En pleine pandémie de Covid19, alors que les pouvoirs publics font la promotion des gestes barrières, la salubrité dans les services de police se dégrade depuis que le confinement a été décrété comme en témoigne cette poubelle qui déborde à l’hôtel de police de Lille

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Des mouchoirs usagés potentiellement contaminés par le Covid19 laissés à l’air libre et jonchant le sol du commissariat de police de Lille pour cause de poubelle pleine qui déborde, c’est dans ces conditions sanitaires que les policiers de la sixième puissance mondiale doivent continuer à travailler durant cette crise sanitaire.

Après avoir vendu à nos collègues que les masques de protection ne servaient à rien, va-t-on nous expliquer que l’absence d’hygiène dans les services de police n’est pas un facteur d’augmentation du risque de contagion ?

Le syndicats de police vont-ils encore menacer le gouvernement avec le droit de retrait des policiers avant de retourner se coucher à la niche comme ils savent si bien le faire ?

Pour rappel aux incultes : les policiers n’ont pas de droit de retrait ! L’article L 4132-1 du code du travail stipule que le droit de retrait est exercé de telle manière qu’elle ne puisse créer pour autrui une nouvelle situation de danger grave et imminent.

L’interruption de la continuité de la mission de service public exercée par la police nationale se heurterait aux dispositions législatives sus-visées. Nous n’avons donc pas le droit de retrait au sein de la police nationale. C’est très clair.

En revanche, les policiers peuvent tomber malades comme cela arrive parfois au sein de tel ou tel service de police où presque la totalité des effectifs se trouve en position d’arrêt maladie en même temps..

Face à l’indécence des mensonges du gouvernement sur la prétendue inutilité des masques de protection pour les policiers et les gendarmes, ne versons pas dans la démagogie syndicale en menaçant l’exécutif avec une prétendue arme juridique qui est en réalité un pistolet à eau..

Traçage numérique « Stop covid » : habituer les Français à renoncer à leurs libertés fondamentales..

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Si le syndicat France Police – Policiers en colère ne veut en aucun cas minimiser la gravité de la pandémie liée au Covid19, il faut remettre le bilan dans son contexte.

A l’échelle mondiale, la grippe contamine chaque année environ 1 milliard d’individus. Les 3 à 5 millions de cas graves entrainent le décès de 290.000 à 650.000 personnes.

En France, annuellement, 2 à 8 millions de personnes contractent la grippe et 10.000 à 15.000 français en meurent.

A l’hiver 1918 / 1919, le virus H1N1 a tué entre 20 et 50 millions de personnes à travers le monde (grippe espagnole).

Pour l’heure, le bilan du covid19 en France frôlerait les 11.000 morts tandis qu’à l’échelle mondiale, la pandémie aurait fait 82.700 morts dans 192 pays.

S’il ne faut évidemment pas minimiser la gravité de cette pandémie de coronavirus, les chiffres indiquent que le Covid19 ne menace pas l’espèce humaine d’extinction. Dans ce contexte, les Français doivent-ils accepter de renoncer à toutes leurs libertés fondamentales ?

Le confinement est particulièrement attentatoire aux libertés collectives et individuelles, fondement de notre Etat de droit. Les Français se retrouvent dans la situation d’une personne condamnée, purgeant une peine de détention aménagée avec un bracelet électronique.

S’il s’agit là d’un mal nécessaire pour limiter la propagation de la pandémie, doit-on accepter d’être tracé, géolocalisé en temps réel ?

La position de notre syndicat France Police – Policiers en colère est claire : le confinement oui. Le tracking, non ! Profiter de cette crise sanitaire pour tenter d’habituer les Français à renoncer à toutes leurs libertés fondamentales est une faute morale et politique.

Plutôt que d’essayer de tracer la population, le gouvernement ferait mieux de fournir aux Français et aux policiers des masques, des gans, du désinfectant et des kits de dépistage covid19 en quantité suffisante..

Le syndicat France Police – Policiers en colère demande que les fonds issus des verbalisations Covid19 soient intégralement reversés aux budgets de l’hôpital public et des forces de l’ordre

contraventions covid19

Lettre ouverte au Premier Ministre Edouard Philippe.

Monsieur le Premier Ministre,

Depuis la mise en place du confinement, mes collègues appliquent une politique de tolérance zéro et verbalisent systématiquement les contrevenants ne respectant pas les règles sanitaires édictées par votre gouvernement.

Si nous ne disposons pas des chiffres précis relativement au nombre d’infractions relevées, les revenus générés par les contraventions Covid19 vont être colossaux.

Vous connaissez l’état réel de l’hôpital public et des forces de l’ordre dans notre pays. La tiers-mondisation du service public est bien réelle et se fait un peu plus jour avec cette grave crise sanitaire.

C’est pourquoi le syndicat France Police – Policiers en colère vous demande de reverser l’intégralité des fonds générés par les contraventions Covid19 au budget de l’hôpital public et à celui des forces de l’ordre.

Je profite de cette correspondance pour vous rappeler que notre organisation syndicale revendique toujours le droit au port systématique du masque de protection pour les policiers et les gendarmes.

L’étude récente publiée par le magazine Science ne vous aura pas échappé. La possible transmission du coronavirus par l’air par aérosolisation du virus lors de la respiration doit vous inciter à revoir immédiatement votre stratégie de protection des forces de l’ordre.

En complément des indispensables masques, gans et produits désinfectants, des tests de dépistage sérologique Covid19 doivent être proposés sans délai à l’ensemble des policiers et des gendarmes.

Vous remerciant par avance, recevez, Monsieur Le Premier Ministre, l’expression de mes respectueuses salutations républicaines.

Michel Thooris, secrétaire général du syndicat France Police – Policiers en colère.

Démerdez-vous ! Fabriquez vos masques vous-mêmes ! Alors que le gouvernement a les moyens de produire des radars routiers à gogo, la Macronie est incapable de fournir des masques aux Français et aux policiers..

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Selon le magazine Science, le coronavirus serait finalement transmissible par l’air par aérosolisation du virus lors de la respiration. Les masques qui, selon le gouvernement ne servaient à rien, seraient finalement très utiles..

Incapable de fournir des masques aux Français, la Macronie encourage la population à les fabriquer soi-même.. Quid pour les policiers et les gendarmes pour lesquels le port du masque est toujours prohibé par la hiérarchie ?

S’il est confirmé que le COVID-19 est transmissible par l’air, les pouvoirs publics seront responsables d’avoir minimisé la gravité du mode de transmission et de ne pas avoir pris toutes les mesures nécessaires à la protection des professionnels de santé et des forces de l’ordre.

Plutôt que de faire son auto-critique sur sa responsabilité dans le fiasco sanitaire du Covid-19, par la voix du préfet Lallement, la Macronie accuse les malades d’être responsables de la pandémie !

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Alors que la hiérarchie interdit toujours aux policiers et aux gendarmes de porter des masques, un collègue major de police de Seine-et-Marne vient de perdre la vie, victime du Coronavirus.

Contrairement au ministre de l’Intérieur Castaner, les maires de France autorisent généralement les policiers municipaux à porter un masque de protection.

Accuser les malades luttant pour leur survie en réanimation d’être responsables de la pandémie est une faute morale et politique.

La Macronie ferait mieux de faire preuve de modestie surtout lorsque le gouvernement est incapable de fournir masques, gans, et respirateurs à ses fonctionnaires.

Un pays obligé d’utiliser des respirateurs vétérinaires pour palier les carences de l’hôpital public est une nation sur le déclin.

Insulter ceux qui meurent dans les salles de réanimation n’exonérera pas l’Etat de sa responsabilité.

Intervention du Chef de l’Etat : un président de la République essoufflé qui n’a pas grand chose à dire..

bellobet macron castaner covid19 police gendarmerie force de l'ordreOù sont les tests de dépistage ? Où sont les masques ? Où sont les respirateurs ? Où sont les traitements ?

La seule réponse de l’Etat ? L’opération résilliance ! Traduction ? Un hélicoptère envoyé en Outre-Mer !

A en croire les sachants, un individu aurait mangé un steak de pangolin à Wuhan, ce qui aurait eu pour conséquences d’aboutir à la situation actuelle.. Bon appétit !

Pourquoi les politiciens ont-ils accès aux tests de dépistage du COVID-19 alors que les forces de l’ordre et le public ne peuvent pas être testés ?

De qui se moque-t-on ?

Les policiers et les gendarmes mènent une répression totale contre les Français qui vont faire leurs courses sans avoir imprimé leur attestation de sortie pendant que dans les 600 cités interdites de la République, nos collègues sont humiliés par la racaille qui défie en permanence les services de l’Etat.

Hier, une collègue a été gravement blessée à Beauvais par un pavé lancé par la vermine que la ministre de la Justice Nicole Belloubet veut libérer prématurément au motif de Covid19 en prison.

Il est tellement mieux de remettre les voyous dehors pour qu’ils propagent le virus aux braves gens plutôt que de les laisser confinés dans leurs cellules..

Bravo Madame Belloubet ! Vous êtes magique comme votre gouvernement ! Surtout ne changez rien..

Le professeur Didier Raoult vient de claquer la porte du conseil scientifique réuni autour de Macron ! De son côté, le syndicat France Police – Policiers en colère dénonce l’absence de transparence du ministère de l’Intérieur sur le nombre de policiers atteints par le COVID-19 !

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Impossible de se procurer des chiffres fiables sur le nombre réel de policiers contaminés. Les commissaires refusent de nous communiquer leurs statistiques qui sont exclusivement envoyées aux préfets.

Alors que nos collègues chinois ou italiens ont été autorisés à porter un masque de protection dès les premières heures de la pandémie, les pouvoirs publics français continuent d’interdire aux policiers et aux gendarmes de porter des masques au motif de ne pas paniquer la population.

Parallèlement, des sachants critiquent le professeur Didier Raoult d’avoir respecté son serment d’Hippocrate : poser un diagnostic et proposer un traitement.

Pas de kit de dépistage, pas de masque, pas de gan, pas de désinfectant, pas de respirateur en quantité suffisante.. Où va l’argent des Français ?

On demande aux policiers et aux gendarmes de verbaliser les Français qui ne respectent pas les mesures de confinement alors que les forces de l’ordre ne respectent en interne aucune règle sanitaire élémentaire.

Les collègues suspectés d’être porteurs du COVID-19 sont mis en arrêt de travail sans dépistage et invités à rentrer chez eux. En revanche, les policiers ayant été en contact avec les collègues malades ne sont généralement pas isolés et continuent à travailler comme si de rien n’était.

Que pense le professeur Raoult de demander aux forces de l’ordre de contrôler le public sans masque ? Quid des policiers et des gendarmes porteurs asymptomatiques du coronavirus ?

En interdisant aux forces de l’ordre de porter un masque lors des contrôles, non seulement le ministère de l’Intérieur expose la santé de ses personnels mais il accroit le risque de propagation de la pandémie par nos collègues qui seraient porteurs asymptomatiques du coronavirus.

Comme souvent, la France se distingue par son amateurisme..

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Le syndicat France Police – Policiers en colère possède 500 écrans de visage pour se protéger du Covid-19

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Les services de police intéressés sont invités à nous faire parvenir leur demande par email à : francepolice@gmail.com

Ces masques nous ont été offerts gratuitement par leur inventeur, nous les distribuons donc gratuitement.

Solidaires des personnels hospitaliers, nous sommes prêts à en céder une partie du stock à nos ami(e)s urgentistes.

Attention : ce matériel n’est pas homologué ! Nous ne sommes pas en mesure de garantir de leur efficacité réelle.

Toutefois, le ministère de l’Intérieur ne fournissant aucun matériel sanitaire aux policiers, ces écrans de visage peuvent dépanner..

Ils sont à monter sur une paire de lunettes de vue, de soleil ou une monture sans verre.

Il peuvent être réutilisés sous réserve de les désinfecter correctement.

Seules les demandes formulées par email seront prises en compte. Ce matériel ne sera pas délivré à des particuliers.

Merci de votre compréhension.

Coronavirus : alors que la Chine a construit deux hôpitaux en un temps record, la France est incapable de fournir masques, gants et désinfectant aux policiers ! Pire, en mobilisant 100.000 forces de l’ordre dans les rues, on augmente le risque de propagation du COVID-19 !

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D’après nos informations, les cas de contaminations au sein de la police nationale se multiplient à vitesse grand V.

Pourtant, nos collègues ont reçu l’ordre de contrôler systématiquement les attestations de déplacement dérogatoire et, le cas échéant, de verbaliser les contrevenants. Problème ? Les policiers et gendarmes contrôlent le public sans masque ni gant de protection.

Les contacts directs entre policiers et citoyens lors des contrôles sont de nature à favoriser la propagation de la pandémie.

En conséquence, le syndicat France Police – Policiers en colère exige en urgence les mesures suivantes :

1. Doter immédiatement les policiers en matériel de protection en quantité suffisante (gants, masques et désinfectant).

2. Suspendre sans délai toutes les missions de police non-urgentes.

3. Déployer sur la voie publique le strict minimum nécessaire des effectifs de police et de gendarmerie.

4. Maintenir au domicile en autorisation spéciale d’absence les policiers dont la présence au service n’est pas absolument essentielle. Ces effectifs en stand-by seront utiles pour remplacer les collègues contaminés au fur et à mesure.

5. Fermer tous les commissariats de quartiers à l’exception des commissariats centraux.

6. Accueillir le public uniquement sur rendez-vous et interdire les visites dans les centres de rétention administrative.

7. Dépister de manière aléatoire les policiers pour détecter les porteurs asymptomatiques du COVID-19.

Le patient zéro aurait été identifié le 17 novembre en Chine. Il aura fallu attendre quatre mois pour que la France prenne enfin des mesures sérieuses pour combattre la pandémie alors que selon Agnès Buzyn le gouvernement avait été alerté dès janvier de la gravité de la situation.

Une fois de plus, les policiers sont en première ligne avec les personnels soignants pour faire face à une situation digne d’un film catastrophe. Nous ne sommes pas prêts. Mais comme toujours nous improviserons et inventerons.

Le syndicat France Police – Policiers en colère invite les Français à rester chez eux et à ne pas sortir. Le coronavirus n’est pas une mauvaise grippe mais bien une maladie grave susceptible d’entrainer des complications mortelles, y compris chez des patients parfois jeunes.

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