réfugié en tant qu’apatride ! A moins qu’il faille être vacciné pour faire une demande au titre de la Convention de Genève ?

Certains de nos adhérents et cinq millions Français non-vaccinés sont-ils réellement pires que ceux qui :

– Fument du tabac et finiront par engorger l’hôpital pour cancer ?

– Consomment excessivement de l’alcool et finiront par engorger l’hôpital pour cirrhose du foi ou cancer ?

– Consomment des drogues et finiront par engorger l’hôpital pour cancer ou pétage de plombs ?

– Consomment du cannabis et finiront par engorger les services psychiatriques pour avoir défenestré Sarah Halimi ?

– Conduisent dangereusement ou ne savent pas conduire au risque de causer un accident mortel ou corporel de la circulation qui engorgera la morgue ou l’hôpital ?

– Respirent de l’air pollué et finiront par engorger l’hôpital pour cancer dû aux particules fines ?

– Naissent et finiront par engorger l’hôpital parce qu’un jour ils seront malades ?

Les propos du chef de l’Etat sont irresponsables et ne peuvent que radicaliser les anti-vaccins qui risquent de s’en prendre violemment aux forces de l’ordre et aux personnels de santé.

Mettre le feu aux poudres pour des raisons stratégiques de politique politicienne est un jeu très dangereux.

Exposer l’intégrité physique des forces de l’ordre et des personnels de santé est une faute morale et politique.

Pendant que dealers et terroristes prospèrent dans plus de 600 territoires perdus de la République, la priorité de la Macronie est de déchoir de leur nationalité les ordures de Français qui ne se sont pas encore fait piquer..

L’histoire jugera..

* La branche ministère de l’Intérieur du syndicat France Police – Policiers en colère étant censurée par l’IGPN et Yves Lefebvre (Unité SGP Police FO La République En Marche), cet article a été produit par les infirmières en colère, membres du syndicat et de l’UFT.

Jackpot pour la SNCF et banqueroute pour les policiers ! Pour bien débuter l’année 2022, le syndicat France Police – Policiers en colère dépose plainte contre la SNCF auprès du Tribunal des Prud’hommes pour travail dissimulé !

Selon les très serviles syndicats de police, à compter de ce jour, 1er janvier 2022, les policiers bénéficient de la gratuité des trains ! Sauf que..

Une nouvelle fois, il s’agit d’un affreux mensonge relayé auprès de l’opinion publique pour faire croire que le gouvernement dorlote les policiers alors qu’en réalité, on essaye d’exploiter encore un peu plus nos collègues !

Car pour la majorité présidentielle et les syndicats de police, la gratuité a bien un prix !

Pour les trajets personnels des policiers nationaux, l’administration s’engage à prendre en charge 75 % du prix des billets pour les trajets INOUI et Intercités avec réservation obligatoire et 50 % du prix des billets pour les trajets OUIGO.

Il faut donc comprendre que la SNCF ne perd pas un centime d’euro sur les billets vendus ! En effet, le policier réglera de sa poche 25% du prix de son billet et l’administration couvrira le reste, soit 75%.

Mais surtout, sous couvert d’une pseudo gratuité annoncée en grandes pompes, la SNCF fait ainsi travailler « au black », de manière totalement déguisée, ses clients.

En effet, pour bénéficier de « l’offre tarifaire » de la SNCF, le policier doit voyager armé et se présenter au chef de bord, en possession de la carte « Voyager et Protéger », de sa carte professionnelle et du brassard police. Cette carte « Voyager et Protéger » devrait d’ailleurs plutôt s’appeler « Voyagez et Larbinez ! » car on comprend bien que le policier va servir d’assistant au contrôleur SNCF durant tout le trajet. Sans compter le temps qu’il consacrera à la mise en oeuvre de la procédure judiciaire en cas d’interpellation avec le risque de ne jamais arriver à destination et de devoir descendre à la prochaine gare avec l’individu interpellé pour faire la procédure..

Non seulement la SNCF va encaisser l’intégralité du prix du billet de train mais, en plus, elle va faire bosser à l’oeil les policiers durant leur voyage !

Cette situation est naturellement intolérable et porte atteinte au droit du travail qui stipule que tout travail mérite salaire.

Une prise en charge partielle du prix du billet de train par l’administration ne compense pas le travail risqué effectué par le policier au profit de la SNCF, alors qu’il est hors service, durant un trajet personnel, alors même que le collègue est un client comme un autre, puisqu’il paye une partie de son titre de transport. Cela parait limpide.

C’est pourquoi, notre syndicat France Police – Policiers en colère dépose plainte contre la SNCF auprès du Tribunal des Prud’hommes pour travail dissimulé.

A n’en pas douter, les membres de notre syndicat vont à nouveau être convoqués par l’IGPN pour avoir critiqué une mesure gouvernementale.. Mais nous faisons confiance à la juridiction prud’homale pour dire le droit dans ce dossier.

Au plan civil, le travail dissimulé est sanctionné par l’octroi d’une indemnité forfaitaire au salarié égale à 6 mois de salaires. Chaque policier employé, à notre sens, de manière dissimulé par la SNCF, doit pouvoir prétendre à cette réparation de son préjudice.

Ce sera tout le sens du débat contentieux que notre syndicat de police introduit devant les Prud’hommes.

Rappelons que la SNCF a supprimé 1.900 postes en 2020 soit 1,3% de ses effectifs. Des suppressions de postes de contrôleurs SNCF compensées par des flics hors service à qui on demande de payer une partie de leur billet de train pour voyager ? Avec la SNCF, c’est possible !