Suicide d’un policier dAubenas en Ardèche.

Lundi 09 mars, nous apprenions le suicide d’un policier d’Aubenas sur son lieu de travail. Âgé de 51 ans, il s’est donné la mort dans la cour du commissariat. Un drame qui vient s’ajouter à une réalité préoccupante dans les rangs des forces de l’ordre.

Nos pensées accompagnent sa famille, ses proches et ses collègues dans cette épreuve difficile.

Selon le rapport 2024 de l’Inspection générale de la police nationale, 25 suicides ont été recensés chez les policiers en 2024, ce qui souligne l’urgence d’agir face à ce fléau. Des études menées par des organismes spécialisés mettent également en lumière le mal-être profond qui touche de nombreux agents, en raison d’un accompagnement souvent insuffisant lors des signalements, ou de décisions médicales contradictoires les obligeant parfois à reprendre leur service contre l’avis de leur médecin traitant. Le suicide chez les policiers et les gendarmes demeure un sujet trop souvent tabou, alors qu’il devrait être au cœur des préoccupations des administrations d’emploi. L’identification précise des causes est indispensable afin de lutter efficacement contre ce phénomène qui fragilise notre profession.

Des témoignages de terrain et des études récentes pointent les mauvaises conditions de travail, l’épuisement professionnel, un management inadapté, le manque de reconnaissance, la perte de sens et l’absence d’une vision positive du métier, ainsi que le dénigrement médiatique et les suspicions permanentes, comme des facteurs majeurs du malaise chez les policiers.

Malgré les alertes, les signalements et les pistes évoquées par les personnels, leurs représentants et les équipes des SSPO, il est regrettable de constater que le silence et l’absence de dialogue restent trop souvent la norme, alors que les chiffres et les témoignages appellent à une mobilisation urgente.