France Police – Policiers en colère dépose plainte pour diffamation contre Alexandre Benalla

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Ce jour, par voie de presse dans une interview accordée au journal Le Monde, Alexandre Benalla tient les propos suivants :

Le SDLP « n’a pas accès aux déplacements du président de la République, c’est leur rêve, ils nous appellent dix fois par jour pour être dans l’avion avec le président. Ils n’ont qu’un pouvoir de nuisance qu’ils savent mettre en œuvre si vous ne leur donnez pas ce qu’ils veulent, le SDLP ».

« Le GSPR, c’est l’enfant terrible de l’Élysée ».

Ces allégations ou imputations portent atteinte à l’honneur ou à la considération de la Police Nationale.

Notre organisation dépose une plainte pénale avec constitution de partie civile auprès de Monsieur Le Procureur de la République de Paris contre Alexandre Benalla pour diffamation conformément aux articles 29 et suivants de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse.

Les insultes d’un proche du Président de la République contre les fonctionnaires de police qui pourtant, risquent quotidiennement leur vie pour protéger celle du Chef de l’Etat, sont particulièrement insupportables et inacceptables.

L’Elysée doit urgemment clarifier sa position vis-à-vis de nos collègues du GSPR et du SDLP, et rétablir un rapport de confiance avec ces services après ces déclarations ignobles.

Affaire Benalla : les syndicats de police retrouvent la mémoire

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Affaire Benalla : Ils étaient au courant de tout mais n’ont pourtant rien dit ! Qui ? Les syndicats de police majoritaires bien sûr !

Plus d’une semaine après la révélation du scandale Benalla, les syndicats de police majoritaires, jusque là amnésiques, retrouvent peu à peu la mémoire.

Ils dressent un portrait croustillant de Benalla, à la fois tyrannique et dictateur, allant jusqu’à insulter nos propres collègues.

Pourquoi les syndicats de police, visiblement au courant de tout depuis longtemps, n’ont-ils pas dénoncé les agissements de Benalla ?

La trouille de Macron peut-être ?

Petit florilège des déclarations stratosphériques de nos bons syndicats de police majoritaires, édifiant :

Fabien Vanhemelryck, secrétaire général délégué du syndicat Alliance Police Nationale, a qualifié « d’exécrables » les relations entre Alexandre Benalla et les fonctionnaires de police sur le terrain.

Pourtant, en appelant à voter Macron au second tour de la présidentielle, indirectement, c’est bien le syndicat Alliance Police Nationale qui a contribué à l’ascension fulgurante de Benalla. Non ?

Selon le secrétaire général d’Unité-SGP, Yves Lefebvre, « Alexandre Benalla faisait régner la terreur au sein du GSPR. Il allait jusqu’à l’insulte à l’égard des gradés et gardiens de la paix ».

Pas de tract pour dénoncer les insultes et outrages contre nos collègues monsieur Lefebvre ?

« Il venait très souvent sur les services d’ordre pour des débriefings. Les cadres de la préfecture de police le connaissaient comme une autorité », a assuré David Le Bars, secrétaire général du Syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN). « Tout commissaire que vous êtes : c’est le conseiller du président de la République. », a-t-il ajouté.

Et oui, monsieur Le Bars ! Il est plus facile pour un taulier d’écraser un petit gardien de la paix plutôt que de dénoncer les agissements du protégé du président, n’est-ce pas ? Ciel, ma carrière !

« Il se comportait comme un cador. Il a été vu sur plusieurs opérations, plusieurs debriefings et plusieurs voyages présidentiels », a souligné le secrétaire général du Syndicat des cadres de la sécurité intérieure (SCSI), Jean-Marc Bailleul.

« La confusion des rôles, des missions, l’ambiguïté des fonctions de M. Benalla, nous posent de graves problèmes, notamment sur la lisibilité des instructions qu’il pouvait donner à nos collègues », s’est ému Olivier Boisteaux, président du Syndicat indépendant des commissaires de police (SICP).

France Police – Policiers en colère tient à saluer le courage de nos syndicats majoritaires qui montent au champ de bataille sur convocation du Sénat quand la guerre est finie.

Surtout les gars ne changez rien, vous êtes au top !

Et Gérard Colomb dans tout ça ? Toujours au courant de rien ? Il faudrait peut-être que quelqu’un le prévienne qu’il a été nommé Ministre de l’Intérieur..

Poste Acropol détenu par Alexandre Benalla le 1er mai : qui étaient ses interlocuteurs ?

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Acropol est un moyen radiophonique permettant de recevoir et d’émettre des ondes « cryptées » sur une « conférence » sélectionnée.

La sélection d’une conférence permet généralement la prise d’écoute sur une station directrice dédiée, appelée Centre d’Information et de Commandement (CIC), par exemple TNZ1 sur la conférence « X ».

Lors de la prise d’écoute, on peut signaler sa présence sur les ondes au CIC par un message type sous réserve évidement de posséder un indicatif connu du CIC.

Par exemple, « TI » suivi d’un code est souvent l’indicatif d’une autorité donnée impliquée dans une mission de police.

Mais on peut aussi ne pas se signaler à la prise d’écoute et donc écouter les communications de manière « sauvage ».

En possédant un poste Acropol, Alexandre Benalla a ainsi pu écouter l’ensemble des émissions « police » de toutes les conférences non privées, susceptibles d’être réceptionnées par son poste Acropol en fonction de sa situation géographique du moment.

Ceci pose évidemment un problème de confidentialité.

Les échanges radiophoniques avec les opérateurs d’un CIC sont systématiquement enregistrés.

En revanche, Acropol permet également de communiquer en privé soit en créant une « conférence » privée temporaire entre plusieurs postes Acropol, soit en appels privés directs vers un poste Acropol unique.

Dans ce cadre, les conversations ne sont pas enregistrées.

Il paraît totalement inenvisageable qu’un indicatif radio permettant à M. Benalla de communiquer sur TNZ1 par exemple, lui ait été attribué.

Dés lors, il est plutôt logique de penser qu’Alexandre Benalla écoutait soit de manière sauvage une station directrice comme Z1 ou qu’il communiquait avec un ou plusieurs interlocuteurs en « conférence » privée temporaire ou en appel privé direct de poste à poste.

Si des communications Acropol ont été effectivement émises par monsieur Benalla, il se posera la nécessaire question de connaître ses interlocuteurs.

Était-il en relations radiophoniques avec des collègues de la direction du renseignement de la préfecture de police de Paris sur une conférence dédiée ?

L’enquête devra impérativement le dire.

Suspension d’un contrôleur général, d’un commissaire et d’un commandant de la PP suspectés du détournement d’images de vidéoprotection de la Ville de Paris au profit d’Alexandre Benalla

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Suspension d’un contrôleur général, d’un commissaire et d’un commandant de la PP suspectés du détournement d’images de vidéoprotection de la Ville de Paris au profit d’Alexandre Benalla : France Police – Policiers en colère apprécierait que notre haute hiérarchie policière fasse preuve du même zèle pour défendre les collègues mis en cause dans des affaires litigieuses.

Or, lorsqu’il s’agit des policiers d’en bas, majoritairement, les grosses légumes de notre Institution, n’hésitent pas à décapiter administrativement nos collègues du corps d’encadrement et d’application (CEA) sans autre forme de procès.

La jurisprudence Benalla pour les nuls, qu’est-ce donc ?

1) C’est l’Elysée qui couvre les vrais policiers lors d’interventions litigieuses comme il ouvre son parapluie pour protéger notre faux collègue.

2) C’est le soutien actif de la haute hiérarchie policière qui donne aux vrais collègues les moyens de préparer leur défense comme elle le fait pour notre faux collègue en se rangeant sans ambiguïté de son côté.

3) C’est l’Etat qui loge dignement les vrais collègues comme il installe confortablement notre faux collègue dans ses appartements du 11 quai Branly.

4) C’est le Ministère de l’Intérieur qui calque l’avancement des vrais collègues sur celui de notre faux collègue qui est passé en un éclair de rien à Lieutenant-Colonel.

5) C’est l’Administration qui met à la disposition des vrais collègues des véhicules performants avec des avertisseurs sonores et lumineux qui fonctionnent comme en bénéficie notre faux collègue.

6) C’est l’Etat qui paye enfin décemment les vrais policiers comme il rémunère généreusement le faux collègue environ 10.000 euros par mois.

A tous les imbéciles qui ne savent pas lire entre lignes et ne comprennent pas le second degrés, c’est ceci la Jurisprudence Benalla.. Pas un permis de casser du manifestant, fusse-t-il gauchiste..

Enfant, Alexandre rêvait sûrement d’être policier.. Adulte, l’Elysée lui a donné tous les moyens de le devenir sans passer le concours.

Ironie du sort, les vrais policiers ayant eux, réussi le concours, n’ont pas les moyens de faire leur boulot de « flics », faute de moyen et de soutien politique..

Notre syndicat aurait préféré voire la classe politique se mobiliser pour dénoncer le massacre de nos collègues, les violences et agressions sexuelles commises contre les femmes, le trafic de drogues endémique ou encore le terrorisme islamiste mais évidement c’est moins porteur politiquement..

Finalement, celui qui rêvait d’être policier aura connu une fin de carrière digne d’un grand flic : poursuites judiciaires et lynchage médiatique en règle, immolé sur l’autel des chaînes d’infos.. Chapeau l’artiste !

Violences policières au Tribunal de Paris : lettre ouverte au Ministre de l’Intérieur

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Monsieur Le Ministre de l’Intérieur,

Un montage vidéo de 5’56, présenté initialement comme le passage à tabac d’un migrant par un fonctionnaire de police, a été très largement relayé par les médias ces dernières heures.

Dès que vous avez eu connaissance des images, vous avez immédiatement condamné les agissements du policier et suspendu notre collègue.

Première manipulation dans cette affaire : le migrant n’en est pas un. Il s’agissait d’un délinquant de droit commun en attente de jugement en comparution immédiate.

Seconde manipulation : le détenu est systématiquement présenté comme victime de violences policières sans qu’il soit fait mention que ce prévenu s’est rebellé contre le policier en refusant de réintégrer sa cellule, qu’il a porté des coups de pieds à notre collègue et l’a empêché de refermer la porte de la cellule.

Notre organisation syndicale ne conteste pas la commission de quelques violences policières illégitimes et vous êtes parfaitement dans votre rôle de les condamner. Mais les faits ne doivent pas être sortis de leur contexte. La première victime, c’est bien notre collègue.

A la Genèse, c’est bien le prévenu qui se rebelle et porte les premiers coups au collègue. Pas l’inverse.

Oui, le collègue a ensuite craqué. Mais pourquoi ?

Que faisait ce policier tout seul pour gérer le détenu, collègue stagiaire de surcroît, donc sans réelle expérience professionnelle ?

Allez-vous demander un audit pour évaluer les conditions et méthodes de travail au sein du service incriminé ?

Le rapport du Sénat sur l’état de notre sécurité intérieure, rendu public ce mois-ci, ne vous aura pas échappé.

Les conditions d’exercice de notre profession ne sont plus acceptables et favorisent ce type de dérapages comme le souligne les Parlementaires eux-mêmes.

In fine, le prévenu a-t-il été lui aussi poursuivi pour rébellion et violence sur notre collègue ? Nous souhaiterions le savoir.

Car les images sont formelles, le prévenu a porté des coups de pieds au collègue et s’est rebellé. Si bande son il y avait eu, on aurait certainement pu entendre également insultes et menaces de la part du détenu.

Au bilan : garde à vue prolongée pour le collègue, mise en examen et placement sous contrôle judiciaire avec lynchage médiatique en bonus.

Pourrait-on connaître l’ITT prescrite au détenu dans cette affaire, à condition qu’ITT il y a eu ? Point besoin d’ITT me répondrez-vous pour que ces faits soient délictuels. Certes.

Mais si le policier n’avait pas été policier, il n’est pas certain qu’une telle altercation entre particuliers se soit retrouvée en délibéré devant un simple tribunal de police. Classement sans suite ou vertical pour le commun des mortels mais double peine encore et toujours pour le policier.

Selon le site internet la-bas.org ayant diffusé le montage vidéo, c’est un policier qui aurait transmis la vidéo pour dénoncer les agissements du collègue. Un lanceur d’alerte peut-être ?

Notre syndicat apprécierait que ce « collègue lanceur d’alerte » soit rapidement identifié et lui aussi suspendu. En effet, s’il voulait dénoncer, un rapport sous couvert de la voie hiérarchique était la procédure à suivre.

Après la grossière manipulation orchestrée autour de la pseudo affaire Théo, France Police – Policiers en colère aurait apprécié un traitement médiatique et politique des faits plus objectif.

Fournir une information exacte et précise à l’opinion publique est un signe de bonne santé démocratique.

Certain de votre volonté à défendre sans faille notre Institution et ses personnels, recevez, Monsieur Le Ministre de l’Intérieur, mes salutations les plus cordiales.

Michel Thooris, secrétaire général du syndicat France Police – Policiers en colère

Garde à vue prolongée pour notre collègue accusé de passage à tabac au Tribunal de Paris : les médias et l’Establishment interprètent les images à leur sauce

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Un montage vidéo de 5’51 tente de démontrer à l’opinion publique que les méchants policiers torturent les gentils migrants. Or, le migrant en question n’en est pas un. Il s’agit d’un délinquant de droit commun en attente de jugement en comparution immédiate.

Ce montage vidéo est utilisé exclusivement à charge contre notre collègue. Pourtant, à bien analyser les images, on peut y voir bien d’autres choses que les seuls coups portés par le collègue au détenu menotté.

1) Le détenu refuse manifestement de regagner sa cellule et se rebelle contre le policier qui tente de le reconduire, ce qui oblige notre collègue à faire usage de la force strictement nécessaire pour le maîtriser.

2) Le collègue est tout seul pour gérer ce détenu. C’est aberrent en terme de sécurité. Si le détenu avait pris le dessus sur le collègue, on imagine ce qui aurait pu se passer.

3) Une fois l’individu maîtrisé et menotté, le collègue appelle du renfort sans grand succès.

4) Le collègue raccompagne alors le détenu menotté dans sa cellule. Jusqu’à ici, le collègue n’est pas en faute même si c’est viril.

5) Alors que le collègue quitte la cellule du détenu, l’individu lui donne des coups de pieds et empêche le policier de refermer la porte de la cellule.

6) Les renforts arrivent enfin et le collègue à ce moment là craque et porte quelques coups de pieds inutiles au détenu.

Voilà ce que montrent les images. Rien d’autre.

Si le collègue a bien commis quelques violences illégitimes, il faut remettre les choses dans leur contexte.

1) Le collègue a sans doute eu très peur avec une forte montée d’adrénaline. En effet, « se battre » seul avec un individu récalcitrant est particulièrement stressant surtout qu’on ne connaît jamais l’issue d’une telle joute.

2) Le collègue se prend des coups de pieds de la part du détenu qui sans doute l’insulte et le menace verbalement.

3) Une fois les renforts arrivés, le collègue craque et porte quelques coups au détenu, probablement à cause de la pression accumulée.

Condamnation immédiate de l’Establishment et de notre Ministre en tête.

Pourtant, le Ministère de l’Intérieur devrait commencer par faire sa propre auto-critique.

Le rapport parlementaire publié au début du mois par le Sénat sur l’état de la sécurité intérieure a plutôt bien résumé la situation au sein de la police nationale.

« Des policiers et des gendarmes au bord de la rupture ». « Epuisement moral ». « Rythmes de travail pénibles et déstructurants ». « Augmentation importante de l’activité opérationnelle des services ». « Locaux délabrés et indignes ». « Problème de salubrité et parfois de sécurité ». « Manque de moyens de fonctionnement et de consommables de base ». « Obligation d’acquérir ses propres chaussures et son propre ceinturon tant la qualité des fournitures officielles laisse à désirer ». « Véhicules vétustes ». « Impression de déclassement qui peut affecter le moral ». « Lourdeur administrative ».

Bilan ?

Le taux de suicide dans la police nationale est de 36% supérieur à la moyenne nationale.

Alors oui notre collègue est fautif. Mais peut-être que si la cocotte minute n’avait pas explosé via quelques coups de pieds, notre collègue se serait mis une balle dans la tête dans la soirée. Mais ça, aucun média ne le dira..

Alors qu’on cherche des circonstances atténuantes à Salah Abdelslam, notre collègue, lui, n’a le droit à aucune circonstance atténuante et se fait lyncher en règle sans qu’on se pose la question du pourquoi du comment.

Le détenu, victime désignée, est-il lui aussi poursuivi pour rébellion et violence sur agent de la force publique ?

Nos collègues bretons rejoignent France Police – Policiers en colère pour porter la bonne parole !

yann maillet

Notre collègue conducteur de chiens de la police nationale Yann Maillet prend les fonctions de Secrétaire régional zone de défense Ouest du syndicat France Police – Policiers en colère.

Il sera assisté au poste d’adjoint par Jean-Louis Caoudal, moniteur APP.

Un tandem de choc pour défendre nos collègues dans le grand Ouest.

Toute notre équipe leur souhaite une chaleureuse bienvenue et les remercie pour leur engagement militant à nos côtés !

Merci à eux de porter notre projet syndical pour enfin faire changer les choses dans la police nationale !

Regardez la vidéo ci-après consacrée à sa chienne Vénus et faites circuler, merci !