Toulon, nouveau refus d’obtempérer.

Mercredi soir, vers 19h30, dans le quartier du Pont du Las, un refus d’obtempérer a pris fin. Le conducteur, au volant d’un véhicule volé, avait pris la fuite à grande vitesse dans une zone très fréquentée à cette heure-là. Après avoir percuté un jeune policier élève gardien, les agents sont intervenus et ont ouvert le feu afin d’arrêter le fuyard et de stopper la voiture. Malheureusement, la passagère du véhicule a été blessée par balles ; prise en charge sans délai, elle a été transportée à l’hôpital, tandis que le conducteur est parvenu à s’échapper. Il a finalement été interpellé plus tard, alors qu’il était sous l’emprise de l’alcool, et placé en garde à vue. Une enquête est en cours pour déterminer les circonstances ayant conduit à ce refus d’obtempérer, qui a mis en danger piétons et conducteurs. À noter que le véhicule concerné était anglais, avec le volant à droite, ce qui a pu entretenir la confusion sur la position du chauffard.

Nous exprimons notre soutien à notre jeune collègue blessé, à tous les policiers intervenus avec professionnalisme, ainsi qu’à la jeune femme actuellement hospitalisée.

2025, le quotidien des policiers…

Des interventions de plus en plus dangereuses

Au fil de l’année 2025, le quotidien des policiers s’est considérablement durci. Les faits récents illustrent la violence à laquelle sont confrontés les agents sur le terrain : le 10 novembre à Bourges, un policier de la BAC a été pris pour cible et blessé par balle lors d’une intervention sur un cambriolage. Quelques semaines plus tard, le 3 décembre à Castres, dans le quartier de Lameilhé, deux policiers ont été blessés à la tête et un troisième au torse, visés par des tirs provenant d’un véhicule en fuite. Le même jour à Marseille, dans le quartier de la Castellane, trois policiers de la BAC ont été violemment agressés alors qu’ils procédaient à l’interpellation d’un individu. Ces exemples, loin d’être isolés, témoignent d’une multiplication des actes de violence envers les forces de l’ordre.

Chaque jour, ce sont en moyenne dix-huit policiers qui sont blessés sur le territoire, soit plus de 6 000 agents victimes de violences chaque année du fait d’une tierce personne.

Une situation alarmante et une prise de conscience tardive

Les récentes déclarations publiques évoquant le risque de « mexicanisation » de notre pays et la prise de conscience de certains responsables apparaissent malheureusement bien tardives. Les quartiers sont profondément affectés par les trafics, les villes submergées par les stupéfiants, et les campagnes désormais touchées, au grand désarroi des habitants.

Depuis des décennies, les forces de sécurité, qu’il s’agisse des enquêteurs ou du personnel de terrain, luttent sans relâche contre ces fléaux. Acteurs de première ligne, ils observent impuissants la montée de l’insécurité et la dégradation de la situation, tout en tentant d’alerter les décideurs, souvent en vain. Il est frappant de constater que, malgré les déclarations alarmantes de magistrats spécialisés dans la criminalité organisée, certaines personnalités influentes préfèrent taire la réalité. Elles diffusent un message erroné selon lequel notre société ne serait traversée que par un « sentiment d’insécurité », niant ainsi l’évidence de la situation actuelle.

Une criminalité qui s’inspire des pires modèles

La France n’est plus simplement menacée de « mexicanisation » : elle présente déjà tous les signes caractéristiques de ce phénomène, tels que la corruption, les intimidations et les exécutions. La situation empire chaque jour, les délinquants n’hésitant plus, depuis quelques années, à s’en prendre physiquement aux forces de l’ordre, quelles qu’en soient les conséquences. Ils n’hésitent plus à ouvrir le feu sur la police lorsque celle-ci intervient sur ce qu’ils considèrent être leur territoire ou qu’elle perturbe leurs activités.

Des moyens insuffisants face à la montée de la violence

Face à cette délinquance assumée et à cette criminalité débridée, les forces de l’ordre semblent démunies. Les outils réglementaires et législatifs actuels ne permettent plus d’imposer l’autorité nécessaire pour reconquérir les territoires tombés aux mains des narcotrafiquants. Cette impuissance est d’autant plus grande que les modes d’action des policiers sont systématiquement contestés, les agents suspectés et mis en cause, et leur autorité remise en question.

Un appel à la protection des forces de l’ordre

Face à l’essor du narcotrafic, la France semble s’approcher dangereusement des dérives criminelles observées dans certains pays d’Amérique latine tels que la Colombie, le Mexique ou encore le Brésil. Il est donc impératif, pour éviter de compter quotidiennement des morts dans les rangs de la police comme on compte aujourd’hui les blessés, de mieux protéger les forces de l’ordre. C’est un appel solennel qui est lancé aux législateurs et à l’exécutif, afin de donner aux policiers et aux gendarmes les moyens d’affronter des individus prêts à tout.

Suicide dans l’Essonne d’un policier de la DGSI.

Un policier de la DGSI a mis fin à ses jours dans l’Essonne le lundi 1er décembre 2025, utilisant son arme de service alors qu’il se trouvait sur un site du ministère de l’Intérieur. Une enquête est en cours afin de comprendre les circonstances et les raisons de ce geste tragique. Nos pensées vont naturellement à la famille ainsi qu’aux proches de notre collègue.

Depuis le début de l’année 2025, dix-huit policiers se sont suicidés, malgré la mise en place de nombreux programmes censés prévenir ce fléau. Malheureusement, ces mesures souffrent fréquemment d’un manque de suivi et d’attention de la part de la hiérarchie au sein des services concernés, rendant leur efficacité limitée année après année.

Nous tenons une fois de plus à souligner le manque de moyens dédiés à l’accompagnement des agents en détresse, l’insuffisance d’écoute et d’empathie de la part de la hiérarchie lorsque des problèmes sont signalés, ainsi que les conditions de travail difficiles et les failles importantes en matière de management auxquelles les agents font trop souvent face.

Hommage aux victimes du 13 novembre et reconnaissance envers les forces de l’ordre.

Il y a dix ans, l’horreur frappait la capitale française : des attentats perpétrés par des islamistes radicaux ôtaient la vie à 132 personnes et blessaient gravement plusieurs centaines d’autres innocents. En ce 13 novembre, nous honorons la mémoire des victimes du Bataclan, des terrasses parisiennes, ainsi que de toutes celles et ceux qui, chaque année en France, tombent sous les coups du terrorisme. Si le nombre exact de blessés reste difficile à établir, l’impact humain demeure immense et durable.

Alors que certains discours critiques envers les forces de l’ordre émergent dans le débat public, il est important de rappeler et de saluer le professionnalisme ainsi que le courage des hommes et des femmes intervenus au Bataclan, sur les terrasses et, plus largement, de l’ensemble des forces de sécurité qui œuvrent chaque jour pour maintenir la paix et la sécurité dans notre pays. Leur engagement quotidien contribue à protéger des vies innocentes et à préserver le vivre-ensemble.

Preuve que les forces de l’ordre, loin de nuire, jouent un rôle essentiel dans la sauvegarde de notre société.

Tourcoing: La mort tragique d’un adolescent ayant commis un refus d’obtempérer en scooter.

La mort tragique d’un jeune homme, âgé de seulement seize ans, survenue à Tourcoing lors d’une tentative de fuite face à un contrôle de la police municipale, suscite une profonde consternation. Alors qu’il avait commis plusieurs infractions, l’adolescent a perdu le contrôle de son scooter en remontant une rue en sens interdit. Il aurait tenté d’éviter un véhicule particulier circulant dans cette rue, ce qui a provoqué sa perte de maîtrise et la collision fatale avec un poteau piétonnier. Le conducteur, âgé de seize ans, est décédé sur le coup, tandis que son passager, âgé de quatorze ans, a été blessé.

Les agents présents sur les lieux ont immédiatement prodigué les premiers secours aux victimes.

Prévention et sanctions nécessaires

Pour éviter que de telles tragédies ne se reproduisent, il est impératif d’appliquer des sanctions fermes dès le premier refus d’obtempérer. Cette fermeté vise à dissuader les plus jeunes de vouloir imiter les comportements de leurs aînés, parfois multirécidivistes et impunis. Par ailleurs, il est essentiel d’accompagner ces mesures répressives par des actions pédagogiques concrètes, afin de sensibiliser sur les conséquences dramatiques que peuvent avoir les refus d’obtempérer, tant pour la population que pour les auteurs de ces actes.

Ouverture de l’enquête et questionnement sur sa qualification

Une enquête a été ouverte afin de déterminer les circonstances précises de cet accident. Toutefois, des interrogations subsistent quant au choix de la qualification retenue pour l’ouverture de la procédure, à savoir « homicide ». Selon la définition juridique, l’homicide implique que la mort ait été donnée à quelqu’un par une autre personne. Le Code pénal (article 221-1) distingue deux catégories d’homicide, comme le rappelle le ministère de l’Intérieur. La publication de cette qualification risque une nouvelle fois de créer la confusion et le doute au sein de l’opinion publique. Elle peut laisser entendre que les policiers seraient responsables, voire impliqués dans ce drame, alimentant ainsi le trouble et jetant le discrédit sur une profession déjà régulièrement incriminée. Une telle situation contribue à renforcer la défiance envers l’institution policière.

Nouveau refus d’obtempérer, 3 policiers blessés dont 1grave.

À Cavaillon, un chauffard, délinquant d’une quarantaine d’années, recherché et déjà connu pour escroquerie, prend la fuite une première fois et refuse le contrôle de deux agents de la BAC. Plus tard, au péage de Lançon de Provence, alors que les deux mêmes policiers tentaient de l’interpeller, le chauffard a volontairement effectué une marche arrière, percutant l’un des agents et lui infligeant une grave blessure à la jambe, nécessitant une évacuation d’urgence par hélicoptère. Malgré le tir légitime du second policier, le suspect a réussi à s’échapper une nouvelle fois, n’hésitant pas à prendre tous les risques. Finalement, il a été interpellé à Aix-en-Provence par deux autres policiers, qui ont également été blessés lors de l’arrestation agitée du forcené.

Nous souhaitons exprimer tout notre soutien à l’ensemble des collègues impliqués dans cette opération et saluons leur courage ainsi que leur professionnalisme dans l’accomplissement de leur mission.

Nous ne pouvons, nous empêcher de souligner encore une fois le lourd tribut que paie les forces de sécurité, des hommes et des femmes dévoués, pour maintenir un semblant de sécurité dans une société ou la police n’est plus respectée que par les honnêtes gens et dans laquelle les policiers, sans cesse, doivent opérer sur le fil du rasoir avec les voyous et les criminels, mettant alors leur vie en péril pour ne pas commettre l’acte qui les enverra tout droit en prison.

Nous sommes lassés de voir nos collègues blessés, mutilés ou tués dans l’exercice de leurs fonctions.

Il est temps que la peur change de camp : les policiers ne doivent plus être des cibles que les voyous agressent impunément. Chacun doit assumer ses responsabilités et honorer ses engagements ; les policiers le font chaque jour. Nous attendons la même implication de la part des responsables et des décideurs publics.

La récidive d’une députée de LFI

Cette députée cherche à accentuer la fracture entre la population et la police plutôt qu’à apaiser leurs relations. Contrairement aux accusations : « l’institution policière continue de tuer… », la police n’agit pas dans l’impunité et ne commet pas de violences systémiques, sans quoi ses détracteurs eux-mêmes, à l’exemple du député Thomas Portes (LFI), ne feraient pas appel à ses services pour les protéger.

Les agents réclament du ministère qu’il poursuive en justice quiconque tient ces propos diffamatoires qui attisent la haine à l’encontre de leur profession.

Lille, suicide de 2 policiers en 48h.

C’est avec une immense tristesse que nous apprenions hier le suicide de notre collègue, c’est avec horreur que nous apprenons aujourd’hui le suicide d’un deuxième collègue.

Deux policiers du commissariat de Lille se sont suicidés en l’espace de 48 heures. Le premier, âgé de 30 ans, s’est donné la mort à son domicile dans la nuit de mardi à mercredi, utilisant son arme de service. Le second, âgé de 48 ans et également en poste à Lille, a mis fin à ses jours à son domicile le lendemain. Cette situation met en évidence le malaise persistant au sein de la profession, où le suicide demeure un sujet tabou. Les conditions de travail, les obligations et les exigences croissantes, les responsabilités accrues, le manque de soutien et d’accompagnement des agents en difficulté ont indiscutablement un impact notable sur la vie des policiers.

Ne cédons pas à la fatalité.

Nos pensées vont vers les familles et les proches de nos deux camarades.

Nous n’oublions pas nos 15 collègues qui ont mis fin à leurs jours en 2025.

Suicide du gendarme Stéphane K dans la nuit de jeudi à vendredi dernier.

Nous avons appris le décès par suicide de Stéphane K, gendarme au PSIG de Wissembourg dans le Bas-Rhin, survenu dans la nuit du jeudi au vendredi de la semaine dernière. Âgé de 38 ans, il était marié et père de deux enfants.

Cet événement rappelle les difficultés auxquelles sont confrontés les professionnels des forces de l’ordre. En plus des défis quotidiens que partagent de nombreux citoyens, policiers et gendarmes font face à une sollicitation professionnelle excessive ainsi qu’ à une exposition accrue aux risques liés à leur métier, notamment les invectives, menaces, agressions et violences en constante augmentation. Par ailleurs, ces professionnels expriment parfois le sentiment d’un manque de reconnaissance et de soutien, tant au niveau des institutions que du pouvoir politique.

Nos pensées vont vers sa famille, ses proches et ses collègues, anonyme, il était lui aussi un serviteur de l’Etat à qui nous rendons hommage.