Elections professionnelles 2018 : revendications en matière de réformes internes du syndicat France Police – Policiers en colère

flashball police

► Interdire le gel du point d’indice.

► Supprimer le jour de carence.

► Supprimer les notations.

► Supprimer la prime au mérite.

► Supprimer le port du matricule.

► Supprimer la saisine en ligne de l’IGS ou de l’IGPN.

► Remplacer la tenue de service général par une tenue de maintien de l’ordre ignifugée, adaptée aux changements climatiques (polo et pantacourt) pour l’ensemble des effectifs.

► Réformer le compte épargne temps en déplafonnant le quota de jours cumulables par année civile avec possibilité de se faire payer tout ou partie des jours épargnés à tout moment.

► Axer les missions de police vers le renseignement, l’anticriminalité et le maintien de l’ordre.

► Redonner tout son sens à l’assermentation.

► Revaloriser les heures de nuit.

► Mettre fin à la politique du chiffre / du résultat.

► Participation financière de l’Administration dans les cotisations de santé (mutuelles) et de prévoyance (retraites complémentaires) de l’ensemble des personnels du Ministère.

► Sur la base du volontariat, doubler le nombre de séances de tir.

► Étendre l’avantage spécifique d’ancienneté (ASA) à l’ensemble des fonctionnaires actifs sur l’ensemble du territoire national, y compris en Outre-mer, quelque soit la direction d’emploi.

► Prise en charge par l’Administration des frais de notaire en primo accession à la propriété pour sa résidence principale.

► Prise en charge par l’administration de la caution et des frais d’agence dans le cadre d’une location immobilière pour l’installation ou le déménagement d’un fonctionnaire.

► Gratuité des transports SNCF / RATP pour tous les policiers.

Elections professionnelles 2018 : revendications prioritaires portées par le syndicat France Police – Policiers en colère

armes policiers.jpg

● Droit au port d’arme pour les personnels administratifs, techniques et scientifiques sur volontariat.

● Mettre fin au piston pour les mutations et l’avancement.

● Publier les listes de mutations six mois au moins avant la prise de poste (pour organiser son déménagement).

● Application stricte de la règle des 11 heures de repos obligatoire entre deux prises de service.

● Fermeture systématique et immédiate des locaux de police
présentant un risque en matière d’hygiène ou de sécurité à l’initiative des gradés du CEA.

● Immobilisation systématique et immédiate à l’initiative du chef de bord de tout véhicule présentant un risque pour la sécurité ou manifestement trop polluant.

● Véritable droit d’accès à la formation continue.

● Gratification de 80 € pour chaque lettre de félicitations.

● Gratification de carrière par tranche décennale (1000 € à dix ans, 2000 € à vingt ans et 3000 € à trente ans).

● Obtenir la pose d’une stèle Place Beauvau en hommage aux policiers Harkis de la Force de Police Auxiliaire.

● CRS : augmentation annuelle de l’IJAT (indexée sur l’inflation). Amélioration des conditions de logement. Refonte de la doctrine d’emploi.

Elections professionnelles 2018 : les revendications France Police – Policiers en colère concernant la police judiciaire et le renseignement

pj

– Supprimer le fichier des sources judiciaires.

– Sous le contrôle du Procureur, réinstaurer la possibilité de rémunérer son indic en stups ou en numéraires saisis.

– Droit d’inciter ou de provoquer à un commencement d’infraction pénale pour la manifestation de la vérité.

– Annuler l’ensemble des droits exorbitants accordés aux mis en cause par les réformes pénales successives depuis 2011.

– Sacraliser le contenu du procès-verbal.

– Mise en œuvre des moyens de surveillance, de filature, de captation de sons et d’images sur simple avis Parquet en flagrance et en préliminaire.

– Absorption du renseignement territorial par la DGSI.

– Remplacer la confusion des peines par le cumul de peines.

– Mettre en place des peines planchers en matière d’outrage, de rébellion et de violence sur AFP.

– Opter pour le tout carcéral et refuser toute forme de compromis dans le cadre de la politique des grands frères.

– Créer des PV types simplifiés préremplis avec de simples croix à cocher de manière manuscrite ou numérique.

– Droit d’exercer une forme de pression psychologique sur sa source pour le recueil de renseignements.

Inauguration de la plaque commémorative en hommage à nos frères citoyens français harkis de la force de police auxiliaire 1959 – 1962

20180913_123059.jpg

Devançant la date symbolique du 25 septembre, le syndicat France Police – Policiers en colère a inauguré le 13 septembre à Bazoches-lès-Bray sur un terrain privé une plaque commémorative en hommage à leurs collègues citoyens français harkis de la force de police auxiliaire 1959 – 1962.

Dans son discours, le secrétaire général Michel Thooris, a rappelé les missions effectuées par cette unité d’élite : « stratégie ternaire d’infiltration, de renseignement et d’actions psychologiques ayant conduit à déjouer de nombreux attentats terroristes. Plus de 500 cadres du FLN mis hors d’état de nuire, au moins 650 armes automatiques, 40 bombes et plusieurs dizaines de kilos d’explosifs, saisis. Sous l’autorité de Raymond Montaner, nos collègues aux calots bleus ont sauvé la vie de nombreux parisiens ».

Smail Khaldi, trésorier du syndicat et président de l’association Citoyenneté française a affirmé que « pour la première fois de l’histoire, le qualificatif de citoyen français est clairement donné aux anciens combattants harkis généralement qualifiés de simples supplétifs ».

Pour Abdallah Krouk, président de l’association Résistance harkis « les politiciens ne doivent pas uniquement s’intéresser aux Harkis au moment des élections politiques pour venir chercher des voix ».

Le président du CNIP, Bruno North a rappelé l’attachement historique de son parti aux Harkis.

Pour Yasmine Benzalmat, conseillère régionale Île-de-France de Debout la France, les Harkis sont le modèle à suivre pour les jeunes générations de Français issues de l’immigration.

Martial Sciolla, ancien directeur de campagne de Henri Guaino et président du mouvement Notre France a estimé que « l’abandon des Harkis restera une tâche indélébile dans l’histoire de la Ve République ».

« N’oublions pas les Pieds-Noirs qui, eux aussi, ont été chassés de leurs maisons et particulièrement mal accueillis à leur arrivé en métropole » a tonné Thierry Gourlot, conseiller régional Grand Est du CNIP.

Pendant cette émouvante cérémonie du souvenir, Emmanuel Macron jouait une nouvelle fois la carte de la repentance en accusant la France d’avoir torturé Maurice Audin.

France Police – Policiers en colère dépose plainte pour diffamation contre Alexandre Benalla

macron benalla.jpg

Ce jour, par voie de presse dans une interview accordée au journal Le Monde, Alexandre Benalla tient les propos suivants :

Le SDLP « n’a pas accès aux déplacements du président de la République, c’est leur rêve, ils nous appellent dix fois par jour pour être dans l’avion avec le président. Ils n’ont qu’un pouvoir de nuisance qu’ils savent mettre en œuvre si vous ne leur donnez pas ce qu’ils veulent, le SDLP ».

« Le GSPR, c’est l’enfant terrible de l’Élysée ».

Ces allégations ou imputations portent atteinte à l’honneur ou à la considération de la Police Nationale.

Notre organisation dépose une plainte pénale avec constitution de partie civile auprès de Monsieur Le Procureur de la République de Paris contre Alexandre Benalla pour diffamation conformément aux articles 29 et suivants de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse.

Les insultes d’un proche du Président de la République contre les fonctionnaires de police qui pourtant, risquent quotidiennement leur vie pour protéger celle du Chef de l’Etat, sont particulièrement insupportables et inacceptables.

L’Elysée doit urgemment clarifier sa position vis-à-vis de nos collègues du GSPR et du SDLP, et rétablir un rapport de confiance avec ces services après ces déclarations ignobles.

Affaire Benalla : les syndicats de police retrouvent la mémoire

benalla macron police

Affaire Benalla : Ils étaient au courant de tout mais n’ont pourtant rien dit ! Qui ? Les syndicats de police majoritaires bien sûr !

Plus d’une semaine après la révélation du scandale Benalla, les syndicats de police majoritaires, jusque là amnésiques, retrouvent peu à peu la mémoire.

Ils dressent un portrait croustillant de Benalla, à la fois tyrannique et dictateur, allant jusqu’à insulter nos propres collègues.

Pourquoi les syndicats de police, visiblement au courant de tout depuis longtemps, n’ont-ils pas dénoncé les agissements de Benalla ?

La trouille de Macron peut-être ?

Petit florilège des déclarations stratosphériques de nos bons syndicats de police majoritaires, édifiant :

Fabien Vanhemelryck, secrétaire général délégué du syndicat Alliance Police Nationale, a qualifié « d’exécrables » les relations entre Alexandre Benalla et les fonctionnaires de police sur le terrain.

Pourtant, en appelant à voter Macron au second tour de la présidentielle, indirectement, c’est bien le syndicat Alliance Police Nationale qui a contribué à l’ascension fulgurante de Benalla. Non ?

Selon le secrétaire général d’Unité-SGP, Yves Lefebvre, « Alexandre Benalla faisait régner la terreur au sein du GSPR. Il allait jusqu’à l’insulte à l’égard des gradés et gardiens de la paix ».

Pas de tract pour dénoncer les insultes et outrages contre nos collègues monsieur Lefebvre ?

« Il venait très souvent sur les services d’ordre pour des débriefings. Les cadres de la préfecture de police le connaissaient comme une autorité », a assuré David Le Bars, secrétaire général du Syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN). « Tout commissaire que vous êtes : c’est le conseiller du président de la République. », a-t-il ajouté.

Et oui, monsieur Le Bars ! Il est plus facile pour un taulier d’écraser un petit gardien de la paix plutôt que de dénoncer les agissements du protégé du président, n’est-ce pas ? Ciel, ma carrière !

« Il se comportait comme un cador. Il a été vu sur plusieurs opérations, plusieurs debriefings et plusieurs voyages présidentiels », a souligné le secrétaire général du Syndicat des cadres de la sécurité intérieure (SCSI), Jean-Marc Bailleul.

« La confusion des rôles, des missions, l’ambiguïté des fonctions de M. Benalla, nous posent de graves problèmes, notamment sur la lisibilité des instructions qu’il pouvait donner à nos collègues », s’est ému Olivier Boisteaux, président du Syndicat indépendant des commissaires de police (SICP).

France Police – Policiers en colère tient à saluer le courage de nos syndicats majoritaires qui montent au champ de bataille sur convocation du Sénat quand la guerre est finie.

Surtout les gars ne changez rien, vous êtes au top !

Et Gérard Colomb dans tout ça ? Toujours au courant de rien ? Il faudrait peut-être que quelqu’un le prévienne qu’il a été nommé Ministre de l’Intérieur..