Le syndicat France Police – Policiers en colère dépose plainte contre la société Vinci Autoroute pour collecte de données à caractère personnel par un moyen frauduleux, déloyal ou illicite, faits prévus et réprimés par l’article 226-18 et 226-24 du code pénal

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Durant plusieurs semaines, des millions d’automobilistes ont circulé sur le réseau autoroutier français sans s’acquitter du péage, les barrières étant levées.

Le seul moyen d’envoyer la facture à ces automobilistes de bonne foi, c’est d’accéder aux données contenues dans le système d’immatriculation des véhicules (SIV).

Or, la collecte des données de ce fichier apparait déloyale dans la mesure où Vinci n’a pas prévenu les automobilistes qu’ils seraient poursuivis pécuniairement ultérieurement alors que l’accès au réseau était libre.

De plus, la fuite de millions de données contenues dans le SIV, dont le caractère est hautement privé et personnel, vers une entreprise privée dont les personnels ne sont pas assermentés, pose un grave problème en matière de protection des données et de la vie privée.

L’exploitation des images de vidéoprotection du réseau autoroutier à des fins purement commerciales est tout autant attentatoire à la vie privée et aux libertés.

C’est pourquoi, en plus d’une plainte auprès du Procureur de la République contre Vinci, France Police – Policiers en colère va saisir la CNIL sur ce dossier.

En outre, notre syndicat de police met en garde l’Etat, gestionnaire du SIV, sur les conséquences juridiques liées à la communication du contenu de ce fichier SIV à Vinci alors même que l’incertitude juridique dans ce dossier est manifeste.

La cinquième force syndicale du ministère de l’Intérieur persona non grata à la table des négociations : France Police – Policiers en colère dénonce une parodie de dialogue social

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En refusant de nous inviter à la table des négociations, le ministère de l’Intérieur piétine les milliers de collègues ayant porté leurs suffrages sur notre organisation le 6 décembre dernier. Cette posture affaiblit un peu plus la démocratie sociale ou plutôt ce qu’il en reste..

France Police – Policiers en colère demande l’instauration du RIC Référendum d’Initiative Citoyenne ou plutôt Policière au sein de notre Institution pour permettre aux collègues de reprendre leur destin entre leurs mains.

Les dernières élections professionnelles ont été une parodie de démocratie sociale.

Après avoir réussi à étouffer les gilets jaunes grâce aux forces de l’ordre et au tout répressif, le gouvernement tente de faire la même chose avec les policiers en colère en écartant des discussions la branche syndicale contestataire.

Notre organisation exige des avancées sociales mais également sociétales ! Quid de la légitime défense des policiers ?

Réponse du syndicat France Police – Policiers en colère à l’appel à une intersyndicale lancé par le syndicat Unité SGP Police FO

gyros bleus policiers en colère

Collègues d’Unité SGP Police FO, l’un des secrétaires nationaux du syndicat France Police – Policiers en colère va prendre contact téléphoniquement avec vous ce matin dans le cadre de votre appel à une intersyndicale.

Nous sommes prêts à participer mais hors de question que le gouvernement nous enfume comme il l’a fait avec les gilets jaunes..

Il faut exiger l’alignement du budget de la sécurité sur celui de l’éducation nationale..
Pour le moment, chacun appelle à manifester de son côté en ordre très dispersé. C’est une connerie ! Nous ne voulons pas participer à cette cacophonie.. Les élections professionnelles sont terminées..

Il faut mettre de côté nos différences pour défendre les intérêts des collègues et de la profession. C’est le moment. Nous y sommes prêts..

Mon organisation syndicale est désormais la cinquième force syndicale au sein du ministère de l’Intérieur, nous allons prendre nos responsabilités..

Force et honneur.

Michel Thooris, secrétaire général de France Police – Policiers en colère.

Les policiers en ordre très dispersé pour défendre leurs intérêts : un appel à rassemblement a été lancé sur les réseaux sociaux pour manifester ce jeudi 20 décembre à 21h30 devant le CP08

les gyros bleus

Un appel à rassemblement a été lancé sur les réseaux sociaux pour manifester ce jeudi 20 décembre à 21h30 devant le CP08. Le flyer indique qu’il s’agit de l’acte 1 et précise que le regroupement doit se faire sans bannière syndicale, politique ou associative.

Dans le même temps, Linda Kebbab annonce qu’Unité Sgp Police Fo prépare un acte 1 pour le début de l’année 2019.

Parallèlement, Alliance Police Nationale exige l’envoi de l’armée contre les gilets jaunes et demande l’arrêt des manifestations (rien que ça..).

La position de notre organisation syndicale France Police – Policiers en colère est très claire.

En 2016, nos membres impliqués dans les manifestations sauvages, spontanées et improvisées, sans avoir fait valoir leur appartenance syndicale, se sont opposés à l’encadrement de la fronde via la création d’associations loi 1901.

Notre point de vue n’a pas été entendu. Plusieurs associations se sont constituées et se sont auto-proclamées porte-paroles des policiers.

Dès lors, l’esprit même de la contestation, né de l’attaque des collègues à Viry-Châtillon, s’est éteint car l’idée du départ était bien, comme pour les gilets jaunes, de se passer des corps intermédiaires (syndicats, partis politiques, associations) pour faire entendre directement les revendications policières dans la rue sans intermédiaire.

Dès lors, nous avons considéré que, si les policiers en colère devaient être à nouveau relayés par un corps intermédiaire, en l’espèce associatif, il valait mieux prendre l’option de la voie syndicale. Pourquoi ?

Parce que c’est dans le cadre du paritarisme et du dialogue social qu’il est possible de réformer notre profession et d’obtenir les avancées sociales tant attendues par les collègues.

C’est pourquoi nous avons présenté une grande liste d’ouverture France Police – Policiers en colère au CTM avec des militants de notre syndicat mais également des collègues sans étiquette syndicale ou encore encartés dans d’autres organisations syndicales.

Malgré le boycott médiatique dont nous avons été l’objet, nous sommes désormais le 5ème puissance syndicale au sein du ministère de l’Intérieur et la première force d’opposition au sein de la police nationale.

A ce titre, nous sommes prêts à faire le trait d’union entre toutes les bonnes volontés qui désirent ébranler ce système cynique et injuste qui opprime les policiers et pousse tant de nos collègues à se mettre une balle dans la tête.

Notre syndicat ne tombera jamais dans la récupération et la démagogie. Aussi, lancer tel ou tel appel pour faire le buzz n’est pas notre marque de fabrique. Nous sommes dans la recherche d’une stratégie efficace et légale, capable de faire plier le gouvernement.

En appelant à voter blanc aux dernières élections, les associations ont renforcé plus que jamais le système qu’elles prétendent dénoncer.

Grâce aux bulletins blancs, le taux de participation chez nous à ce scrutin est un record absolu, inégalé dans les trois fonctions publiques. Ceci légitime à l’évidence l’administration et ses syndicats partenaires qui se gargarisent du plébiscite des collègues pour le système en place.

Pire, le vote blanc n’est pas comptabilisé dans les résultats de l’élection en terme de pourcentage ! Forts de plus de 10.000 voix, les collègues ayant fait ce choix du vote blanc avaient la puissance électorale pour obtenir un siège en CTM mais ils ont préféré en faire cadeau à l’administration..

En conclusion, le syndicat France Police – Policiers en colère prend acte du flyer lancé sur les réseaux sociaux par « les gyros bleus » et de la volonté de ses auteurs de ne pas voir de bannière syndicale au rassemblement de jeudi.

En conséquence, nous ne donnons aucune consigne quant à ce rassemblement, chacun étant assez grand pour savoir ce qu’il doit faire, dès lors que l’information circule..

Notre syndicat fera son maximum pour rassembler ce qui est éparse durant les quatre années à venir pour créer cette grande coalition que tous les collègues appellent de leurs vœux. Mais ce projet ne pourra pas se faire sans vous..

Gilets jaunes acte V : selon le gouvernement, 33.500 manifestants pour 69.000 policiers et gendarmes.. Soit l’exécutif ment sur les chiffres de la participation, soit la France est devenue la Corée du Nord

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95 interpellations pour 63 gardes à vue. Encore une fois, des interpellations préventives rendent le placement en garde à vue impossible, car illégal..

L’attitude ultra-répressive du gouvernement radicalise les Gilets jaunes les plus déterminés et conduit à la violence.

France Police – Policiers en colère demande au gouvernement d’apporter des réponses politiques à la crise. L’usage des LBD et les tirs de grenades de désencerclement ne peuvent pas être l’unique réponse du gouvernement au peuple en colère.

Attentat terroriste islamiste sur le marché de Noël à Strasbourg : la puissance publique peut faire arrêter préventivement 2000 Gilets jaunes mais le gouvernement ne peut rien faire contre les fichés S pour radicalisation

cherif chekatt

Le marché de Noël est ciblé depuis des années par des groupes terroristes djihadistes. A plusieurs reprises, des attentats ont été évités de justesse.

Il aurait été raisonnable de ne pas organiser en cette période troublée ce marché de Noël. Mais comme souvent, les considérations économiques priment sur la sécurité des personnes.

Maintenant que l’attentat a eu lieu, le gouvernement envoie la cavalerie sauf que nos collègues sont crevés et qu’ils sont eux aussi des cibles. Le mode opératoire des djihadistes rend la présence policière et militaire, même massive, assez peu efficace.

Plutôt que d’attendre l’attaque terroriste, si on avait incarcéré ou expulsé les fichés S, tout ceci aurait pu être évité.. Mais la liberté des djihadistes est plus précieuse que la vie des Français.