La manifestation prévue samedi 17 septembre 2022 à 15h devant le 36 quai des Orfèvres à Paris pour dénoncer le démantèlement de la police judiciaire est reportée à une date ultérieure à définir

Le ministère de l’intérieur semblant être ouvert à la négociation dans ce dossier, nous préférons reporter ultérieurement la manifestation pour permettre aux différents interlocuteurs et notamment à l’ANPJ de négocier plus sereinement.

Notre syndicat de police est une organisation professionnelle très attachée au dialogue social. Nous mobiliserons dans la rue uniquement si nous sommes dans une impasse.

On ne lâche rien ! Force et honneur !

Tir létal à Nice : la véritable victime est notre collègue et non l’individu ayant tenté de tuer les policiers en prenant la fuite

Faire usage du feu est toujours un traumatisme terrible pour les fonctionnaires de police.

La véritable victime dans cette affaire est bel et bien notre collègue et non l’individu ayant tenté de tuer les policiers en prenant la fuite.

Notre syndicat revendique la suppression des notions de proportionnalité et d’absolue nécessité du texte de loi pour sécuriser juridiquement les policiers, les gendarmes, les douaniers et les surveillants pénitentiaires, contraints d’ouvrir le feu sur des criminels de plus violents et déterminés.

Le syndicat France Police – Policiers en colère – Touche pas à mon flic appelle l’ensemble des organisations professionnelles du ministère de l’Intérieur et les associations de défense des forces de l’ordre à une grande intersyndicale pour dénoncer la destruction programmée de la police judiciaire !

Au-delà de nos divergences sur de multiples dossiers et notamment sur celui de la légitime défense, notre organisation professionnelle souhaite l’union de toutes les forces syndicales pour défendre la police judiciaire, menacée de disparition.

Nous appelons Alliance Police Nationale, Unité SGP Police FO, l’Unsa Police, les syndicats d’officiers et de commissaires ainsi que l’ensemble des organisations professionnelles minoritaires de la police nationale à s’unir le 17 septembre 2022 pour sauver la police judiciaire et son modèle de fonctionnement, unique au monde.

Ce rassemblement se veut totalement apolitique et aura exclusivement pour revendication le retrait pur et simple du projet de réforme de la PJ.

Nous comptons sur le sens des responsabilités des différents bureaux nationaux des syndicats de police pour être au rendez-vous à un moment charnière de l’Histoire où l’existence même de notre savoir-faire est remis en question.

Vive la police nationale ! Vive la police judiciaire ! Force et honneur !

Grande manifestation contre la destruction de la police judiciaire et pour l’indépendance de la Justice vis-à-vis du pouvoir exécutif ! Rendez-vous à Paris face au 36 quai des Orfèvres le 17 septembre 2022 à 15h ! (Nous vous confirmerons l’autorisation préfectorale de rassemblement dès la réponse de la préfecture de police de Paris)

La destruction programmée de la police judiciaire va gravement entraver la manifestation de la vérité dans les affaires criminelles les plus graves.

La mise sous tutelle de la police judiciaire confiée à un directeur départemental de la police nationale placé lui même sous l’autorité directe d’un préfet va limiter la liberté des OPJ enquêteurs dans leurs choix d’investigations et opposer magistrats et préfets dans la direction des enquêtes.

La PJ française est l’un des meilleurs services enquêteurs au monde. Pourquoi réformer ce qui fonctionne ? Il faut tirer la filière judiciaire de la sécurité publique vers le haut en la faisant évoluer sur les standards PJ et non pas niveler par le bas en diluant la PJ dans les sûretés départementales et les brigades de sûreté urbaine sous l’autorité d’un super directeur départemental de la sécurité publique.

Notre organisation syndicale appelle l’ensemble des acteurs concernés à manifester le samedi 17 septembre 2022 à 15h. Il s’agit ici d’un enjeu de sécurité majeur pour la nation et pour la défense des libertés collectives.

Que l’on soit puissant ou misérable, toute personne doit faire l’objet d’une enquête indépendante instruite à charges et à décharges sous le contrôle de l’autorité judiciaire. Les pouvoirs de police administrative accordés aux préfets ne sauraient empiéter sur le domaine judiciaire.

On ne lâche rien ! Vive la police judiciaire ! Force et honneur !

Lettre ouverte du syndicat France Police – Policiers en colère – Touche pas à mon flic au président Macron relativement au démantèlement programmé de la police judiciaire en 2023

Monsieur Le Président de la République,

Au terme de l’article 64 de la Constitution du 4 octobre 1958, vous êtes le garant de l’indépendance de l’autorité judiciaire.

La réforme prévue courant 2023 au sein du ministère de l’Intérieur, visant à placer tous les services de la police nationale sous l’autorité d’un unique responsable à l’échelle du département soulève plusieurs points d’achoppement.

En effet, cet unique responsable départemental dénommé directeur départemental de la police nationale (DDPN) sera lui-même placé sous l’autorité directe du préfet.

Une telle réorganisation ou plutôt une telle désorganisation des services, s’oppose à l’esprit actuel de la police judiciaire (PJ) basé sur une forte indépendance vis-à-vis du pouvoir exécutif (directeurs départementaux de la sécurité publique, préfets) au profit d’une subordination plus marquée au pouvoir judiciaire (procureurs, juges d’instruction). C’est là une garantie démocratique que toute personne ayant commis un crime ou un délit fasse l’objet d’une enquête judiciaire indépendante instruite à charges et à décharges en limitant les risques d’ingérences et les fuites.

L’infiltration de puissants groupes criminels et des « grands-frères » dans le tissu politique et associatif local n’est plus à démontrer. L’infiltration des marchés publics par ces réseaux criminels constitue l’une des pires menaces sécuritaires pour la nation.

Par sa proximité géographique avec les élus locaux, le DDPN subira toutes sortes de pressions politiques pour faire enterrer telle ou telle affaire gênante. C’est une évidence. Aux grandes heures de la police de proximité, il n’était pas rare de voir des élus débarquer au commissariat de police pour exiger la libération d’un « grand frère » interpellé par nos services.

Cette réforme ne résiste pas à l’examen. Les enquêteurs de la police judiciaire vont perdre leur relative indépendance vis-à-vis du pouvoir exécutif pour se retrouver au centre d’un affrontement permanent entre d’un côté, les DDPN et les préfets et de l’autre, les magistrats. La séparation entre le pouvoir exécutif et le pouvoir judiciaire est gravement menacée par cette réforme.

La dernière réforme d’envergure menée à cette échelle a été celle du renseignement avec le résultat que l’on connait. Le grand Federal Bureau of Investigation (FBI) à la française n’a jamais vu le jour et nos services secrets ont été profondément et durablement déstabilisés.

L’attentat terroriste commis au coeur de la préfecture de police de Paris par Mickaël Harpon, habilité secret-défense, a mis en lumière les failles créées par la réforme bâclée et inachevée du renseignement.

Il est capital de ne pas commettre aujourd’hui les erreurs du passé. La destruction de la police judiciaire, l’un des rares services de la police nationale qui fonctionne à peu près convenablement en termes de moyens et d’effectifs, serait une faute morale, politique et stratégique.

La police judiciaire est un modèle vers lequel il faut faire évoluer les services d’investigation de la sécurité publique comme la sûreté départementale (SD) ou encore les brigades de sûreté urbaine (BSU). La réforme prévue en 2023 vise à faire exactement l’inverse.

Les OPJ exerçant en sécurité publique ont parfois plus de 400 dossiers en portefeuille en attente de traitement. Les moyens alloués à ces enquêteurs de proximité sont dérisoires.

Ne nous y trompons pas. La réforme ne va pas créer une super PJ mais va bel et bien dissoudre la police judiciaire dans la sécurité publique. Au lieu de tirer vers le haut le judiciaire, la réforme nivellera par le bas.

Monsieur Le Chef de l’Etat, plutôt que de réformer ce qui fonctionne au sein de la police nationale, notre syndicat vous demande d’intervenir pour mener à bien un chantier essentiel et prioritaire, celui de la réforme de la légitime défense pour les forces de l’ordre.

Notre syndicat ne revendique pas une nébuleuse et obscure présomption de légitime défense mais milite pour un retrait pur et simple des notions de proportionnalité et d’absolue nécessité de l’article L 435-1 du code de la sécurité intérieure.

Les policiers, les gendarmes, les douaniers et les surveillants pénitentiaires ont besoin d’une sécurité juridique réelle lorsqu’ils doivent faire usage de leurs armes dans le cadre de leurs missions, ce qui n’est pas le cas avec le texte actuel, ouvert à toutes les interprétations jurisprudentielles possibles.

Vous remerciant de l’attention que vous porterez à cette correspondance, recevez, Monsieur Le Président Macron, l’expression de mon plus profond respect républicain.

Michel Thooris, secrétaire général du syndicat France Police – Policiers en colère – Touche pas à mon flic.

Notre syndicat a été invité par le président Emmanuel Macron à la cérémonie du 8 mai 2022 à l’Arc de Triomphe à Paris. Si certains policiers ont collaboré avec les nazis, beaucoup de nos collègues se sont engagés dans la résistance. Aux policiers morts pour la France, force et honneur !

Notre syndicat remercie le Président de la République pour son invitation à cette importante cérémonie patriotique.

Notre organisation syndicale est fière d’avoir représentée les policiers ayant pris part à la Résistance et libérés le monde du nazisme.

Force et honneur !

Affaire du Pont-Neuf à Paris : selon les juges, le policier n’était pas en état de légitime défense alors qu’il s’est pourtant fait foncer dessus par un véhicule. Dans n’importe quel pays, la légitime défense aurait été retenue. Mais pas en France où le délinquant a été sacralisé et où les criminels sont devenus des intouchables.

Les juges ont estimé que la riposte du collègue était disproportionnée. En outre, toujours selon la justice, le policier n’était pas en danger de mort immédiat bien que le véhicule lui ait foncé dessus pour prendre la fuite.

Notre syndicat de police est le seul à militer pour une véritable réforme de la légitime défense. Comme l’indique notre secrétaire général Michel Thooris dans son livre « Policières et Policiers en colère » venant de paraître aux Editions de l’Histoire, il faut retirer les notions de proportionnalité et d’absolue nécessité du texte de loi.

Ces deux conditions, la proportionnalité et l’absolue nécessité, laissent le champ libre à toutes les interprétations jurisprudentielles possibles de la part des magistrats en fonction de leurs orientations politiques et / ou idéologiques.

Dans l’affaire du Pont-Neuf, la jurisprudence est limpide : tant qu’on n’a pas un policier au tapis, on ne peut pas tirer. Il faut à minima un policier mort pour justifier auprès de l’opinion publique progressiste le décès d’un délinquant.

Notre syndicat France Police – Policiers en colère est ravi de voir qu’Alliance Police Nationale reprend partiellement notre revendication relative à la réforme de la légitime défense alors que ce syndicat de police nous avait précisément écarté de la manifestation devant l’assemblée nationale à Paris suite au meurtre d’Eric Masson, à cause justement de cette revendication jugée trop embarrassante pour messieurs Macron, Dupond-Moretti et Darmanin.

Mais élections professionnelles et actualités obligent, Alliance est contraint de venir sur notre terrain et de nous donner raison. Mais derrière les mots et les tracts, il faudra des actes.

Sans surprise, Marine Le Pen est largement battue et fait réélire Emmanuel Macron pour un second mandat dans un contexte d’abstention massive et d’une campagne électorale fantomatique

Depuis cinq ans, les médias et les instituts de sondages ont tout fait pour imposer aux électeurs la même affiche qu’en 2017 alors que pourtant 80% des Français ne voulaient pas d’un second tour Macron / Le Pen.

De nombreux analystes soulignent ce soir la fracture entre une partie des Français et les élites politiques, rejet pouvant conduire à des mouvements sociaux violents dans les mois à venir.

Pour ce second quinquennat, le président Macron doit impérativement tenir compte d’un risque social majeur, susceptible d’exposer les forces de l’ordre à des manifestants violents.

Conformément à la tradition républicaine, notre syndicat France Police – Policiers en colère félicite Emmanuel Macron pour sa réélection à la tête de l’Etat français.

Notre syndicat poursuivra son combat pour faire entendre ses revendications. France Police – Policiers en colère s’opposera à la destruction de notre régime spécial de retraite et continuera à lutter pour une réforme de la légitime défense en faveur des forces de l’ordre.

En décembre 2022, les policiers pourront se faire entendre lors des élections professionnelles au sein du Ministère de l’Intérieur. Nous les appelons à voter massivement pour nos listes pour imposer à la table des négociations un partenaire social libre, indépendant et patriote.

Force et honneur !

Election présidentielle 2022 : contrairement au syndicat Alliance police nationale qui avait appelé à voter Macron, notre syndicat France Police – Policiers en colère ne donnera pas, comme à l’accoutumée, de consigne de vote à nos militants et sympathisants, explications.

Selon un sondage Elabe, 80 % des Français ne souhaitaient pas d’un second tour Macron / Le Pen. Bilan ? Ce dimanche, les électeurs se retrouvent avec exactement la même affiche qu’il y a 5 ans, preuve, si besoin en était, de l’état de sclérose de la vie politique française.

Le 10 avril dernier, 26,31% des inscrits ne sont pas allés voter lors du premier tour.

Abstentionniste comme 12.824.169 Français, Michel Onfray a justifié son choix en affirmant que les dès de l’élection présidentielle étaient pipés, fustigeant Le Pen et Macron qu’il qualifie, tout deux, de Maastrichtiens.

Au 12,8 millions d’abstentionnistes, s’ajoutent 543.609 citoyens ayant voté blanc au premier tour. Incontestablement, les abstentionnistes forment la première force politique en France. Mais cette force politique est purement virtuelle puisqu’elle ne compte pas, n’étant pas prise en compte dans le résultat final.

Nous avons connu la même chose lors des dernières élections professionnelles au sein du ministère de l’Intérieur en 2018. Non seulement l’abstention n’a pas été prise en compte mais pire, le vote blanc massif a légitimé ce scrutin social en faisant exploser le taux de participation pour le plus grand plaisir des syndicats de police macronistes, confortés dans leur hégémonie grâce au vote blanc.

« Cette élection n’a plus aucun sens, elle ne ressemble plus à rien » avait tempêté Jean Lassale qui s’en était pris ensuite aux médias, les accusant de pourrir la campagne présidentielle.

Depuis 5 ans, les médias et les instituts de sondage ont décidé d’imposer aux Français un second tour Macron – Le Pen, configuration idéale, assurant au chef de l’Etat sortant une réélection quasi certaine. Et bien qu’ultra-majoritairement les Français ne voulaient pas de cette affiche de second tour, l’Establishment a réussi à leur imposer. Chapeau bas.

Notre syndicat a communiqué ses grandes revendications en matière de sécurité dans le livre de notre secrétaire général Michel Thooris, ouvrage venant de paraître aux Editions de l’Histoire. Ce livre intitulé « Policières et policiers en colère » est disponible sur toutes les plateformes de vente en ligne et en rayon chez Cultura notamment.

La réélection programmée d’Emmanuel Macron dimanche prochain après une campagne quasi inexistante, opportunément effacée par le conflit russo-ukrainien ayant lui-même mis fin miraculeusement à la pandémie Covid, annonce cinq années de conflits sociaux sans précédent à venir.

Nos collègues vont se retrouver encore une fois en première ligne. L’ancien ministre de l’Intérieur Gérard Collomb avait dit craindre que demain on vive face à face. Malheureusement, la prophétie de l’ancien locataire de la place Beauvau (qui n’était de loin pas le plus mauvais), semble plus que jamais proche de se réaliser. Ce pays est au bord de l’implosion. Notre syndicat lance l’alerte depuis des années mais nous sommes manifestement inaudibles, réduits au silence par la bien-pensance.

Les classes moyennes, dont les policiers font partie, vont devoir passer à la caisse et payer la facture du « quoi qu’il en coûte ».

Parions que dans quelques semaines le litre de carburant à la pompe sera à 2,50 euros. Idem pour le pass vaccinal et les masques qui vont faire miraculeusement leur retour..

Pendant ce temps, c’est l’intifada dans les banlieues et les narco-terroristes prennent peu à peu le pouvoir. Mais tout va bien.. Nous avons une classe politique au top..

Pour conclure, notre syndicat n’a jamais donné de consigne de vote à une élection politique et n’en donnera jamais. Nos adhérents et nos sympathisants ont un cerveau, eux, et ils savent s’en servir. Nous n’avons pas à leur dire quoi faire s’agissant de politique politicienne.

S’abstenir, voter blanc, voter Le Pen ou voter Macron ? Les élections politiques en France, c’est comme le football.. A la fin, c’est les Allemands qui gagnent..