Syndicat de police. Ministère de l'Intérieur. Quatrième puissance syndicale du ministère de l'Intérieur et première force d'opposition de la police nationale !
Selon nos sources présentent sur place, 3 de nos collègues de la BAC ont été blessés par arme à feu, l’un gravement à la jambe entrainant une hémorragie, le second à l’épaule et le troisième à la mâchoire et à l’œil.
Nous indiquons ces précisions sous toutes réserves afin de comprendre qu’il ne s’agit pas de blessures anodines et sans conséquence pour leur vie future tant personnelle que professionnelle.
Nous apportons tout notre soutien à nos collègues gendarmes et policiers qui font preuve d’un grand courage faisant face à des individus équipés d’armes à feu, d’un immense sang froid, ne cédant pas à ces violences et n’utilisant pour se défendre que des armements non létaux malgré la menace et l’épuisement dû à la situation.
Nous pensons aussi à ces citoyens qui tentent de protéger leurs familles et leurs biens malgré des moyens dérisoires.
Souhaitons que cette situation d’insurrection prenne fin au plus vite afin que plus une victime ne soit à déplorer.
Un réveil encore douloureux aujourd’hui lorsque nous avons appris la mort durant la nuit d’un gendarme engagé sur les émeutes de Nouvelle-Calédonie suite à un tir accidentel d’un camarade.
L’un de ces milliers d’anges gardiens qui assurent la sécurité des concitoyens, trop souvent au péril de leur vie.
Toutes nos pensées vont à leurs familles, leurs proches et leurs camarades.
Ce jour nous déplorons encore la mort d’un jeune gendarme de 22 ans, tué par balle lors d’une mission de rétablissement de l’ordre durant les émeutes en cours en Nouvelle-Calédonie.
Nous demandons que des mesures soient prises pour que la peur change de camp et que les tueurs de gendarmes, policiers, personnels pénitentiaires et autres agents du service public soient certains de finir leurs jours en prison.
Nous partageons le deuil de la famille et des proches de ce jeune gendarme parti trop tôt et la tristesse de ses frères d’arme.
En ce jour particulièrement douloureux pour le personnel de l’administration pénitentiaire qui honore leurs camarades morts lors du transfert d’un détenu, nous apprenons que l’établissement pénitentiaire de Toul a prévu et propose le 27 juin prochain, une visite du château de Versailles (distant de 350 km et 4 heures de route), un pique-nique et une promenade pour 10 ou 15 prisonniers.
A qui doit-on cette bonne idée??? Malgré le manque de moyens, le manque de personnel dans les prisons et un précédent le 04 mai 2022 lors de la visite du zoo d’Upie dans la Drôme où un détenu (incarcéré pour extorsion, viol) avait pris la fuite au nez et à la barbe des 4 agents pénitentiaires en charge des 4 détenus, mobilisant ainsi de nombreux gendarmes et nécessitant la mise en place de barrages.
Nos collègues policiers Versaillais, plus largement du 78, sont déjà largement sollicités et fatigués à l’aube des JOP 2024 et n’ont aucune envie de jouer les nounous pour accompagner des détenus venus visiter Versailles au risque de devoir gérer des tentatives d’évasion.
Nous sommes consternés de constater qu’à l’heure à laquelle les policiers mobilisés cet été pour les JOP 2024 ne sont pas certains de voir leurs enfants accueillis, accompagnés dans des centres aérés ou des colonies de vacances, les rares deniers publics servent au divertissement et au bien-être des détenus.
C’est avec stupeur que nous apprenons durant cette soirée du 09 mai 2024 l’agression de deux de nos collègues du XIII ème arrondissement de Paris blessés gravement par balles par un individu (interpellé plus tôt pour des violences au cutter à l’encontre d’une femme) conduit au commissariat. L’agresseur s’est emparé de l’arme de l’un des deux policiers alors qu’il le soumettait aux tests de dépistage d’alcoolémie.
Une enquête est en cours.
Toutes nos pensées vont à nos deux collègues que nous accompagnons dans le combat qu’ils doivent désormais mener pour survivre mais également à leurs familles et à leurs proches empreints de douleurs et de doutes, ainsi que toute notre solidarité à l’ensemble du corps des policiers.
A « J » – 95 des jeux olympiques de Paris, trop de questions restent sans réponse…
Alors que l’ensemble des effectifs consent à faire le sacrifice de vacances en famille ou en couple, l’ administration n’est toujours pas en mesure de communiquer aux agents « volontaires » s’ils sont mobilisés en dehors de leur résidence administrative, sur la capitale ou dans les villes de province qui accueillent des épreuves.
Les personnels s’interrogent sur les conditions d’hébergement durant leurs déplacements (lieux, qualité d’hébergement, environnement, etc…) , mais aussi sur la capacité de pouvoir se restaurer correctement durant l’intégralité des missions pouvant se prolonger plusieurs jours.
Ils s’interrogent à juste titre sur la prise en charge de leurs enfants durant cet été, qui certes pour « les plus chanceux » partiront une quinzaine de jours en colonies de vacances ou en centres aérés (lorsqu’ils sont mis en place à l’initiative de certains départements soucieux d’accompagner les agents) , mais qui dès leurs retours devront trouver seuls des solutions et financer des modes de garde pour leurs enfants, notamment les plus jeunes.
Quid des enfants qui ne bénéficieront pas de ces dispositifs faute de places suffisantes ou d’infrastructures disponibles sur leurs communes.
Qu’en est-il des agents qui ne sont pas volontaires pour des missions extérieures??? Il semblerait qu’ils fassent l’objet de pression et soient « désignés volontaires d’office », grâce à des méthodes managériales pour le moins contestables.
Quid du sort des enfants dont les parents auront été désignés durant ces trois derniers mois précédents les JO ?
En ces temps troublés, les policiers parfois fatigués, usés, répondent néanmoins présents, sans cesse sollicités, ils sont sur tous les fronts depuis de trop nombreuses années (attentats, mouvements sociaux, épidémie, événements sportifs, opérations en tous genres, anti-rodéos, places nettes, vigipirate urgence attentat, etc… ). Il nous apparait comme évident que ces policières et policiers, ces femmes et ces hommes, ces parents, dévoués à la sécurité de toutes et tous, méritent que soient apportées des réponses concrètes, dans des délais brefs à leurs légitimes interrogations dont ce silence pesant ne fait qu’ajouter stress et angoisse à une profession déjà fragilisée et en manque de reconnaissance.
C’est pourquoi également nous considérons comme impératif et urgent que soit acté et entériné par le Ministère des finances, le budget nécessaire à l’attribution des modestes primes JO 2024 à destination de l’ensemble des personnels engagés, comme cela était évoqué et souhaité par Monsieur le Ministre de l’Intérieur.
Les J.O ont un coût, certes, mais il n’y a pas de raison pour que des économies soient faites sur le dos des policiers et de leurs familles !
Notre priorité… Améliorer le quotidien des personnels !!!