Le syndicat France Police – Policiers en colère saisit le Procureur de la République pour obtenir des poursuites à l’encontre M. Zecler pour les faits de rébellion

Après une analyse attentive de l’intégralité des images de vidéosurveillance, il ressort que les éléments constitutifs de la rébellion sont réunis.

Dès lors, notre syndicat conteste le classement sans suite décidé par le Parquet dans l’urgence.D’après notre analyse, la vidéo démontre que M. Zecler a entrainé les policiers dans le sas du local où il s’est ensuite rebellé, refusant probablement d’être palpé. M. Zecler a résisté violemment et a tenté de se soustraire au contrôle ou à l’interpellation en ouvrant une porte intérieure dans le sas pour essayer de prendre la fuite.

Ce sont ces faits initiaux de rébellion qui ont fait craquer les policiers, entrainant des coups disproportionnés.

Les policiers doivent être jugés et condamnés lorsqu’ils commettent des fautes. Notre action ne vise pas à dédouaner les collègues des violences commises.

Toutefois, sans la rébellion de M. Zecler, rien ne serait arrivé.Au regard des images de vidéosurveillance, rien ne justifie pour nous que l’infraction de rébellion commise par monsieur Zecler ait été classée sans suite.

Nous demandons une réouverture du dossier comme cela a été fait dans l’affaire du maire délégué de Portbail Francis d’Hulst. L’auteur de l’agression de l’élu avait reçu un rappel à la loi avant que la mobilisation de l’opinion publique et des élus ne pousse le Parquet à rouvrir le dossier et à renvoyer l’auteur en correctionnelle.

Nous déplorons que les médias n’aient pas informé l’opinion publique sur le contexte exact dans lequel ces violences ont été commises, à savoir dans le cadre d’une rébellion d’un individu particulièrement costaud.

En outre, la scène des violences policières a été montrée avec des images accélérées qui rendent la scène encore plus choquante.

La version intégrale des images de l’interpellation de Michel Zecler montre qu’on est bien loin d’une affaire George Flyod en France

M. Zecler a résisté fortement à son interpellation. La rébellion est constituée.

M. Zecler ouvre une seconde porte pour, semble t-il, appeler des amis en renfort ou se soustraire à l’interpellation.

Les policiers appellent également du renfort.

Les fonctionnaires n’arrivent pas à maîtriser M. Zecler qui est manifestement plus costaud que les agents.

La résistance physique qu’oppose M. Zecler épuise et énerve les policiers qui portent alors des coups pouvant être considérés comme disproportionnés.

Nous invitons les internautes à regarder attentivement la vidéo. Chacun pourra se faire sa propre opinion en toute liberté.

Nous regrettons que la vidéo ne soit pas diffusée dans son intégralité par les médias.

Dans l’affaire Zecler, rien ne justifie la détention provisoire des policiers mis en cause, il s’agit d’une posture politique dictée par les réseaux sociaux et BFM WC

Eric Dupond-Moretti, qui s’est érigé toute sa carrière contre la détention provisoire, cautionne-t-il l’incarcération des policiers alors qu’en matière d’association de malfaiteurs en vue d’une entreprise terroriste, la détention provisoire n’est pas systématique appliquée ?

Pour rappel, la détention provisoire peut être ordonnée uniquement si un contrôle judiciaire ou le port d’un bracelet électronique ne sont pas suffisants pour parvenir à l’un ou plusieurs des objectifs suivants :

– Conserver les preuves ou les indices.- Empêcher une pression sur les témoins ou leur famille.

– Empêcher une pression sur les victimes ou leur famille.

– Empêcher une concertation frauduleuse entre la personne mise en cause et ses coauteurs ou complices (par exemple, pour éviter qu’ils se mettent d’accord sur une fausse version des faits).

– Garantir le maintien de la personne mise en cause à la disposition de la justice.

– Mettre fin à l’infraction ou éviter son renouvellement.

Le juge peut également justifier la détention provisoire en raison du trouble à l’ordre public généré par l’affaire. Ce motif est valable uniquement pour les crimes. La médiatisation de l’affaire ne suffit pas pour justifier un trouble à l’ordre public.

Le juge doit indiquer dans sa décision quels sont les objectifs qui rendent la détention provisoire nécessaire.

Le syndicat France Police – Policiers en colère considère que la justice peut très bien juger nos collègues et les condamner sans pour autant leur appliquer des mesures d’exception.

Les policiers n’ont pas besoin d’un article 24 d’une énième loi ! Il faut d’abord que la Justice commence par appliquer le code pénal existant et incarcère enfin les voyous !

Stop aux rappels à la loi et autres « sanctions » alternatives à la détention !

Seule une véritable réforme de la légitime défense protégera les forces de l’ordre des nouvelles menaces contemporaines : refus d’obtempérer, gangs de narcotrafiquants, émeutiers..

Tout le reste, c’est du vent.. Mais les courants d’air permettent à nos politiciens d’exister et d’éviter d’aborder les sujets qui dérangent comme les dealers qui balancent par les fenêtres les voisins qui gênent le trafic de stupéfiants..

La vie d’un malfrat sera toujours plus précieuse aux yeux des politiciens et des médias que celle d’un policier, d’un douanier ou d’un gendarme..

Lettre ouverte à Madame La Maire de Paris sur le maintien de l’ordre dans la capitale et les récentes bavures policières

Madame La Maire de Paris,

Vous tentez régulièrement d’influencer la Préfecture de Police de Paris pour que les forces de l’ordre soient orientées vers des missions répressives très impopulaires de maintien de l’ordre dans la capitale. Habilement, vous refusez de créer votre propre police municipale, préférant utiliser les fonctionnaires de la police nationale ou de la gendarmerie nationale pour régler des problèmes en partie causés par votre idéologie politique et ce, quoi qu’il en coûte en termes d’image pour mes collègues et pour l’Institution policière.

Sur l’évacuation polémique des migrants occupant la place de la République, intervention ayant donné lieu à un croche-pied sur un militant associatif ou un migrant, notre syndicat de police ne comprend pas votre double langage. Votre famille politique défend l’accueil des migrants sur le territoire français. Mais lorsqu’ils s’installent à Paris, vous faites pression sur la PP pour les faire évacuer par la force.

France Police – Policiers en colère se positionne sans ambiguïté en faveur de l’expulsion des clandestins. Nous pensons que la France n’a pas les moyens d’accueillir toute la misère du monde. Mais dès lors que l’expulsion de ces personnes est rendue impossible par les jurisprudences de la Cour européenne des droits de l’homme, il est de votre honneur, madame La Maire de Paris, de les accueillir dignement.

Et le souhait de ces migrants est clairement de résider dans votre ville. Des associations dénoncent régulièrement les logements inoccupés dans votre commune. La déclaration de patrimoine du ministre de la Justice, Monsieur Eric Dupond-Moretti, a mis en lumière que de nombreuses résidences secondaires détenues par de grandes familles, sont probablement inoccupées.

Pourquoi ne pas essayer de trouver des accords avec ces grands propriétaires pour qu’ils louent à votre municipalité leurs biens inoccupés pour loger dignement les migrants ? N’y voyez là aucune démagogie de notre part mais la volonté de solutionner un problème qui ne peut plus durer.

Intervenir en permanence sur la problématique des migrants pour les repousser de l’autre côté du périphérique nuit gravement à l’image de la police nationale et expose mes collègues à un risque accru de bavure. Le lynchage médiatique dont notre profession est l’objet en raison de ces missions impopulaires, rejaillit sur la santé et le moral des policiers.

En outre, mon organisation syndicale considère qu’il y a beaucoup trop d’effectifs de la police nationale à Paris comparativement au reste du territoire métropolitain et ultramarin. La bavure dans l’affaire Michel Zecler a mis en lumière que les policiers ont le temps de faire de l’initiative à Paris, ce qui est rarement le cas ailleurs où il n’est pas toujours possible d’envoyer en temps réel une patrouille suite à un appel 17.

Nous allons donc solliciter auprès du ministre de l’Intérieur une baisse des effectifs de la police nationale de 30 % dans la capitale et une mutation de ces collègues en province, là où l’insécurité est galopante et le manque d’effectifs, criant.

Vous avez le pouvoir politique de compenser ces baisses d’effectifs dans la ville lumière par la création d’une police municipale armée ou non. Cela vous regarde. Vous aurez alors tout le loisir d’utiliser vos employés territoriaux à votre guise sans exposer systématiquement la réputation de mes collègues.

Dans l’expectative de votre réponse, recevez, Madame La Maire de Paris, l’expression de mes salutations républicaines les plus cordiales.

Michel Thooris, secrétaire général du syndicat France Police – Policiers en colère.

Croche-pied sur un « migrant », policiers renvoyés aux Assises dans l’affaire Théo, interpellation violente d’un producteur de musique : collègues ! N’avez-vous toujours rien compris depuis les maintiens de l’ordre lors des manifestations de Gilets jaunes ?

Même les footballeurs s’y mettent ! Silencieux en ce moment devant les filets, Griezmann et Mbappé semblent plus inspirés sur les réseaux sociaux.. Une vidéo « insoutenable » selon l’attaquant vedette de l’équipe de France.

Politiciens et médias instrumentalisent notre profession en fonction de leurs petits intérêts boutiquiers, soufflant le chaud et le froid, le policier tantôt héros, tantôt salaud..

Avec ses pseudos discours de fermeté, la Macronie pousse nos collègues à toujours plus de répression, notamment en matière de maintien de l’ordre dans la capitale, pendant que les quartiers sont totalement abandonnés aux dealers. Et lorsque les choses tournent mal, les politiciens sont aux abonnés absents pour assumer leurs responsabilités.

Si le croche-pied est critiquable, il ne semble pas avoir été fait à un migrant mais plutôt à un militant bien « Gaulois ». Qu’est-ce que ça change direz-vous ? Justement tout ! Affirmer que la victime est un migrant, c’est prouver à la fois que la police est violente mais surtout qu’elle est raciste !

Les petits procureurs de BFM WC et de la toile ont rendu leur verdict ! Au lieu de demander la démission du ministre ou du préfet de police, ils exigent des sanctions immédiates contre les policiers avant même que la justice de Dupond-Moretti n’ait dit mot ! Soit.

Figurez-vous que le syndicat France Police – Policiers en colère est d’accord ! Oui ! Que ces vilains collègues soient immédiatement sanctionnés mais qu’on leur applique un châtiment identique à celui réservé aux voyous ordinaires !

Pour avoir insulté et frappé à la nuque le maire de Portbail âgé de 70 ans, l’auteur de l’agression, un « jeune » de 25 ans, a écopé d’un simple rappel à la loi. Pour avoir dénoncé publiquement Samuel Paty pour son cours sur la laïcité avec les conséquences que l’on sait, la grande mosquée de Pantin a écopé de six mois de fermeture. Que vaut comme sanction le croche-pied du collègue commissaire ? D’ailleurs où est la victime ? Qu’elle se présente à l’IGPN pour déposer plainte ! Nous verrons bien s’il s’agit d’un migrant..

Pour une fois qu’un tôlier va au charbon avec ses effectifs sur le terrain, le ministre Darmanin veut sa peau..

Avant-hier, à St Denis dans le Neuf Trois, des dealers ont défenestré un locataire qui dérangeait le trafic de drogue. Non ce n’est pas une blague ! Ça intéresse les médias ? Griezmann a mal à sa France là ?

Les mots ont un sens messieurs ! La décapitation de Samuel Paty, des Niçois égorgés dans leur église ou pulvérisés par un camion sur la Promenade des Anglais, c’est cela des images insoutenables. La vidéo de cette arrestation est incontestablement très choquante mais elle n’est pas insoutenable, n’en déplaise à tous ceux qui veulent faire de la surenchère gratuite anti-flics..

Quand les collègues vont-ils ouvrir les yeux et comprendre qu’ils ne sont pas couverts ? Face à ce nouveau lynchage médiatique en règle, le zèle et la prise d’initiative sont, à notre avis, à proscrire.

Notre syndicat a été le seul à alerter les collègues sur les risques juridiques encourus lors des maintiens de l’ordre Gilets jaunes pendant que le syndicat pro Castaner Unité SGP Police Force Ouvrière se félicitait des mains de manifestants arrachées.

Le renvoi aux assises des collègues dans l’affaire Théo avec la défenseure des droits qui fait déjà pression sur les futurs jurés pour obtenir la tête des collègues alors que ce dossier est vide, en dit long sur le climat politique actuel.

Mais collègues ! Souriez ! Vous êtes protégés ! Maintenant grâce à Alliance Police Nationale vous avez l’article 24 !

On nous prend vraiment pour des cons !

Pendant qu’on envoie nos collègues faire du maintien de l’ordre à Paris pour déloger des migrants manipulés par Hidalgo et Coquerel, les dealers volent un engin de chantier et détruisent du mobilier urbain supportant des moyens de vidéoprotection en toute tranquillité..

Les caméras de vidéosurveillance auront tenu 72 heures ! Cette nuit, à Montbéliard, les dealers ont attaqué à l’engin de chantier volé les nouvelles caméras de vidéoprotection fraîchement installées sur des mâts géants.

En plein confinement, des dizaines de dealers ont fait régner la terreur cette nuit sans que la moindre patrouille de police n’intervienne.

Et nos collègues ont eu bien raison de ne pas bouger ! Qu’auraient-ils pu faire face à des dealers déchaînés et surarmés ?

Pour rappel, il ne faut pas faire de vague ! Si une fusillade s’était déclenchée, les médias et les politiciens auraient accusé les policiers de provocation..

Et si par miracle nous avions interpellé certains auteurs, la justice de Dupond-Moretti les aurait relâché avec des peines alternatives à la détention.

Bilan ? Ce matin, on voit en boucle sur les chaînes d’info la police faire du maintien de l’ordre à Paris. Darmanin se dit choqué de voir nos collègues bousculer des militants pro-migrants et demande un rapport au préfet de police. Et pendant ce temps là, les dealers assoient un peu plus leur toute puissance dans les quartiers..

Les centaines de milliers de commerçants et de français verbalisés pour non-observation du confinement sont invités à payer rapidement leurs contraventions ! Les caisses sont vides !

Circulez ! Il n’y a rien à voir..

Pendant que les enseignants se font décapiter, Jean-Michel Blanquer occupé à créer et financer un syndicat destiné à servir les intérêts de la Rue de Grenelle ! Mais chut ! Pas de vague !

Le syndicat « Avenir lycéen » fondé en 2018 pour défendre les réformes gouvernementales aurait dilapidé quelques 65.000 euros de subventions en frais de bouche et en hôtels de luxe. Une affaire « mineure » selon le ministre de l’Education nationale..

Place Beauvau, au ministère de l’intérieur, point besoin pour la Macronie de créer de nouveaux syndicats maisons, tant les majoritaires sont déjà couchés devant l’administration.

Pour mémoire, le syndicat France Police – Policiers en colère, cinquième puissance syndicale du ministère de l’Intérieur, ne touche pas un centime d’euro de subvention de la part de l’Etat.

L’administration a même refusé de mettre à notre disposition un simple placard à balais comme local syndical.. Mais contrairement à « Avenir Lycéen » ou « Unité SGP Police FO », notre syndicat ne sert pas de courroie de transmission de la Macronie dans la fonction publique..

Nul doute que la future classe politique française sortira des rangs d’Avenir Lycéen. Ces jeunes ont déjà de bonnes bases..

« Sécurité globale » et « séparatisme » : floutage de gueule des policiers et des Français ! Pour faire avaler aux collègues la pilule de reculs sociaux importants avec la remise en cause des 50 euros de prime OPJ, on leur vend le mirage d’une meilleure protection juridique !

Stop à l’enfumage des syndicats de police ! Stop aux manipulations politiques de la Macronie ! Stop à la désinformation des médias mainstream ! Remettons les pendules à l’heure !

Le fameux article 24 du projet de loi « sécurité globale » prévoit d’interdire la diffusion sur les réseaux sociaux d’images permettant d’identifier des policiers ou des gendarmes en opération dès lors que cette diffusion porte atteinte à leur intégrité physique ou psychique.

En clair, les journalistes et les citoyens pourront toujours filmer les forces de l’ordre, y compris en intervention. Seule la diffusion des images ayant pour but de porter une atteinte physique ou psychique aux collègues sera passible de poursuites pénales.

Pour rappel, il est actuellement possible de filmer le visage des forces de l’ordre sur la voie publique mais la diffusion des images des collègues sans leur accord est déjà interdite ! Donc concrètement, l’article 24 n’apporte rien de vraiment nouveau..

De plus, le Parlement peut pondre toutes les lois possibles, in fine, ces nouvelles incriminations finiront en rappels à la loi pour leurs auteurs.

Le mal Français n’est pas tant le manque de lois mais plutôt l’absence d’application de la loi et la non exécution des sanctions pénales lorsqu’elles sont prononcées.

Sans faire une analyse juridique de chaque alinéa de ces deux projets de lois, globalement, il faut s’attendre à voir les mesures les plus pertinentes, inappliquées par les tribunaux car elles contreviennent aux orientations de la Cour européenne des droits de l’homme.

Comme toujours, les politiciens font du vent, enfument les Français et intoxiquent les forces de l’ordre avec une sémantique dont ils ont le secret..

Cette fausse polémique, comme tant d’autres, donne aux Français le sentiment d’un gouvernement au travail alors qu’il brasse de l’air..

On nous prend vraiment pour des cons !

Surmédiatisation de l’affaire Daval : pourquoi les médias mainstream ne parlent-ils que de ça ?

Sur les trois dernières années (2017, 2018 et 2019) environ 2.670 homicides volontaires ont été commis en France métropolitaine. Mais étonnamment, l’ultra-majorité de ces affaires ne bénéficie d’aucune couverture médiatique sérieuse.

La plupart des procès pour terrorisme sont passés sous silence pour éviter de stigmatiser les islamistes et d’affoler la population.

Malgré l’atrocité de leurs crimes, le couple de pédophiles sanguinaires Michel Fourniret et Monique Olivier n’occupe qu’une part infime du paysage judiciaire médiatique comparativement à Jonathann Daval. Idem pour les diaboliques Berkane Maklouf et Cécile Bourgeon.

Ne parlons même pas des affaires concernant les tueurs de policiers ou de gendarmes qui, pour les médias, n’existent tout simplement pas.
Alors pourquoi cette hystérie médiatique autour d’une affaire aussi tristement banale que l’affaire Daval ? Plusieurs pistes peuvent être envisagées.

1° Pendant que les médias parlent en boucle de cette affaire, ils évitent d’aborder des dossiers plus graves ou plus sensibles, susceptibles de faire monter le sentiment d’insécurité dans l’opinion publique. Un Jonathann Daval est, a priori, moins dangereux pour la société qu’un terroriste ou qu’un tueur en série..

2° Une analyse plus psychologique pourrait conduire à penser que les médias aiment brûler ce qu’ils ont adoré. Avant que Jonathann Daval ne soit mis en cause, les chaînes d’info ont bien fait pleurer dans les chaumières avec les larmes du mari et de la famille. De « bons clients » comme on dit dans le milieu journalistique. De grands moments de télé-réalité judiciaire, biens voyeuristes et biens racoleurs. Bref, de la bonne télé-poubelle comme l’aime tant la ménagère de moins de cinquante ans. C’est bon pour l’audimat !

3° Comme pour l’affaire Jacqueline Sauvage (droit à la légitime défense pour les femmes victimes de leur conjoint), les féministes voient ici l’occasion d’instrumentaliser ce dossier. Il faut dire que Jonathann Daval est le candidat idéal pour transformer un crime passionnel* en féminicide sans prendre le risque de stigmatiser les racailles de cités qui battent leurs conjointes ou lynchent les femmes habillées trop court dans la rue ou mangeant un sandwich en journée pendant le Ramadan.

L’Establishment est ulcéré par le film Hold-up, jugé complotiste. Mais si ce documentaire fait autant de vues sur le web, c’est parce que les Français ne font plus confiance aux médias qui, bien souvent, désinforment plus qu’ils n’informent.. La surmédiatisation de l’affaire Daval en est l’exemple criant.

* Nous utilisons ici l’expression « crime passionnel » dans la mesure où ce terme est largement connu du grand public. Juridiquement, le crime passionnel n’existe pas. Cette expression est d’ailleurs l’objet de vives polémiques. Certaines parties civiles ou associations féministes voient dans cette expression une forme de minimisation des faits et la possibilité pour le prévenu de bénéficier de circonstances atténuantes. Or, dans le code pénal, le meurtre ou l’assassinat sur conjoint est, au contraire, une circonstance aggravante. Ajoutons que dans le système pénal français, l’individualisation de la peine est la pierre angulaire du droit comme le non cumul de peine. Dès lors, le mobile, les circonstances et la personnalité des protagonistes rentrent forcément en ligne de compte pour le prononcé du verdict.