Des peines qui ne dissuadent plus, des policiers qu’on sacrifie !

À Paris, ce jeudi 14 mai, un élève gardien de la paix de 20 ans a été sauvagement blessé au visage par l’auteur d’un vol dans une boulangerie. Hors service, il intervenait avec courage lorsqu’il a été violemment lynché par un individu qui a ensuite pris la fuite. Hospitalisé en urgence absolue, ce jeune policier a payé de sa personne face à une violence devenue incontrôlable. Son agresseur, positif aux stupéfiants, n’a été interpellé que plus tard.

À Bandol, le même jour, un CRS a été traîné sur près de quarante mètres sur l’autoroute A50. Alors qu’il tentait d’intervenir sur un véhicule accidenté, la conductrice, alcoolisée et défavorablement connue des services de police, a redémarré brutalement et pris la fuite, coinçant le bras du fonctionnaire dans l’habitacle et le traînant sur plusieurs dizaines de mètres.

Combien faudra-t-il encore de policiers blessés, broyés, sacrifiés, avant que l’État ouvre enfin les yeux ?

Il ne se passe plus un jour sans qu’un policier ou un gendarme soit pris pour cible. Ce constat est implacable : changement de société, sentiment d’impunité, absence de sévérité, peines qui ne dissuadent pas. Voilà la réalité. Voilà ce qui nourrit, chaque jour davantage, une haine décomplexée contre les forces de l’ordre.

Aujourd’hui, policiers et gendarmes ne sont plus respectés. Ils sont laissés démunis, impuissants, confrontés à une délinquance totalement débridée, entravés par un arsenal juridique inadapté, pendant que les voyous, eux, testent chaque jour un peu plus les limites d’un système qui ne les sanctionne plus à la hauteur de leurs actes.

Les collègues deviennent les victimes de malfaiteurs qui savent très bien qu’ils risquent peu. Et pendant ce temps, ceux qui protègent encaissent, saignent, tombent, pendant que d’autres commentent, temporisent ou détournent le regard.

Ce qui était encore exceptionnel il y a vingt ans est devenu quotidien, presque banal. Sauf pour ceux qui le vivent. Sauf pour les policiers et les gendarmes qui montent au front chaque jour, avec de moins en moins de protection, de moins en moins de soutien, et trop souvent dans l’indifférence générale.

Il est temps que cela cesse.
Il est temps de sortir des discours creux, des promesses sans lendemain et des postures de circonstance.
Il est temps de protéger réellement les forces de sécurité, de durcir les sanctions, et de faire payer au prix fort ceux qui s’en prennent à celles et ceux qui protègent la République.