Syndicat de police. Ministère de l'Intérieur. Quatrième puissance syndicale du ministère de l'Intérieur et première force d'opposition de la police nationale !
Vendredi dernier, un policier, marié, père de deux enfants s’est suicidé à son domicile.
Lionel D, Major, affecté à Rouen, ayant exercé de nombreuses années dans le Val d’Oise était très apprécié selon ses collègues.
Nous ne pouvons que déplorer ce passage à l’acte qui n’est pas anodin et démontre une fois encore la difficulté d’exercer le métier de policier et l’impact que cela a sur la santé de nos collègues et sur leur entourage familial.
Tellement de choses pourraient être mises en place pour accompagner et améliorer le quotidien des policiers et celui de leurs familles…
Les mots ne suffisent plus, il faut des actes forts !!!
Notre cœur est peiné, nous accompagnons l’immense douleur de la famille et des proches de Daniel parti trop tôt.
Des conditions d’accueil indignes pour des centaines de policiers venus en renfort sécuriser les jeux olympiques de Paris 2024.
Des budgets pharaoniques pour les jeux olympiques de Paris 2024 en partie réussis jusqu’alors, mais des miettes pour les policiers.
Les règles du jeux revues au fil du temps et des engagements non tenus : Logements insalubres, délais de route, heures supplémentaires, jours de repos avant et après la mission, vacations à rallonge, relèves parfois « chaotiques », autant de sujets qui semblaient avoir été réglés durant les multiples réunions tenues entre les organisations syndicales représentatives et l’administration. L’engagement des policiers et le sacrifice de leur famille durant cet été est total. Nous espérons que les engagements pris par l’administration seront désormais tenus et eux aussi à la hauteur de l’événement et de l’engagement des agents. Ainsi, les organisateurs du pôle sécurité pourraient se voir décerner une médaille de bronze voire d’argent à défaut d’avoir gagné la médaille d’or jusqu’à présent…
C’est hier, vers 19H15, non loin des Champs Elysées à Paris, qu’une nouvelle attaque au couteau a eu lieu contre un policier le blessant gravement à la tête. L’auteur des faits, Ibrahima K, 27 ans est décédé à la suite d’un tir de riposte d’un jeune policier. Selon le parquet de Nanterre, l’assaillant serait l’auteur du meurtre commis quelques heures auparavant sur un adolescent de 17 ans poignardé au moins à quatre reprises. L’auteur des faits était déjà connu des services de police.
Nous souhaitons beaucoup de force et un prompt rétablissement à notre collègue blessé, nous saluons l’ensemble des policiers intervenants et particulièrement le courage du jeune policier qui a permis la neutralisation du criminel évitant vraisemblablement d’autres victimes.
Le Préfet de police de Paris Laurent Nunez dans ses déclarations d’hier a apporté à plusieurs reprises son soutien chaleureux aux policiers intervenants.
Au regard de la multiplication des attaques à l’encontre des citoyens et des forces de l’ordre, nous pensons qu’il est nécessaire de mener une réflexion sur le cadre légal concernant la légitime défense et le CSI qui devraient être plus protecteurs pour les FDO en charge de la sécurité de nos concitoyens.
Ainsi le fait de supprimer l’automaticité de la garde à vue immédiatement après une action de police, permettrait non pas de placer l’agent « au-dessus des lois » mais de lui reconnaître un statut particulier, tout comme il en existe un, pour les magistrats, les parlementaires, les diplomates mais aussi les militaires etc… Rappelons que la GAV est particulièrement traumatisante pour un représentant de l’ordre et vécue comme une présomption de suspicion, qui plus est lorsque il pense avoir fait son métier. Rappelons que l’agent des forces de l’ordre bénéficie de garantie de représentation et qu’il est peu probable qu’il prenne la fuite à l’autre bout du monde. Cette requête de l’ensemble des agents ne vient aucunement s’opposer à la nécessité d’une enquête systématique, d’une instruction judiciaire et qu’il ne s’agit en aucun cas de se voir délivrer un permis de tuer comme les détracteurs des FDO voudraient le faire croire. Il s’agit là de ne pas décourager les policiers, les gendarmes, dans ces temps difficiles, qui pourraient réfléchir à deux fois avant d’intervenir et de s’engager dans une situation à risque et dans laquelle un agresseur, un auteur, un criminel serait susceptible de faire des victimes.
Nous souhaitons beaucoup de courage aux forces de sécurité présentent sur notre territoire 24H/24H, 7J/7 pour assurer la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens, derniers remparts face à la criminalité.
Comment se peut-il que ces logements insalubres et indignes aient pu être sélectionnés et réservés par notre administration pour y loger des élèves gardiens de la paix venus renforcer les effectifs sur les Jeux Olympiques de Paris 2024 durant l’été ?
Pire, comment se fait-il que l’organisme CROUS de Paris puisse, en contrepartie d’un loyer, proposer ces logements inhumains et y « parquer » des jeunes gens, des ados, venus étudier sur la Capitale durant au moins une année ?
Les directeurs des CROUS Parisiens accepteraient-ils que leurs propres enfants, leur famille, ou eux-mêmes soient logés dans de tels taudis. Nous ne pouvons croire un instant, qu’ils n’aient jamais été informés de la situation désastreuse et des conditions lamentables dans lesquelles ils logent des milliers de jeunes étudiants. Face à ces manquements, à leur indifférence et à la maltraitance subie par ces élèves, nous considérons de fait que ces directeurs ne sont plus dignes de confiance et doivent être renvoyés instamment de leurs fonctions avec l’interdiction définitive d’exercer dans la fonction publique.
Les élèves Policiers ne sont pas des chiens !!!
Ces jeunes recrues comme l’ensemble des policiers et des agents de la fonction publique, ont entre autres devoirs, celui d’exemplarité et le devoir de respect régulièrement rappelés durant la scolarité et particulièrement à leur arrivée sur Paris. Comment pourrait-on expliquer à ces futurs policiers que les exigences à l’égard des responsables du CROUS de Paris (fonctionnaires ou hauts fonctionnaires), ne seraient pas les mêmes et qu’ils pourraient s’affranchir de ces règles essentielles en vigueur dans la fonction publique, alors qu’ils sont en charge de loger et de veiller au bien-être des jeunes, des étudiants.
Nous pointons du doigt également les manquements au sein de notre administration concernant l’organisation de l’accueil des agents, en particulier dans ces CROUS parisiens où les vérifications n’ont à l’évidence pas été faites. Quelle image désastreuse est donnée à nos jeunes recrues que nous avons déjà tant de mal à recruter. Gageons que cette situation est anecdotique et ne se répète pas au fil de la prise en compte des hébergements.
Pour finir sur une note positive, bien que nous regrettions qu’il n’en fût pas de même pour les forces de sécurité engagées sur les JO, voici un article du site Olympic Games Paris 2024 qui communique sur le village d’accueil des athlètes et l’état d’esprit autour du projet; Un état d’esprit dont nos directions auraient bien fait de s’inspirer…
UN VILLAGE PENSÉ AVEC LES ATHLÈTES
« Il était impossible pour Paris 2024 de concevoir le Village olympique et paralympique sans recueillir les avis éclairés de ceux qui sont concernés ; les athlètes eux-mêmes. Des athlètes des cinq continents ont pu s’exprimer sur leur vision du Village idéal, grâce à la richesse de leur expérience et de leurs anecdotes. Piloté par la Commission des athlètes de Paris 2024, un manifeste résume leurs remarques et exigences et guidera l’aménagement du site, pour un Village par les athlètes, pour les athlètes ».
Une tentative d’assassinat, lundi soir sur un militaire de l’opération sentinelle en patrouille dans la Gare de l’Est à Paris. L’auteur des faits, Christian INGONDO, 40 ans, d’origine Congolaise, naturalisé Français en 2006, n’en est pas à son premier coup d’essai. En janvier 2018, d’un geste gratuit, il poignarde à mort Andy, un jeune homme de 22 ans à la station RER de Châtelet les Halles. Son passé judiciaire est déjà fourni : violences volontaires par conjoint en 2012 et 2014, outrage sur personne dépositaire d’une mission de service public et en 2016 violences volontaires avec ITT de plus de 8 jours.
Déclaré irresponsable pénalement en raison de problèmes psychiatriques immédiatement après le meurtre du jeune homme Andy, il est hospitalisé. Présenté le 05 juin 2020 devant la chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Paris, il est officiellement déclaré pénalement irresponsable. Son hospitalisation d’office est prononcée, assortie de mesures de sûreté et d’interdiction de porter une arme.
La société se pense à l’abri de cet individu qui souffre semble-t-il d’une probable maladie schizophrénique évolutive selon les experts psychiatres en charge du dossier. Jugé imprévisible, dangereux, on l’imagine hospitalisé, soigné et pris en charge.
Six ans se sont écoulés après la mort d’Andy et nous apprenons que le tueur Christian INGONDO, est libre de ses faits et gestes, qu’il était lâché dans la nature, déambulant au cœur de la capitale, à la veille d’un événement exceptionnel, porteur d’un couteau dont il allait se servir pour attaquer de nouveau lundi soir un militaire en patrouille, pour le tuer et ainsi, selon lui, venger les siens qui sont tués par les militaires français.
Ce nouvel acte de tentative d’assassinat soulève des questions qui nécessitent des réponses, sachant que le tueur Christian INGONDO a été jugé, selon la loi, irresponsable pénalement en raison de son manque de discernement.
Comment se fait il qu’il soit en liberté seulement six ans après avoir commis un meurtre alors qu’il devrait être dans un établissement psychiatrique médicalisé et adapté permettant ainsi d’assurer la protection des citoyens ?
Quelles sont les responsabilités « partagées » des experts, des psychiatres et des magistrats qui ont été garants de l’absence de dangerosité pour lui-même ou autrui de Christian INGONDO, au point de le laisser libre en société, sans aucun « garde-fou », lui permettant alors de reproduire cet acte criminel ?
Monsieur INGONDO pourra-t-il, de nouveau, recouvrer sa liberté prochainement grâce à la mansuétude et la bienveillance de ces professionnels prêts à risquer la vie d’honnêtes citoyens pour le bien-être d’un criminel fut il malade ?
Nous saluons ce soldat attaqué lundi soir, grièvement blessé, frôlant la mort, ainsi que ses camarades. Nous lui apportons tout notre soutien et déplorons qu’il ait été la victime physique, encore une fois, de décisions et de choix pour le moins hasardeux.
Il ne s’agit pas dans notre propos de dénoncer et de pointer des coupables mais bien de cibler des dysfonctionnement dans notre justice afin d’éviter que des drames similaires ne se reproduisent dans l’avenir.
Nous ne nous résignons pas à devoir compter les victimes parmi la population et dans nos rangs comme si cela était une fatalité contre laquelle nous ne pourrions rien.
UN DE PLUS… Mardi dernier, un policier des Yvelines, affecté au CRA, un collègue, s’est suicidé. Il s’est donné la mort, chez lui, avec son arme de service…
Bien sûr, comme le veut la formule : « Les circonstances de ce drame ne sont pas connues et une enquête est en cours… ». Pour notre part, nous ne nous satisfaisons pas des nombreuses conclusions d’enquêtes (internes) qui, le plus souvent, justifient ce passage à l’acte par des difficultés d’ordre personnel ou familial rencontrées par l’agent. Ceci tend à décorréler ainsi la vie professionnelle de la vie privée comme si cela n’avait aucun lien, en faisant fi des difficultés liées au travail vécues quotidiennement par les policiers. A savoir, la disponibilité récurrente (rappels, suppression des congés, décalages…), le stress, les conditions de travail dégradées, le suremploi, l’épuisement professionnel, la perte de sens du métier, un management inapproprié parfois toxique, un accompagnement psychologique insuffisant, une tension permanente, à l’extérieur mais aussi à l’intérieur, la nécessité de répondre à tous les maux de la société malgré des moyens insuffisants, le manque de reconnaissance, le sentiment d’abandon, le droit à la « présomption de suspicion » systématique, le sentiment d’avoir une épée de Damoclès en permanence au dessus de la tête, la crainte d’une intervention qui pourrait mal tourner, de se retrouver devant une justice intransigeante, etc, etc.…). Toutes ces causes ont de facto un impact négatif sur la vie privée de l’agent et à fortiori sur sa vie sociale et familiale à long terme, ainsi que sur ceux qui l’entourent.
Ne pas en faire état équivaut à nier le problème et à ne pas vouloir regarder la vérité en face.
Face à la souffrance des familles des policiers, des gendarmes et plus largement des forces de sécurité, auxquelles nous nous associons, nous devons la vérité et veiller à ce que tout soit mis en œuvre pour renverser la situation dramatique des suicides dans nos institutions.
Nous déplorons une fois encore des blessés parmi les FDO occasionnés à l’issue du résultat du second tour des élections législatives de 2024 par des groupuscules d’extrême-gauche, ultra violents.
C’est ainsi qu’un policier Républicain, CRS, fonctionnaire au service du public, a fait l’objet, hier dans la soirée à Nantes, d’une tentative d’homicide (volontaire), brûlé aux avant-bras au second degré, après avoir été visé par le jet d’un cocktail Molotov (engin incendiaire classé en catégorie A2 par la législation française dans les armes à feu et matériel de guerre), utilisé essentiellement dans les pays en guerre.
Alors qu’étaient redoutés des heurts et des échauffourées en cas de victoire du Rassemblement National, nous aurions pu espérer hier soir à vingt heures qu’il n’en serait rien à l’annonce des résultats et que la démocratie serait alors respectée. C’était sans compter sur des extrémistes révolutionnaires de gauche, des anarchistes et des décérébrés chauffés à blanc durant ces dernières semaines pour casser, piller, brûler et attaquer les forces de sécurité.
D’où les questions suivantes :
Qui sont les barbares qui ont déferlé dans les rues de Paris, de Nantes et d’ailleurs à l’origine de ces exactions ?
Quelles sont les raisons, les causes et les explications permettant de justifier le recours à de tels actes, délictueux et criminels, alors même que les résultats tendent plutôt à satisfaire le choix idéologique du plus grand nombre d’entre eux ?
D’où vient le véritable danger et qui doit-on craindre ?
Le RN dont on a dit que ce serait le retour de la peste brune ou le NFP recomposé avec les extrêmes gauches radicales dont il a été vanté le respect de l’arc Républicain ?
Il n’aura fallu qu’une soirée pour que cette extrême gauche radicale s’adonne au chaos, avec la complicité de ses dirigeants qui ne dénoncent et ne condamnent jamais les exactions commises par leurs sympathisants, ni même les propos abjects tenus par certains dans leur rang. Hier encore la démonstration fut faite de leur haine et de leur intolérance face à un avis divergent. Chaque occasion (mouvements sociaux, faits divers, etc…) est exploitée en usant de la violence pour affaiblir nos Institutions et aboutir au chaos. Le droit de manifester, cher à notre Constitution et à notre Démocratie est régulièrement confisqué aux concitoyens Français par ces hordes pour en faire le théâtre de champs de bataille, notamment en s’en prenant aux forces de l’ordre. Rien d’étonnant lorsque perpétuellement, des individus, des personnages publics et politiques scandent des propos haineux à l’encontre des forces de sécurité, tels que « tout le monde déteste la police » ou encore des slogans comme « policiers suicidez-vous! », « la police tue ! », sans que jamais, ces mêmes personnes n’évoquent les victimes sauvées chaque jour, tout comme lors du drame du Bataclan, par cette police qu’ils définissent comme raciste et meurtrière, suscitant la détestation et incitant ainsi des jeunes écervelés à tuer des policiers; Qui plus est lorsqu’un chef de file renonce à condamner une affiche stipulant : « un policier mort = un vote RN en moins » et la justifie en déclarant: « …on peut rigoler quand même !… »
Qui, à l’extrême gauche, des verts à la LFI, pour condamner et dénoncer ces agissements intolérables, avec la même ferveur et la même énergie que lorsqu’ils accusent les forces de l’ordre de riposter avec des LBD ou des flashballs face à des tentatives de meurtre à l’aide d’engins explosifs, incendiaires ou autres.
Qui parmi eux pour souhaiter un prompt rétablissement à ces collègues, blessés, brûlés parfois mutilés à vie ???
Nous, nous souhaitons du courage à nos collègues blessés, à leurs familles, à tous les policiers, gendarmes et autres forces de sécurité sans qui le désordre régnerait et dont les premières victimes seraient certainement parmi ceux qui scandent et crient: « TOUT MONDE DETESTE LA POLICE !!! » et ceux qui veulent la désarmer…
Nous vous avions fait part de la réunion organisée par l’administration, dont le sujet était la pratique du sport dans la police Nationale, intitulée « mission sport police », à laquelle nous avions participé le 12 octobre 2023 en compagnie des autres organisations syndicales.
Suite aux nombreux échanges qui ont eu lieu sur la base des résultats du sondage IPSOS, commandé par Monsieur le DGPN, effectué durant le mois de juin 2023 auprès des agents, il est apparu très clairement que la plupart des services étaient en carence concernant la pratique du sport en leur sein.
Il semblerait selon les premiers éléments dont nous disposons à ce jour que ces échanges aient été constructifs et qu’enfin des mesures claires soient prises pour que chaque agent, quel que soit son service puisse exercer les deux heures de sport hebdomadaires prévues dans le règlement intérieur.
En attendant cette note, voici les premières informations :
Séance de sport de deux heures hors temps de trajet (celui-ci ne faisant pas parti de l’activité physique).
Régularité de la pratique sur le temps de travail.
Note dans chaque service précisant les modalités de la pratique sportive.
Compte-rendu annuel par le responsable hiérarchique concernant la pratique du sport dans les services.
Séances adaptées aux capacités physiques de chaque agent.
En cas de contraintes temporaires, possibilité de réduire à 1H.
Suspension de l’activité physique et sportive uniquement dans le cas d’événements exceptionnels particulièrement graves…
Ainsi et grâce à cela, chaque agent devrait pouvoir effectuer et pratiquer une activité physique et sportive qui lui est adaptée et ce régulièrement, sans essuyer le refus systématique de certains Chefs de service peu scrupuleux de la santé des agents et peu enclins à la pratique du sport durant le temps de service, prétextant trop souvent la nécessité de service ou la disponibilité opérationnelle, ou encore, utilisant le sport comme moyen de pression permettant de récompenser ou sanctionner un service ou un agent en octroyant le droit ou pas de le pratiquer.
Le sport ne doit plus être la variable d’ajustement dans les missions dévolues aux policiers mais il doit faire partie intégrante de notre métier.
Comme vous le savez, la pratique du sport dans la police est un sujet qui nous tient particulièrement à cœur depuis des années et nous n’avons eu de cesse de défendre la possibilité de le pratiquer au sein de tous les services, car au-delà d’améliorer la condition physique et la santé des agents, il a des vertus positives sur le bien-être et il est vecteur de valeurs essentielles dans notre métier ( respect, solidarité, convivialité, humilité…).
Pour finir, nous tenons à saluer la Commissaire Générale de police Rachel COSTARD, cheffe de la « mission sport police » ainsi que l’ensemble de son équipe, pour le travail rigoureux effectué ayant permis de recueillir, l’avis des agents à travers l’analyse minutieuse des réponses effectuées lors du sondage de juin 2023, ainsi que celui des organisations syndicales en démontrant un intérêt certain et une écoute attentive, aux difficultés et aux arguments exposés mais aussi aux questionnements et aux solutions que l’on pouvait y apporter. Nous accueillons avec enthousiasme le résultat des travaux annonçant de nouvelles mesures permettant de faciliter la pratique du sport dans la police en édictant pour ce faire, de nouvelles règles.
Enfin, nous espérons que nos collègues PATS et PTS pourrons bénéficier très prochainement des mêmes conditions favorables à la pratique du sport au service, qui plus est pour celles et ceux qui opèrent régulièrement à l’extérieur aux côtés de nos collègues notamment sur des scènes criminelles.
Tous solidaires pour la défense des droits des policiers et personnels civils du ministère de l’Intérieur
A l’heure où les policiers sont devenus des cibles, alors que le ministère de l’Intérieur reconnait le chiffre de 15 000 policiers blessés en 2023 du fait des violences commises à leur encontre et de son augmentation au fil des années, il existe encore des chefs de service inconscients voulant imposer des patrouilles à deux agents composées seulement d’un policier actif (titulaire) plus un policier adjoint ou réserviste et autres aberrations du genre.
Cette prise de liberté à l’encontre du règlement met en péril la patrouille et engage la responsabilité administrative et pénale du donneur d’ordre, notamment lorsqu’il en a été avisé précédemment, pour défaut et manquement aux articles :
111-9 du RGEPN « …l’autorité hiérarchique veille à la sécurité et à la protection de la santé des agents placés sous sa responsabilité… ».
Article R. 434-6 du Code de déontologie de la PN/GN – Obligations incombant à l’autorité hiérarchique, paragraphe I : Le supérieur hiérarchique veille en permanence à la préservation de l’intégrité physique de ses subordonnés. Il veille aussi à leur santé physique et mentale. Il s’assure de la bonne condition de ses subordonnés.
La seule règle qui prévaut quant à la composition des patrouilles est la suivante :
Article 181 du RIPN : Composition de la patrouille. L’effectif minimum d’une patrouille est de deux sous-brigadiers ou gardiens de la paix : Il peut être augmenté en fonction des circonstances et des effectifs disponibles.
Est-il nécessaire de rappeler que les statuts et la formation professionnelle des policiers actifs (titulaires) et des contractuels (policiers auxiliaires, réservistes, cadets, élèves gardiens) diffèrent ainsi que leurs prérogatives. Factuellement, seuls les policiers actifs sont formés au maniement des bâtons de défense (tonfa, matraque télescopique) mais aussi à l’usage du PIE (taser) ou encore du pistolet mitrailleur dont ils peuvent être équipés lors des patrouilles. De plus, dans le cas d’une patrouille composée d’un unique agent actif cela fait peser l’intégralité des responsabilités et des décisions sur ses seules épaules. Il est malhonnête intellectuellement de laisser à penser qu’un agent contractuel aurait des compétences en tous points similaires à celles d’un policier actif (titulaire), acquises tout au long de la formation initiale notamment dans les domaines de la procédure pénale, du cadre réglementaire en intervention, de l’articulation du Code Pénal et du Code de Procédure Pénale, des mises en situation, des FTSI, etc…
Nous pouvons également nous interroger sur le suivi et la mise en pratique de la formation continue des agents contractuels lorsque nous constatons qu’elle fait cruellement défaut déjà auprès des policiers actifs (titulaires).
Alors que bon nombre de directeurs, de chefs de service, d’Officiers, conscients des risques encourus par leurs agents donnent pour instruction de composer des équipages à deux gardiens de la paix à minima, d’autres chefs irresponsables s’obstinent à imposer l’unique présence d’un policier actif (titulaire) par équipage. Sont-ils à ce point déconnectés de la réalité du terrain qu’ils ne sont plus conscients des dangers qu’encourent les équipages ?
C’est pourquoi, plutôt que de devoir faire des minutes de silence en hommage à nos collègues morts en service à cause de mauvaises décisions prises, nous faisons le choix de lutter en dénonçant ces agissements afin que des mesures soient prises en plus haut lieu et pour qu’enfin partout, dans tous les commissariats de France, la composition des patrouilles soit à la hauteur du danger auquel elles sont confrontées aujourd’hui et ce quels que soient les prétextes invoqués (élections, JOP, cérémonie, garde hôpital, 2ème patrouille, etc…), par une partie de la hiérarchie semble-t-il plus soucieuse de leurs statistiques que du sort des agents de terrain.
Tous solidaires pour la défense des droits des policiers et personnels civils du Ministère de l’Intérieur
Il lui aura fallu seulement 12mn10, lors de cette émission pour que Monsieur Mélenchon, qui s’est toujours prétendu « présidentiable » et « premier-ministrable » pour ces législatives, fasse cette déclaration honteuse…
Cet homme qui déclarait: « La république c’est moi!!! » tout en bousculant sa collaboratrice et un agent de police puis vociférant sur un magistrat, a déclaré il y a deux jours que l’ « on peut rigoler! » concernant la mort de policiers. On le connaissait anti-flics ! On l’a découvert antisémite ! Quel sera son prochain bon mot, plus « Trash » encore pour attiser davantage la haine à l’égard de nos compatriotes et contre les forces de sécurité.
L’inquisiteur, Mélenchon, capable de la plus grande clémence à l’égard de ses affiliés, quand bien même ils commettent des faits répréhensibles et condamnables, (Affaire Quatennens « sic ») est prêt à condamner et à envoyer au « bûcher » le moindre contradicteur ou opposant politique selon la méthode Mao Zedong.
Cet individu à travers ses propos abjects récurrents, ses appels incessants, idéologiques à la désobéissance et à l’insurrection est dangereux pour notre démocratie et la République.