Violences contre les forces de l’ordre et refus d’obtempérer

À Nantes, dans la nuit de dimanche à lundi, un conducteur utilisant de fausses plaques d’immatriculation a pris la fuite, mettant en danger la sécurité des autres usagers pendant plus d’une demi-heure, slalomant entre les voitures, parfois sans allumer ses phares. L’individu, roulant à une vitesse de 160 km/h, a emprunté la N171 à contresens et a délibérément percuté un véhicule de police après qu’un premier ait réussi à l’éviter. Trois policiers, grièvement blessés lors de cette collision, ont dû être désincarcérés.

À Argenteuil, dimanche après-midi, une policière adjointe a été traînée sur une centaine de mètres par un automobiliste qui refusait un contrôle routier. Durant sa fuite, il a percuté plusieurs véhicules avant de projeter la policière au sol. Deux autres membres des forces de l’ordre ont également été blessés lors de son interpellation.

Ces incidents mettent en évidence, une nouvelle fois, la difficulté pour les policiers de garantir la sécurité lorsqu’ils sont contraints dans leurs actions. Face au danger, ils hésitent à employer leur arme, même lorsque leur vie ou celle d’innocents est en jeu. Aujourd’hui, préserver coûte que coûte la vie des délinquants ou criminels semble être la priorité, parfois au détriment de celle des honnêtes gens.

Il est essentiel de rappeler que ces agissements sont criminels et exposent non seulement les policiers et gendarmes, mais aussi tous les citoyens, à de graves risques. Il n’est plus tolérable de minimiser la responsabilité de ceux qui commettent de tels actes violents et mettent sciemment des vies en péril.

Le phénomène du refus d’obtempérer, des violences envers les forces de l’ordre et des tentatives de meurtre est en perpétuelle augmentation en France. D’après le ministère de l’Intérieur, le nombre de refus d’obtempérer a progressé de 11 % en 2025, atteignant ainsi 28 200 cas.

Victimisés en permanence, les individus impliqués dans des actes criminels doivent avoir la certitude qu’ils vont faire face à des forces de l’ordre résolues, équipées et soutenues par les institutions compétentes.