Les policiers en ordre très dispersé pour défendre leurs intérêts : un appel à rassemblement a été lancé sur les réseaux sociaux pour manifester ce jeudi 20 décembre à 21h30 devant le CP08

les gyros bleus

Un appel à rassemblement a été lancé sur les réseaux sociaux pour manifester ce jeudi 20 décembre à 21h30 devant le CP08. Le flyer indique qu’il s’agit de l’acte 1 et précise que le regroupement doit se faire sans bannière syndicale, politique ou associative.

Dans le même temps, Linda Kebbab annonce qu’Unité Sgp Police Fo prépare un acte 1 pour le début de l’année 2019.

Parallèlement, Alliance Police Nationale exige l’envoi de l’armée contre les gilets jaunes et demande l’arrêt des manifestations (rien que ça..).

La position de notre organisation syndicale France Police – Policiers en colère est très claire.

En 2016, nos membres impliqués dans les manifestations sauvages, spontanées et improvisées, sans avoir fait valoir leur appartenance syndicale, se sont opposés à l’encadrement de la fronde via la création d’associations loi 1901.

Notre point de vue n’a pas été entendu. Plusieurs associations se sont constituées et se sont auto-proclamées porte-paroles des policiers.

Dès lors, l’esprit même de la contestation, né de l’attaque des collègues à Viry-Châtillon, s’est éteint car l’idée du départ était bien, comme pour les gilets jaunes, de se passer des corps intermédiaires (syndicats, partis politiques, associations) pour faire entendre directement les revendications policières dans la rue sans intermédiaire.

Dès lors, nous avons considéré que, si les policiers en colère devaient être à nouveau relayés par un corps intermédiaire, en l’espèce associatif, il valait mieux prendre l’option de la voie syndicale. Pourquoi ?

Parce que c’est dans le cadre du paritarisme et du dialogue social qu’il est possible de réformer notre profession et d’obtenir les avancées sociales tant attendues par les collègues.

C’est pourquoi nous avons présenté une grande liste d’ouverture France Police – Policiers en colère au CTM avec des militants de notre syndicat mais également des collègues sans étiquette syndicale ou encore encartés dans d’autres organisations syndicales.

Malgré le boycott médiatique dont nous avons été l’objet, nous sommes désormais le 5ème puissance syndicale au sein du ministère de l’Intérieur et la première force d’opposition au sein de la police nationale.

A ce titre, nous sommes prêts à faire le trait d’union entre toutes les bonnes volontés qui désirent ébranler ce système cynique et injuste qui opprime les policiers et pousse tant de nos collègues à se mettre une balle dans la tête.

Notre syndicat ne tombera jamais dans la récupération et la démagogie. Aussi, lancer tel ou tel appel pour faire le buzz n’est pas notre marque de fabrique. Nous sommes dans la recherche d’une stratégie efficace et légale, capable de faire plier le gouvernement.

En appelant à voter blanc aux dernières élections, les associations ont renforcé plus que jamais le système qu’elles prétendent dénoncer.

Grâce aux bulletins blancs, le taux de participation chez nous à ce scrutin est un record absolu, inégalé dans les trois fonctions publiques. Ceci légitime à l’évidence l’administration et ses syndicats partenaires qui se gargarisent du plébiscite des collègues pour le système en place.

Pire, le vote blanc n’est pas comptabilisé dans les résultats de l’élection en terme de pourcentage ! Forts de plus de 10.000 voix, les collègues ayant fait ce choix du vote blanc avaient la puissance électorale pour obtenir un siège en CTM mais ils ont préféré en faire cadeau à l’administration..

En conclusion, le syndicat France Police – Policiers en colère prend acte du flyer lancé sur les réseaux sociaux par « les gyros bleus » et de la volonté de ses auteurs de ne pas voir de bannière syndicale au rassemblement de jeudi.

En conséquence, nous ne donnons aucune consigne quant à ce rassemblement, chacun étant assez grand pour savoir ce qu’il doit faire, dès lors que l’information circule..

Notre syndicat fera son maximum pour rassembler ce qui est éparse durant les quatre années à venir pour créer cette grande coalition que tous les collègues appellent de leurs vœux. Mais ce projet ne pourra pas se faire sans vous..

Gilets jaunes acte V : selon le gouvernement, 33.500 manifestants pour 69.000 policiers et gendarmes.. Soit l’exécutif ment sur les chiffres de la participation, soit la France est devenue la Corée du Nord

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95 interpellations pour 63 gardes à vue. Encore une fois, des interpellations préventives rendent le placement en garde à vue impossible, car illégal..

L’attitude ultra-répressive du gouvernement radicalise les Gilets jaunes les plus déterminés et conduit à la violence.

France Police – Policiers en colère demande au gouvernement d’apporter des réponses politiques à la crise. L’usage des LBD et les tirs de grenades de désencerclement ne peuvent pas être l’unique réponse du gouvernement au peuple en colère.

Attentat terroriste islamiste sur le marché de Noël à Strasbourg : la puissance publique peut faire arrêter préventivement 2000 Gilets jaunes mais le gouvernement ne peut rien faire contre les fichés S pour radicalisation

cherif chekatt

Le marché de Noël est ciblé depuis des années par des groupes terroristes djihadistes. A plusieurs reprises, des attentats ont été évités de justesse.

Il aurait été raisonnable de ne pas organiser en cette période troublée ce marché de Noël. Mais comme souvent, les considérations économiques priment sur la sécurité des personnes.

Maintenant que l’attentat a eu lieu, le gouvernement envoie la cavalerie sauf que nos collègues sont crevés et qu’ils sont eux aussi des cibles. Le mode opératoire des djihadistes rend la présence policière et militaire, même massive, assez peu efficace.

Plutôt que d’attendre l’attaque terroriste, si on avait incarcéré ou expulsé les fichés S, tout ceci aurait pu être évité.. Mais la liberté des djihadistes est plus précieuse que la vie des Français.

France Police – Policiers en colère saisit Madame La Garde des Sceaux suite aux pressions subies par certains Officiers de Police Judiciaire, samedi, lors de la manifestation des Gilets jaunes

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Madame La Ministre de la Justice,

Samedi dernier, plusieurs Officiers de Police Judiciaire (OPJ) de la police nationale se sont retrouvés à nouveau en porte-à-faux au cours de la manifestation des Gilets jaunes.

Dans l’exercice de leurs missions, les OPJ doivent obéir à deux autorités à la fois, l’une administrative (commissaire, préfet, ministre de l’Intérieur), l’autre judiciaire (procureur de la République ou juge d’instruction).

Spécialisés en droit pénal et très sensibilisés aux libertés publiques, à chaque fois qu’un individu interpellé est mis à leur disposition, mes collègues OPJ doivent décider du traitement judiciaire approprié pour la manifestation de la vérité.

Deux choix s’offrent généralement à eux. Soit mettre en œuvre une procédure libre, ce qui est la règle. Soit prendre une mesure de garde à vue, ce qui est l’exception dans l’esprit du droit français façonné par l’idéologie de la CEDH.

Vous en conviendrez, Madame La Garde des Sceaux, la décision de priver une personne de sa liberté d’aller et venir ou de manifester, est un acte coercitif particulièrement grave, très attentatoire aux libertés et rigoureusement encadré par la loi.

A ce titre, l’OPJ est souverain pour prendre une telle décision sauf si elle lui est ordonnée par l’autorité judiciaire.

Mais en aucun cas, l’autorité administrative ne peut ordonner à un OPJ de prendre une mesure de GAV contre un individu, si le fonctionnaire estime que les conditions légales de la GAV ne sont pas remplies.

Or, plusieurs collègues OPJ ont alerté mon organisation syndicale sur les pressions dont ils ont été l’objet de la part de l’autorité administrative (généralement un commissaire de permanence) pour qu’ils placent systématiquement en garde à vue les personnes mises à leur disposition samedi, sans que ces OPJ puissent exercer leur libre arbitre dans leur prise de décision.

Pourriez-vous, Madame La Garde des Sceaux, indiquer très clairement si les OPJ, lorsqu’ils décident ou non d’une mesure de GAV, sont indépendants ou non et souverains ou non de leur choix vis-à-vis de l’autorité administrative ?

Si, sur pressions de l’autorité administrative, mes collègues OPJ prennent des GAV illégales, qui verra sa responsabilité engagée ? L’autorité administrative qui niera probablement avoir donné un tel ordre ou l’OPJ qui aura signé le billet de garde à vue ?

Dans l’attente d’une position nette de la Chancellerie sur cette question cruciale de liberté publique, recevez, Madame La Garde des Sceaux, l’expression de mes salutations les plus respectueuses et cordiales.

Michel Thooris, secrétaire général de France Police – Policiers en colère, cinquième force syndicale du Ministère de l’Intérieur.

Estimation de la participation à 15h30 ce samedi 8 décembre 2018 : 520.000 gilets jaunes partout en France métropolitaine

participation gilets jaunes

France Police – Policiers en colère recense près de 1300 points de blocage regroupant en moyenne 200 gilets jaunes.

Pour couvrir l’intégralité de la page horaire, les effectifs « gilets jaunes » sont généralement doublés, soit 400 manifestants en moyenne par point.

1300 points x 400 gilets jaunes = 520.000 manifestants et non 31.000 comme l’affirme l’exécutif, ce qui ne correspond même pas au nombre de spectateurs à une rencontre sportive à domicile du PSG ou de l’OM..

La manip’ est tellement grossière que ces chiffres n’ont sans doute plus aucune crédibilité auprès de l’opinion publique..

Pour rappel, pour maintenir l’ordre public à un match de football, personne n’a jamais eu besoin d’envoyer des véhicules blindés dans les rues ni de mobiliser la quasi totalité des effectifs de police et de gendarmerie disponibles sur l’ensemble du territoire national..

Notre organisation syndicale précise qu’il s’agit là d’une moyenne par point. Certains point regroupent plusieurs milliers de gilets jaunes tandis que d’autres en comptent seulement quelques dizaines.

En outre, France Police – Policiers en colère conteste formellement le traitement de l’information par les chaînes en continu qui présentent la contestation des gilets jaunes exclusivement au regard des évènements parisiens.

* Il s’agit d’une simple image d’illustration qui ne reflète pas notre comptage du jour.