02 jours de carence supplémentaires, 90% seulement de l’indemnité journalière les jours suivants ! Et ensuite?

Un nouveau rapport de la DGAFP vient contredire le Ministre de la Fonction Publique qui aurait constaté une augmentation significative des jours d’absence dans le public par rapport au privé justifiant ainsi cette mesure.

Alors que l’ensemble des syndicats des branches de la fonction publique ainsi que du secteur privé sont capables de constituer des intersyndicales pour défendre les intérêts communs des travailleurs, les syndicats de police en sont encore à s’invectiver plutôt que de lutter côte à côte pour conserver des droits…

Nous appelons les syndicats représentatifs à cesser ces guéguerres intestines et à faire preuve de maturité pour initier dans l’intérêt de tous, des intersyndicales regroupant l’ensemble des représentants du personnel ainsi que le plus grand nombre d’agents.

Dans l’attente d’une initiative heureuse les concernant, notre organisation syndicale invite le plus grand nombre des agents du Ministère de l’Intérieur à participer aux rassemblements publics prévus le 05 décembre prochain en contestation à ces mesures injustes et punitives, nous en appelons également à l’intelligence de nos collègues policiers et gendarmes qui encadreront ces rassemblements à exercer avec le plus grand « discernement » face à des personnels soignants, des pompiers, des agents publics, des enseignants, des employés de mairie et autres agents de la justice, des douanes, de la pénitentiaire, trop souvent maltraités ces dernières années.

Des policiers menacés de mort à chacune de leurs missions quotidiennes …

Montauban : la police nationale se dote d'un nouveau véhicule d'intervention

Aujourd’hui encore, au petit matin, des policiers de Villeneuve Saint Georges intervenant sur un différend de voisinage ont été confrontés à un individu très excité, les menaçant de mort en les pointant avec une arme de poing et criant « allah akbar ». Neutralisé par le tir d’un policier, l’homme a succombé à ses blessures. Il est à préciser qu’il était connu pour des faits en lien aux stupéfiants et pour apologie du terrorisme, c’est seulement à l’issue de l’intervention qu’il s’est avéré que l’arme était de type airsoft.

Trop de nos collègues tombent sous les tentatives de meurtre des barbares, des criminels trop assurés que les forces de l’ordre ne feront pas usage de leurs armes de poings administratives pour se défendre. En deux semaines ce ne sont pas moins de trois attaques que les policiers ont subies, l’une au sabre à Lorient, une autre à la hache à Clermont-Ferrand et la dernière en utilisant une hache et un chien d’attaque à Juvisy-sur-Orge. Sans compter les attaques répétées commises par des bandes de sauvages menées à l’encontre des policiers en service qui luttent contre le trafic mais qui font aussi l’objet de chasse à l’homme lorsqu’ils sont hors service.

Un cap est encore franchi après celui de la série récente et régulière de morts et de blessés graves dans nos rangs, commis par des criminels en voiture, certains de savoir que les collègues n’utiliseront plus leurs armes au risque de se voir incarcérés et condamnés publiquement avant tout jugement judiciaire.

Les derniers événements démontrent que les policiers sont terrorisés à l’idée d’utiliser leurs armes létales, pourtant en dotation administrative, même lorsque leur vie est en danger, redoutant les conséquences abyssales judiciaires et personnelles que cela entraine en cas d’utilisation, ne pouvant compter sur aucun soutien.

Les blessures graves infligées récemment à nos collègues lors des dernières interventions sont le fait de l’usage d’armements intermédiaires, non létaux, utiles mais dont l’efficacité est très limitée, cela expose davantage les forces de l’ordre Françaises à une prise de risque, de blessures ou de mort, délaissant l’armement létal et laissant alors l’opportunité aux criminels d’attenter à l’intégrité des policiers et gendarmes.

De nouvelles doctrines d’intervention doivent être étudiées et mises en place après que les retours d’expérience aient été exploités et jugés pertinents afin de garantir la sécurité des intervenants à chacune de leurs missions, ainsi qu’un cadre législatif mieux adapté et plus protecteur les préservant d’un traitement judiciaire équivalent à celui des pires criminels.

En aucun cas il ne s’agit d’octroyer un permis de tuer aux FDO, ainsi que les détracteurs veulent le faire croire, mais d’un permis de ne pas mourir pour les policiers et les gendarmes en charge de protéger la société, en se défendant face à des voyous et des criminels, seuls responsables des conséquences de leurs actes.

Il est à déplorer le manque d’impartialité de certains médias politisés ou « antiflic », qui à l’image de l’un d’eux, ce jour a préféré énoncer le nombre de morts imputés aux FDO plutôt que les circonstances, faisant volontairement fi des raisons, des causes et des détails qui seraient préjudiciables aux mis en cause, nous opposons à cela le chiffre factuel suivant:

  • 100% des honnêtes gens, 100% des contrevenants qui se soumettent aux contrôles et 100% des délinquants et criminels qui se livrent aux forces de sécurité sont vivants, sains et saufs.

Scène d’une attaque au sabre contre un policier d’outre-Atlantique. Calme, empathique, professionnel et formé, ne parvenant pas à dissuader l’assaillant, l’agent à ouvert le feu pour sauver sa vie et celle de son collègue derrière lui. Il ne sera pas inquiété par le système judiciaire et soutenu par son administration.

Lorient: Attaque au sabre de policiers. Afin de ne pas risquer d’être traités comme des criminels en cas d’usage de l’arme, les policiers en sont rendus à risquer leur vie en permanence.

Nous apportons tout notre soutien à l’ensemble des policiers et gendarmes qui interviennent chaque jour pour assurer la sécurité de toutes et tous malgré les difficultés.

Pourquoi les délinquants s’arrêteraient-ils lors des contrôles de police ???

Le refus d’obtempérer suivi de la mise en danger d’autrui et la tentative d’homicide devenus une banalité au point que plus personne ne s’étonne du comportement des délinquants, prêts à percuter en voiture des policiers et des gendarmes afin de fuir un contrôle au risque de les laisser pour morts ou handicapés.

  • Lundi 4 novembre 2024, tribunal de Nice, libération de 4 narcotrafiquants interpellés lors d’un go-fast après avoir tenté de fuir le contrôle en percutant 2 véhicules de la BRI, blessant 1 policier et malgré la détention d’une quantité importante de stupéfiants et une grosse somme d’argent liquide.
  • Jeudi 7 novembre 2024, tribunal de Bobigny, condamnation de 2 policiers à 4 ans de prison avec sursis et interdiction définitive d’exercer. En 2021, ceux-ci avaient utilisé leurs armes administratives après que le chauffard ait tenté de prendre la fuite mettant de fait, la vie des policiers intervenants en danger, mais aussi celle de sa passagère. Neutralisé, le fuyard sera grièvement blessé, malheureusement sa passagère aussi. Durant le procès, les deux policiers n’auront cessé de rappeler qu’ils avaient considéré que leur vie était en danger, en vain. La présidente du tribunal leur demandera : « Est-ce qu’il n’aurait pas mieux valu laisser partir le véhicule ? ».

Peut-être doit-on désormais, tous ensemble, personnels de la police et gendarmes, s’interroger sur la pertinence de cette « question », qui vient certes se confronter aux valeurs et aux motivations de notre engagement à tous dans les forces de sécurité. Mais puisqu’il n’est pas possible d’interroger le fonctionnement de la justice et que nous n’y sommes pas autorisés, ne doit-on pas en effet laisser partir les véhicules en fuite ? Et poursuivant cette logique ou cette théorie, pourquoi ne pas l’élargir à l’ensemble des délinquants et des voyous. Ne devrions-nous pas aussi les laisser partir lorsqu’ils n’obtempèrent pas afin de ne pas les exposer à un risque de blessures ?

Cette « idée lumineuse » a néanmoins un inconvénient, celui d’être punitif uniquement à l’égard des honnêtes gens, des conducteurs qui auront fait le choix d’obtempérer et d’obéir aux injonctions des FDO lors d’un contrôle alors qu’ils auront commis une infraction mineure, laissant en revanche circuler les plus dangereux à bord d’un véhicule, parfois sans permis et sans assurance, alcoolisés, « camés », « chargés », armés ou encore recherchés, peut-être même à bord d’un véhicule volé ayant servi à braquer un véhicule de la pénitentiaire, à kidnapper un enfant dans une maternité ou à « rapter » une jeune fille que l’on retrouvera morte comme cela est trop souvent le cas.

Mais en effet Madame la Présidente, à quoi bon arrêter un véhicule en fuite ??? Ne vaut-il pas mieux le laisser partir ?

Cela aurait l’avantage de nous épargner à coup sûr le risque d’un procès, d’une condamnation, d’une détention ou d’une révocation. Cela nous éviterait le risque de finir handicapé parce que renversé, brûlé ou molesté, cela pourrait épargner aussi la souffrance de nos familles et de nos enfants, mieux encore cela pourrait nous éviter la mort comme notre collègue COMYN, gendarme tué à Mougins le 26 août 2024 par un chauffard, 10 fois condamné et laissé libre, certainement encore pour de bonnes raisons.

Nous voyons aujourd’hui une nouvelle fois que le cadre légal de la légitime défense en l’état tout comme celui de l’article 435-1 du code de la sécurité intérieure sont insuffisants et laissent les policiers et les gendarmes désarmés juridiquement face à des voyous et des criminels de plus en plus violents, sans limites et prêts à tout.

Nous en appelons aux législateurs pour protéger davantage les forces de sécurité et renforcer le cadre légal en cas de riposte, physique ou armée, durant une mission de police face à une attaque ou une menace sérieuse susceptible d’attenter à leur intégrité physique ainsi que l’application systématique d’une peine plancher incompressible et ferme, ainsi seulement, le retour des valeurs opérera et les délinquants n’auront plus ce sentiment d’impunité et la certitude de n’avoir rien à perdre quelque soit leur choix face à des policiers qui eux ont tout à perdre quant à présent.

Nice une décision de justice incompréhensible à la suite d’un « go fast ». Des policiers qui ont le sentiment que leur travail est piétiné!

Vendredi dernier, sur l’A8 à Vidauban, quatre individus sont interpellés lors d’un « go fast » entre l’Espagne et la région de Nice grâce au travail minutieux et acharné des services de la police judiciaire de Nice avec l’assistance de la BRI.

Poursuivis pour :

  • Trafic de stupéfiants
  • Refus d’obtempérer
  • Violences avec arme par destination (véhicule)

Les auteurs âgés de 22 ans à 44 ans sont tous connus défavorablement des autorités. Lundi 05 novembre, en audience correctionnelle à l’issue d’une comparution immédiate, l’affaire est renvoyée et confiée à un magistrat instructeur du fait de sa complexité. Le principal suspect, d’abord placé en détention provisoire, est laissé libre tout comme ses trois complices malgré les faits retenus, mais aussi, un policier blessé et deux véhicules de police percutés lors de l’interception.

  • 11,5 kg de résine de cannabis
  • 2,3 kg de cocaïne
  • 1,6 Kg d’herbe de cannabis
  • 84 780 euros en liquide

Alors que les plus hautes instances de l’Etat admettent et dénoncent à juste titre la mexicanisation de notre pays, un narcotrafic en pleine expansion, mais également de la corruption parmi les douaniers, les policiers, des agents pénitentiaires ou encore des greffiers, ne doit-on pas aussi s’inquiéter des décisions de justice particulièrement « indulgentes » rendues parfois à l’encontre des malfaiteurs par certains magistrats idéologisés ou redoutant peut-être des représailles .

Nous devrions être rassurés de savoir que l’une des principales raisons pour laquelle ces « malfrats » ont été libérés et de savoir qu’ils ont forcément exposé des garanties de représentation au magistrat « décisionnaire » qui, à n’en point douter, est assuré qu’ils se représenteront à chacune de ses convocations, sans la mobilisation des forces de police au risque de les exposer de nouveau à un danger, pour les y contraindre.

La justice est indépendante et doit le rester. Il n’en est pas moins vrai que les magistrats sont aussi des femmes et des hommes qui peuvent parfois se tromper. Oser le dire ne doit pas faire de nous des parias ou des « personae non gratae ». C’est pourquoi il apparaît nécessaire que soit opéré un contrôle et mis en place des garde-fous notamment quand les FDO sont visées ou que des délits graves et des crimes sont commis à l’encontre des personnes.

Comment ne pas générer parmi les forces de l’ordre la sensation d’une volonté de saper leur travail, et justifier ces prises de décisions qui vont à l’encontre de l’intérêt général, mettant en danger des femmes et des hommes honnêtes au profit des délinquants et des criminels alors même que des policiers et des gendarmes tentent de mettre hors d’état de nuire ces voyous, parfois au péril de leur vie.

LE MINISTRE DE LA FONCTION PUBLIQUE VEUT LE PASSAGE DE 1 A 3 JOURS DE CARENCE POUR LES FONCTIONNAIRES, EN CAUSE : LES DERIVES DE L’ABSENTEISME.

Monsieur le Ministre de la Fonction Publique, les fonctionnaires ne doivent pas être la variable d’ajustement de la mauvaise gestion des finances publiques et de la gabegie de ces dernières années dont ils ne sont pas les responsables.

Nous pourrions nous aussi vous suggérer des pistes possibles d’économie, certes démagogiques tout comme les vôtres, notamment concernant les rémunérations des cadres supérieurs de l’Etat (revalorisées en 2023), mais aussi la suppression des primes allouées aux hauts fonctionnaires justifiées par le risque de manque d’attractivité de ces professions, ou encore la suppression des privilèges qui leur sont accordés (véhicules et logements de fonction, frais de réception, de bouche, etc…). Que penser de la création du nouveau corps Interministériel des administrateurs de l’Etat (créé en janvier 2022) permettant d’y intégrer les administrateurs civils et conseillers économiques auxquels se sont ajoutés en 2023 les membres des grands corps de l’Etat (corps préfectoral, diplomatique, d’inspection…) ; enfin des économies pourraient être certainement faites également au sein des Ministères et des Institutions forts dispendieux sans que cela soit toujours au détriment de la classe laborieuse.

Malheureusement, une fois encore il est question d’opposer les salariés, les ouvriers du secteur privé à ceux du secteur public, en laissant croire que les fonctionnaires seraient privilégiés permettant cette mesure pourtant injuste qui consisterait à appliquer 3 jours de carence également aux fonctionnaires. Cela laisse transparaitre cette vieille obsession qui consiste à « tirer les travailleurs vers le bas », ce qui selon nous ne ferait qu’aggraver le phénomène de paupérisation de l’ensemble des forces vives de notre pays. Qui plus est, nous ne sommes pas certains, en ces temps troubles, que le moment soit bien choisi.  

Monsieur le Ministre de la fonction publique, est-il nécessaire de rappeler les difficultés que rencontrent au quotidien  les agents de la fonction publique, des trois branches, avec chacune leurs spécificités mais aussi leurs contraintes et leurs difficultés comme les conditions de travail particulièrement dégradées notamment dans la FPE et hospitalière, des statuts et des obligations propres pour chacune d’elles, des salaires particulièrement bas pour les agents de catégorie C et B de la FPT mais aussi parmi les plus bas d’Europe pour l’ensemble des fonctionnaires. Nous aurions espéré avant l’annonce des mauvaises nouvelles que vous fassiez preuve d’audace en proposant de revaloriser la rémunération des heures supplémentaires, des heures de nuit, mais aussi des week-ends et jours fériés travaillés, des astreintes, des permanences à l’égale du secteur privé, peut-être même des primes d’intéressement, pourquoi pas un 13ème mois ? Des chèques restaurants ! Nous avons compris, il n’en sera rien à l’image de la mutuelle obligatoire qui est en « rade » depuis des années et pour quel résultat à venir…

Monsieur le Ministre, voici un florilège des difficultés vécues par les fonctionnaires en dehors des « beaux » Ministères,  manque de personnels soignants dans les hôpitaux, manque d’effectifs dans la police, la gendarmerie, la pénitentiaire, dans l’enseignement, mais aussi le manque de vocation chez les pompiers, dans les forces armées, un service public en berne dans la ruralité comme en ville, pourtant indispensable et terriblement efficace lors d’évènements climatiques catastrophiques, nous vous épargnerons les locaux inadaptés, vétustes, insalubres ou dangereux dans lesquels l’inspection du travail n’est pas autorisée à pénétrer, encore une différence avec le secteur privé…

Monsieur le Ministre, il faut cesser de porter cette petite musique qui laisse à penser que les fonctionnaires dans leur globalité profiteraient de leur statut pour bénéficier « d’absence de confort », ce serait faire fi des difficultés et des souffrances vécues parfois au travail, dans l’exercice de leur métier, par ceux-là même sans lesquels notre pays aurait été paralysé durant la période COVID mais aussi lors d’événements répétés de catastrophes climatiques et autres.

Les fonctionnaires n’ont pas à être les victimes d’une mauvaise gestion des deniers publics !!!

Pour info, déclaration du Ministre de la fonction publique Madame LEBRANCHU Marylise, Article JDD du 21/02/2013:

Pour la ministre, il s’agit là d’une mesure « injuste, inutile et inefficace » voire « humiliante pour les agents ». Elle remet également en doute l’efficacité de cette disposition mise en place fin 2011, à l’initiative du gouvernement précédent, par soucis d’économies. Selon elle, « l’impact budgétaire du jour de carence est très limité, de l’ordre de 60 millions d’euros pour l’État ». De même, avance-t-elle, »les effets sur l’absentéisme ne sont pas démontrés ». « Entre 2011 et 2012, la proportion d’agents en arrêt court est passée de 1,2% à 1% à l’État, de 0,8% à 0,7% dans les hôpitaux et est restée stable, à 1,1%, dans les collectivités », a-t-elle détaillé.

Lorient : Policiers blessés par un homme armé d’un Katana. Une légitime défense qui ne les protège pas suffisamment, un code de la sécurité intérieure trop incertain, des policiers désarmés…

Vendredi 25 octobre, à Lorient, nous avons frôlé le pire dans nos rangs, trois policiers ont été blessés par un individu armé d’un sabre qui leur a assené plusieurs coups alors qu’ils tentaient en vain de le maîtriser avec leur pistolet à impulsion électrique, fort heureusement celui-ci acculé s’est fait interpeller.

Une nouvelle fois, cette situation nous démontre que de nombreux policiers sont prêts à risquer leur vie, s’interdisant de faire usage de leur arme administrative, au risque de se voir condamner, lorsqu’ils font face à un individu dangereux les menaçant, préférant perdre la vie plutôt que de le neutraliser en le blessant gravement ou mortellement.

Les policiers aujourd’hui plus que jamais sont confrontés à une augmentation de la violence à leur encontre, une augmentation de l’insécurité, des crimes et délits commis par des individus déterminés et sans limite. Mais au-delà de l’insécurité physique s’ajoute l’insécurité juridique pour les représentants des forces de l’ordre qui, systématiquement seront poursuivis, comme des « criminels », au vrai sens du terme juridique.

Les policiers sont soumis à un cadre juridique insuffisamment protecteur, identique à celui d’un « citoyen ordinaire » qui n’aura vraisemblablement jamais, tout au long de sa vie, à faire usage de la légitime défense a contrario des forces de sécurité, qui vont être quasi quotidiennement confrontés à des situations de violences parfois extrêmes pour lesquelles ils sont missionnés par l’Etat, sans qu’aucune garantie supplémentaire ne leur soit accordée autre que celle de tout un chacun.

Doit-on rappeler que les forces de sécurité sont « le dernier rempart » face à des agressions, des attaques et des assauts auxquels personne ne veut être confronté et n’est en mesure d’endiguer. Pour cela elles ont besoin d’obtenir un soutien indéfectible du législateur qui se traduirait par une adaptation du cadre de la légitime défense prévoyant une spécificité propre au métier des forces de l’ordre ainsi que la modification du code de la sécurité intérieure qui doivent toutes deux assurer davantage de garanties, notamment juridiques, plus protectrices lorsqu’ils interviennent. Pour ce faire la garde à vue des FDO doit être l’exception, l’anonymat des agents intervenants doit être garantie pour assurer leur sécurité et celle de leur famille, la qualification quasi systématique d’homicide volontaire ou involontaire à l’encontre des policiers ou des gendarmes qui interviennent en service doit être modifiée, en effet cette qualification judiciaire est inadaptée et dévastatrice, elle nécessite une réflexion profonde pour qualifier différemment l’acte d’un agent des forces publiques en mission.

Nous dénonçons le poncif utilisé par une partie de la classe médiatique, intellectuelle, politique et parfois syndicale qui consiste systématiquement à louer le sang froid des policiers suite à une intervention, dès lors qu’il n’est pas fait usage de leurs armes, quand bien même leur vie est menacée préférant la sacrifier au profit de leur bourreau.

Nous regrettons que les policiers ne puissent être honorés et considérés comme des héros que lorsqu’ils perdent la vie mais jamais lorsqu’ils survivent à des tentatives de meurtre à leur encontre, quelle qu’en soit l’issue pour leur agresseur.

  • Qu’en aurait-il été si le policier au sol à Lorient avait fait usage de son arme alors que sa vie était menacée face à un sabre brandi ? Les « sachants » lui auraient-ils reproché d’avoir perdu son sang froid?
  • Qu’en est il des policiers qui, par le passé, ont fait usage de leurs armes pour sauver la vie d’autrui ou la leur? Seraient-ils eux aussi suspectés d’avoir manqué de sang froid?
  • Ce message induit particulièrement chez les jeunes recrues de la police et de la gendarmerie, une crainte, une appréhension à l’usage de l’arme, renforcée par un manque criant de formation continue tout au long de leur carrière, notamment en matière de tir (arme létale, taser, flashball, LBD…) mais aussi et plus encore concernant la formation aux techniques et à la sécurité en intervention qui fait défaut et met en danger les policiers mais occasionne de nombreuses blessures parmi les agents intervenants.

Nous souffrons depuis des années d’une hypocrisie générale qui consiste à ne pas vouloir voir la réalité en face et laisser croire au grand public que les policiers sont courageux dès lors qu’ils ne font pas usage de l’arme administrative quand bien même ils sont agressés, violentés menacés de mort. La réalité est toute autre, les forces de l’ordre font la preuve d’un sang-froid exemplaire quotidiennement à chaque intervention mais ils « crèvent » de la crainte et de la peur d’utiliser un jour leur arme, face à une menace de mort immédiate (refus d’obtempérer suivi de tentative d’homicide, jets de cocktail molotov, mortiers d’artifice, incendie criminel, tirs par arme à feux, guets apens en réunion, attaques au couteau, etc…) et des conséquences dramatiques juridiques, administratives que cela aurait pour eux.

Messieurs, Mesdames, prenez vos responsabilités!!! Ne laissez pas la peur s’installer dans les rangs de la police, des FDO, au profit des délinquants et des criminels.

Policiers agressés à Marseille, à la Courneuve, partout en France, lors d’opérations menées contre le trafic de stupéfiants et autres. Un combat perdu d’avance???

Lors d’une opération à la Castellane à Marseille 3 policiers sont pris à parti, 2 sont blessés physiquement. Ils avaient interpellé un dealer, ils sont alors roués de coups et lynchés par une dizaine de barbares, plutôt jeunes. Le 19 septembre c’était à la Courneuve, 3 policiers sont blessés, attaqués par une vingtaine de délinquants lors d’une interpellation dans la cité des 4000. Cavaillon, un commissariat et des véhicules de police incendiés. Des actes qui se répètent et se multiplient, commis par des crapules, certains de ne pas risquer grand chose en agissant de la sorte.

En effet depuis de nombreuses années, la police et les forces de sécurité Françaises ne sont plus respectées par une frange ultraradicale de la population, installée dans la délinquance, le fanatisme, l’idéologie, le narcotrafic qui ne craint aucun rapport de force puisque les policiers sont pieds et poings liés car à l’insécurité physique vient s’ajouter l’insécurité juridique, démunis en personnel lors de ces opérations , démunis en moyens et empêchés quant à la riposte face à ces attaques, au risque de se retrouver eux-mêmes confrontés à une justice qui pour le coup ne leur fera aucun cadeau. Combien de policiers devront encore tomber sous les coups des « sauvageons » lors de ces opérations « place nette », médiatiques et éphémères, inefficaces sur le long terme, tel un cautère sur une jambe de bois, avant que le législateur prenne ses responsabilités et fasse preuve de courage comme le font ces policiers pourtant « désarmés », pour qu’enfin les lois s’adaptent à leur époque et aux méthodes de cette criminalité qui évoluent sans cesse; Faudra-t-il que des policiers soient tués à « la kalach » pour que la classe politique si prompte à les critiquer à la moindre occasion, lors d’un sursaut d’émoi s’empare véritablement du sujet pour véritablement les protéger et protéger de jeunes ados avant qu’ils ne tombent entre les mains de ces bandes de narcotrafiquants.

Après que ce jeune dealer de la Castellane ait été condamné à une peine plutôt clémente de 1 an ferme avec mandat de dépôt à la barre à l’issue de sa comparution immédiate de vendredi dernier, comment espérer dissuader cet individu et ses camarades à poursuivre cette activité tellement rémunératrice.

Pourtant des mesures de bon sens, plutôt simples, économes et dissuasives pourraient diminuer ce sentiment de toute puissance vécu chez les délinquants, elles présenteraient plusieurs avantages.

LA SUPRESSION DE L’AIDE JURICTIONNELLE, pour les auteurs en récidives ou réitérant des actes délictueux ou criminels.

  • Le premier étant de responsabiliser (financièrement) l’auteur des faits, ou les parents en cas de minorité.
  • Le second serait de faire bénéficier en priorité les victimes de l’aide juridictionnelle plutôt que les délinquants réitérants ou aux auteurs de multiples infractions.
  • Une autre vertu serait de dissuader ainsi des avocats à ne défendre que des trafiquants de stupéfiants dont la spécialité qu’ils ont fait leur est particulièrement lucrative, mais aussi de défendre des victimes qui bénéficieraient en priorité de l’aide juridictionnelle.
  • Enfin cette mesure permettrait à coup sûr d’effectuer des économies dans un ministère dont les moyens font défaut, elle permettrait également de ne pas léser financièrement les professionnels chargés de la défense qui effectueraient cette noble tâche également au bénéfice des victimes.

LE CONTRÔLE SYSTEMATIQUE DE LA PROVENANCE DES FONDS PERMETTANT LE FINANCEMENT DE LA DEFENSE DES MIS EN CAUSE DANS LE NARCOTRAFIC tel que relaté dans l’article du 10/10/2024 de France info intitulé : « La gestion trouble des espèces par les avocats des trafiquants ».

Ainsi que ce journal, tout comme le rapport de la commission d’enquête du Sénat s’appuyant sur les déclarations sincères d’un Procureur de la République courageux, nous sommes en droit de nous poser des questions sur les « pratiques » au sein des Tribunaux Français et le tabou existant autour de l’argent sale issu du trafic de stupéfiants, du crime organisé. En effet cette pratique permettrait entre autre de financer la défense des « petites mains du trafic », souvent mineurs et sans emploi devant s’acquitter de plusieurs dizaines de milliers d’euros (le plus souvent en liquide) pour s’assurer les services des meilleurs défenseurs, dont la spécialité est devenue leur principale activité, n’étant ni dérangés par la justice, ni par les services fiscaux.

L’ELOIGNEMENT GEOGRAPHIQUE SYSTEMATIQUE DE LA CELLULE FAMILIALE, AMICALE, SOCIALE DU MIS EN CAUSE DES LA PREMIERE RECIDIVE OU NOUVELLE INFRACTION PENALE ENTRAINANT UNE NOUVELLE INCARCERATION.

Ainsi nous pensons que cela isolerait le mis en cause d’un environnement ,néfaste, mais ressenti comme confortable qui est propice à l’organisation et à la réitération d’infraction à l’extérieur mais aussi en milieu carcéral, en raison de la complicité des codétenus issus des mêmes quartiers s’organisant naturellement en bandes organisées au sein des maisons d’arrêt. Qui plus est l’éloignement vécu par les détenus et leurs familles contraintes à fournir des efforts et engager des frais afin de leur rendre visite contribuerait, selon nous plus encore à une prise de conscience et à une réflexion collective du mis en cause et de sa famille sur les conséquences de ses « actes récidivants » espérant ainsi dissuader de nouvelle réitération délictuelle.

Enfin, comment ne pas aborder en conclusion la problématique au sein de nos propres institutions, notamment parlementaires, où des élus de la République, des députés bénéficient de l’indulgence et de la complicité d’une certaine classe politique alors qu’ils s’adonnent à la consommation de stupéfiants, au « deal » participant ainsi directement au trafic de stupéfiants, aux crimes et aux morts que cela engendre, contre lesquels ils devraient pourtant lutter et légiférer; les mêmes qui condamnent à une peine de mort sociale leurs contradicteurs, les policiers et les gendarmes dont ils exigent la tête à la moindre occasion…

Pour en terminer, nous citerons une déclaration à laquelle nous souscrivons pleinement:

« QUAND LE DROIT NE PROTEGE PLUS, IL FAUT LE CHANGER!!! »

N’EST IL PAS DU RÔLE DU LEGISLATEUR?