Violences contre les forces de l’ordre et refus d’obtempérer

À Nantes, dans la nuit de dimanche à lundi, un conducteur utilisant de fausses plaques d’immatriculation a pris la fuite, mettant en danger la sécurité des autres usagers pendant plus d’une demi-heure, slalomant entre les voitures, parfois sans allumer ses phares. L’individu, roulant à une vitesse de 160 km/h, a emprunté la N171 à contresens et a délibérément percuté un véhicule de police après qu’un premier ait réussi à l’éviter. Trois policiers, grièvement blessés lors de cette collision, ont dû être désincarcérés.

À Argenteuil, dimanche après-midi, une policière adjointe a été traînée sur une centaine de mètres par un automobiliste qui refusait un contrôle routier. Durant sa fuite, il a percuté plusieurs véhicules avant de projeter la policière au sol. Deux autres membres des forces de l’ordre ont également été blessés lors de son interpellation.

Ces incidents mettent en évidence, une nouvelle fois, la difficulté pour les policiers de garantir la sécurité lorsqu’ils sont contraints dans leurs actions. Face au danger, ils hésitent à employer leur arme, même lorsque leur vie ou celle d’innocents est en jeu. Aujourd’hui, préserver coûte que coûte la vie des délinquants ou criminels semble être la priorité, parfois au détriment de celle des honnêtes gens.

Il est essentiel de rappeler que ces agissements sont criminels et exposent non seulement les policiers et gendarmes, mais aussi tous les citoyens, à de graves risques. Il n’est plus tolérable de minimiser la responsabilité de ceux qui commettent de tels actes violents et mettent sciemment des vies en péril.

Le phénomène du refus d’obtempérer, des violences envers les forces de l’ordre et des tentatives de meurtre est en perpétuelle augmentation en France. D’après le ministère de l’Intérieur, le nombre de refus d’obtempérer a progressé de 11 % en 2025, atteignant ainsi 28 200 cas.

Victimisés en permanence, les individus impliqués dans des actes criminels doivent avoir la certitude qu’ils vont faire face à des forces de l’ordre résolues, équipées et soutenues par les institutions compétentes.

Troisième suicide dans les rangs en 1 mois…

Janvier 2026

Ce jeudi 22 janvier, un policier d’Asnières, dans les Hauts-de-Seine, s’est donné la mort avec son arme de service. Âgé de 49 ans, il laisse derrière lui un adolescent désormais orphelin.

Toutes nos pensées accompagnent sa famille et ses proches dans cette terrible épreuve.

C’est le troisième suicide survenu en moins d’un mois. Il est manifeste que les dispositifs créés pour prévenir le suicide au sein de la police sont insuffisants ou ne sont pas appliqués dans les différents services, rendant difficile l’amélioration du bien-être des agents et la prévention de telles tragédies.

Un nouveau suicide touche la police.

Il s’agit du deuxième suicide au sein des forces de l’ordre depuis le début de l’année 2026.

Samedi soir, vers 21 h, un jeune policier de la 11ème compagnie d’intervention a mis fin à ses jours près de son domicile, à Cormeilles-en-Parisis dans le Val d’Oise. Il était à bord de son véhicule et a utilisé son arme de service.

Nous adressons toutes nos pensées à sa famille et à ses proches dans cette épreuve douloureuse.

Pour la énième fois, une enquête a été ouverte afin de déterminer précisément les circonstances de ce drame.

Ce nouveau décès s’ajoute à une tendance préoccupante : le nombre de suicides dans la police et la gendarmerie. Cette réalité doit inciter les institutions à s’interroger et à engager une réflexion profonde, d’autant plus que les conditions de travail difficiles des policiers sont régulièrement dénoncées sans que des solutions significatives soient apportées.

Nous n’oublions pas les dix neuf policiers morts, suicidés en 2025.

10 Janvier 2026: Suicide d’un policier à Paris.

Nous avons appris avec tristesse le suicide d’un collègue policier ce week-end. Il aurait mis fin à ses jours avec son arme de service ce samedi, dans les locaux de la police aux frontières du 10 arrondissement de Paris où il travaillait. Une enquête a été ouverte. Nos pensées vont à sa famille et à ses proches. Ce type de drame touche particulièrement notre profession ; il devrait être traité comme une priorité, et il est essentiel d’identifier les causes du mal-être qui affecte les agents afin de pouvoir y remédier efficacement.

Il est essentiel que l’accompagnement psychologique des forces de l’ordre soit renforcé, afin de prévenir de nouveaux drames et d’offrir un soutien adapté à ceux qui en éprouvent le besoin. La reconnaissance du travail difficile des agents, ainsi qu’une écoute attentive de leurs difficultés, doivent être placées au cœur des préoccupations institutionnelles, pour garantir à chacun le respect et la considération qu’il mérite.