



Assez de ces déclarations, de ces discours devenus insupportables devant les corps mutilés de nos camarades, les corps froids de nos amis, disparus parce qu’un meurtrier en a décidé ainsi en ne s’arrêtant pas et fonçant délibérément sur un policier, un gendarme, un douanier.
Face à l’hécatombe, les discours ne suffisent plus, il faut des actes forts.
Comment peut-on prétendre faire la guerre au narcotrafic, éradiquer le crime organisé lorsque les agents des forces de sécurité n’osent plus faire usage de leurs armes (au risque d’être poursuivis pour homicide volontaire et finir en prison), alors même que leur vie, leur intégrité physique est menacée face à des criminels prêts à tout pour fuir, utilisant des armes ou leur véhicule comme tel. Ceux-ci en revanche, ne sont poursuivis, trop souvent, que pour homicides involontaires ou encore violences ayant entrainé la mort sans intention de la donner ou simplement pour des violences sur PDAP comme par exemple lorsqu’un policier municipal est fauché par une moto cross à Shiltigheim.
Il est indispensable que le législateur s’empare de ce fait devenu « la norme » qui considère qu’un agent faisant usage de son arme dans pareille circonstance est « un criminel ». C’est pour cela que nous ne cessons d’exiger un cadre légal spécifique, plus protecteur que la légitime défense et l’article L 435-1 du CSI, qui mettrait à l’abri de poursuites pénales criminelles, un agent des forces de sécurité qui dans le cadre de sa fonction, en mission, ferait usage de son arme dès lors que sa vie serait en péril ou son intégrité physique gravement menacée étant entendu que l’enquête déterminerait toujours, à l’issue, la pertinence de l’usage de l’arme ou de la force.
La peur doit changer de côté et ne doit plus être seulement du côté des forces de l’ordre.
Nous souhaitons un prompt rétablissement à notre collègue gendarme.


Il y a 10 ans, Hamed MERABET, policier primo-intervenant, et Franck BRINSOLARO du SDLP en charge de la sécurité du personnel de Charlie Hebdo, étaient lâchement abattus par des illuminés alors qu’ils tentaient d’intervenir pour préserver des vies…

Nous ne vous oublions pas vous les anonymes au combien essentiels à la sauvegarde de la paix et à la préservation de la liberté d’expression dans notre pays.



En cette période de fêtes de fin d’année, nous pouvons imaginer la tristesse et la douleur de la famille et des proches de Yannick.
Brigadier-chef à la CRS 40 il aurait mis fin à ses jours ce vendredi à son domicile. Une enquête est en cours.
Nous présentons nos condoléances à l’ensemble de sa famille, de ses proches et de ses camarades.
21 ème suicide en 2024 dans la police.

Le juge des libertés de Nice a dû être convaincu par le visionnage de la vidéo et les arguments de ces sauvages et de leurs avocats quant aux garanties de représentation, en l’absence de risque de réitération et de trouble à l’ordre public pour leur assurer la liberté jusqu’à l’audience. Cela malgré le passé de certains, et la violence de la vidéo dans laquelle pourtant à plusieurs reprises il est dit: « ils sont morts, c’est bon ils sont morts!!! » et où l’on peut y voir ces sauvages, tels des charognards sur leur proie, s’acharner à coups de pieds dans la tête des victimes couchées au sol, déjà groggys et inanimées.
Comment dissuader des barbares ou des apprentis criminels de commettre de tels actes lorsque le message donné est l’impunité. Dans une société de plus en plus violente à l’égard des honnêtes gens et des personnels censés garantir la sécurité, il y a des décisions de justice et des messages qui sont un coup de poignard dans le dos des policiers et un crachat à la face des forces de sécurité plus généralement.
Soucieux de l’indépendance de la justice et respectueux de ses décisions, notre syndicat tout comme l’ensemble des policiers n’est pas dupe du traitement judiciaire des violences faites à leur encontre versus « les bavures », sévèrement sanctionnées lorsqu’ils sont mis en accusation, souvent à tort.
Il ne fait aucun doute que l’ensemble des magistrats et procureurs exercent leur métier avec professionnalisme et droiture, mais est-il possible, sans être soupçonné de vouloir remettre en cause l’indépendance de la justice de porter une réflexion voire une critique, sur le fait que certains puissent juger aussi en fonction de leur sensibilité idéologique ou encore d’une opinion personnelle, qui comme en la matière peut être en contradiction avec la requête du Parquet et du juge d’instruction. Doit on systématiquement écarter la possibilité d’une erreur de discernement, d’une faute professionnelle ou d’une incompétence alors que cela peut être dénoncé dans l’ensemble des professions aussi prestigieuses fussent-elles, à l’instar d’un médecin, d’un chirurgien d’aucun ne remettrait en cause le diagnostic mais qui devrait se justifier à la suite d’une erreur médicale, ou encore d’un enseignant, d’un chercheur, d’un scientifique qui commettrait une faute professionnelle.
Nous réclamons une application stricte du Droit et du Code Pénal dont la peine peut être de sept années d’emprisonnement et 100 000 euros d’amende (hors les cas de mutilation, d’infirmité permanente et de mort), gageons que le Tribunal en charge de cette affaire sanctionnera avec une sévérité exemplaire les auteurs de ce déferlement de haine.

La décision incompréhensible du juge de la liberté et de la détention de Nice à la suite de l’agression de deux policiers commise par cinq malfrats jeudi dernier et remis en liberté à la hâte ce samedi soir.
La vidéo parle d’elle même et fait état de la violence des coups de pieds et de poings assenés aux policiers justifiant la demande de détention provisoire réclamée par le Procureur de la République de Nice à l’encontre des agresseurs. Que faut-il au JLD pour ordonner la mise en détention provisoire de ces sauvages et ainsi protéger la société.
Si les policiers ne bénéficient pas du soutien des magistrats lorsqu’ils sont agressés en raison de leur profession et lorsqu’ils interviennent comment peuvent ils garantir à l’avenir la protection de nos concitoyens, des institutions et de ses représentants. Faut il attendre que ces représentants soient eux- mêmes un jour victimes pour qu’ils se sentent concernés et qu’ils consentent à prononcer des sanctions justes et fermes???
Nous jugerons sur pièce mardi prochain à l’issue du procès, lors de la comparution libre des 5 auteurs, de la sanction qui leur est appliquée et de la confiance que nous pouvons accorder à la Justice que nous nous efforçons de protéger aussi quotidiennement.