Manosque (04): Un policier attaqué, blessé au visage d’un coup de cutter, le mis en cause neutralisé, blessé.

Nous rendons hommage au courage des deux policiers de Manosque et tenons à saluer le professionnalisme du policier qui a échappé de peu à la mort, blessé au visage par un coup de cutter (27 points de suture) alors qu’il intervenait avec son collègue auprès d’un individu de 33 ans, retranché dans un appartement du centre-ville, armé, séquestrant sa mère et soupçonné de l’avoir blessé.

Pendant l’intervention, cet individu dangereux a résisté, nécessitant deux utilisations infructueuses du pistolet à impulsion électrique, avant de blesser profondément le policier, qui s’est vu contraint d’utiliser son arme pour le neutraliser. Touché, l’agresseur a été transporté à l’hôpital, tandis que le policier grièvement blessé a également été hospitalisé.

Cet événement met en lumière, une fois encore, le sous-effectif des services de police, en particulier dans les provinces, et le fait que les équipages composés uniquement de deux agents sont exposés à des risques accrus face à une délinquance débridée et une criminalité en forte hausse, touchant désormais aussi les petites et moyennes communes.

La tentative de meurtre survenue hier, passée pratiquement inaperçue dans les médias et auprès des responsables, a eu lieu au même moment qu’une attaque au couteau contre un gendarme à Paris par un individu radicalisé.

Alors que des discussions sont en cours entre l’exécutif et les parlementaires sur la protection juridique des forces de l’ordre dans l’usage de la force et des armes, la répétition de telles agressions envers policiers et gendarmes souligne la nécessité de renforcer le cadre de la légitime défense, notamment pour les FDO et du Code de la Sécurité Intérieure, afin de mettre fin à la présomption de culpabilité qui conduit actuellement trop souvent les agents devant la justice ou en garde à vue.

Paris: attaque au couteau.

Nous tenons à exprimer notre soutien et notre profond respect à nos collègues gendarmes, qui ont fait preuve d’un sang-froid exemplaire lors de l’attaque terroriste survenue hier. Leur réactivité a permis d’éviter un drame plus grave, l’un d’entre eux ayant échappé de justesse à la mort grâce à leur intervention rapide et maîtrisée.

L’incident s’est déroulé le vendredi soir devant la flamme du Soldat inconnu, à Paris, où un gendarme assurait une garde statique. L’assaillant, Brahim Bahrir, un individu radicalisé, s’est approché, armé d’un couteau et d’un ciseau, et a tenté de porter atteinte à la vie du gendarme. Cette attaque fait écho à des faits similaires commis par le même individu en Belgique le 8 juin 2012, où il avait grièvement blessé trois policiers belges. Condamné à 17 ans de prison pour ces actes, il était considéré comme particulièrement dangereux et radicalisé.

Nous sommes profondément choqués par la situation qui a permis à un tel individu, qualifié de dangereux en raison de ses antécédents, de circuler librement sur le territoire. Il est légitime de s’interroger sur les raisons ayant conduit à la libération anticipée de Brahim Bahrir, condamné à 17 ans de réclusion et pourtant remis en liberté après seulement 13 ans d’emprisonnement. Cette décision interroge d’autant plus que son profil présentait un risque évident de récidive.

Réflexion sur la responsabilité des magistrats

Il est trop fréquent que la responsabilité des forces de l’ordre soit mise en cause lorsqu’elles doivent neutraliser un individu dangereux pour protéger la population. Cependant, il est tout aussi important de questionner la responsabilité et les choix des magistrats, dont certaines décisions, comme la libération anticipée de criminels radicalisés, peuvent avoir des conséquences graves pour la sécurité de nos agents et de nos concitoyens. Ce débat mérite d’être posé de manière transparente et approfondie.

Paris, cet après-midi …

À Paris dans le XIIIe arrondissement, un homme armé de deux couteaux a été neutralisé par les policiers de l’UMIP après avoir menacé des passagers d’un bus RATP, deux conducteurs et tenté d’attaquer les forces de l’ordre.

L’usage du pistolet à impulsion électrique ayant échoué, un policier a tiré trois fois alors que l’individu fonçait sur eux, le blessant grièvement. L’individu âgé de 33 ans en urgence absolue a été transporté à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière.

Les policiers ont fait preuve de sang-froid et de professionnalisme, évitant ainsi d’éventuelles victimes parmi les passants.

Nous saluons leur courage et leur dévouement, même face aux difficultés auxquelles ils devront faire face à partir de maintenant.

Violences contre les forces de l’ordre et refus d’obtempérer

À Nantes, dans la nuit de dimanche à lundi, un conducteur utilisant de fausses plaques d’immatriculation a pris la fuite, mettant en danger la sécurité des autres usagers pendant plus d’une demi-heure, slalomant entre les voitures, parfois sans allumer ses phares. L’individu, roulant à une vitesse de 160 km/h, a emprunté la N171 à contresens et a délibérément percuté un véhicule de police après qu’un premier ait réussi à l’éviter. Trois policiers, grièvement blessés lors de cette collision, ont dû être désincarcérés.

À Argenteuil, dimanche après-midi, une policière adjointe a été traînée sur une centaine de mètres par un automobiliste qui refusait un contrôle routier. Durant sa fuite, il a percuté plusieurs véhicules avant de projeter la policière au sol. Deux autres membres des forces de l’ordre ont également été blessés lors de son interpellation.

Ces incidents mettent en évidence, une nouvelle fois, la difficulté pour les policiers de garantir la sécurité lorsqu’ils sont contraints dans leurs actions. Face au danger, ils hésitent à employer leur arme, même lorsque leur vie ou celle d’innocents est en jeu. Aujourd’hui, préserver coûte que coûte la vie des délinquants ou criminels semble être la priorité, parfois au détriment de celle des honnêtes gens.

Il est essentiel de rappeler que ces agissements sont criminels et exposent non seulement les policiers et gendarmes, mais aussi tous les citoyens, à de graves risques. Il n’est plus tolérable de minimiser la responsabilité de ceux qui commettent de tels actes violents et mettent sciemment des vies en péril.

Le phénomène du refus d’obtempérer, des violences envers les forces de l’ordre et des tentatives de meurtre est en perpétuelle augmentation en France. D’après le ministère de l’Intérieur, le nombre de refus d’obtempérer a progressé de 11 % en 2025, atteignant ainsi 28 200 cas.

Victimisés en permanence, les individus impliqués dans des actes criminels doivent avoir la certitude qu’ils vont faire face à des forces de l’ordre résolues, équipées et soutenues par les institutions compétentes.

Troisième suicide dans les rangs en 1 mois…

Janvier 2026

Ce jeudi 22 janvier, un policier d’Asnières, dans les Hauts-de-Seine, s’est donné la mort avec son arme de service. Âgé de 49 ans, il laisse derrière lui un adolescent désormais orphelin.

Toutes nos pensées accompagnent sa famille et ses proches dans cette terrible épreuve.

C’est le troisième suicide survenu en moins d’un mois. Il est manifeste que les dispositifs créés pour prévenir le suicide au sein de la police sont insuffisants ou ne sont pas appliqués dans les différents services, rendant difficile l’amélioration du bien-être des agents et la prévention de telles tragédies.

Un nouveau suicide touche la police.

Il s’agit du deuxième suicide au sein des forces de l’ordre depuis le début de l’année 2026.

Samedi soir, vers 21 h, un jeune policier de la 11ème compagnie d’intervention a mis fin à ses jours près de son domicile, à Cormeilles-en-Parisis dans le Val d’Oise. Il était à bord de son véhicule et a utilisé son arme de service.

Nous adressons toutes nos pensées à sa famille et à ses proches dans cette épreuve douloureuse.

Pour la énième fois, une enquête a été ouverte afin de déterminer précisément les circonstances de ce drame.

Ce nouveau décès s’ajoute à une tendance préoccupante : le nombre de suicides dans la police et la gendarmerie. Cette réalité doit inciter les institutions à s’interroger et à engager une réflexion profonde, d’autant plus que les conditions de travail difficiles des policiers sont régulièrement dénoncées sans que des solutions significatives soient apportées.

Nous n’oublions pas les dix neuf policiers morts, suicidés en 2025.