Philippe, policier à Angers, s’est suicidé.

C’est avec une profonde tristesse que nous avons appris le décès de Philippe, policier à Angers, survenu dimanche dernier.

En ces circonstances douloureuses, nous adressons à sa famille, à ses proches et à l’ensemble de ses collègues l’expression de nos plus sincères condoléances et de notre soutien.

Nous voulons saluer l’engagement de Philippe au service des autres, ainsi que le dévouement de celles et ceux qui, chaque jour, exercent ce métier exigeant. Face à une telle épreuve, la solidarité et la présence de chacun comptent plus que jamais.

Nos pensées accompagnent tout particulièrement son jeune fils, à qui nous souhaitons, ainsi qu’à sa famille, de trouver la force et l’appui nécessaires pour traverser ce deuil.

Ce drame s’inscrit dans une série qui nous alarme tous : depuis le début de l’année 2026, il est fait état d’au moins sept suicides dans la police et six dans la gendarmerie. Le dernier en date concerne le major Didier Boissel, 55 ans, commandant dans le Maine-et-Loire. Au-delà des chiffres, ce sont des femmes et des hommes, des familles, des enfants, des collègues, que ces disparitions laissent endeuillés.

Les métiers de policier et de gendarme exposent, jour après jour, à des situations éprouvantes : violences, détresse humaine, accidents, scènes traumatisantes, confrontation répétée à la mort, pression opérationnelle, horaires difficiles, surcharge et parfois isolement. À cela peuvent s’ajouter un sentiment de manque de reconnaissance, des tensions avec le public, et la difficulté à demander de l’aide dans des institutions où l’on attend souvent de « tenir » sans faillir.

Puissions-nous, collectivement, mieux entendre cette souffrance, renforcer la prévention et l’accompagnement.