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Vendredi 2 octobre 2026 à Belfort : un policier roué de coups au sol dans une agression qualifiée de tentative de meurtre — une vidéo insoutenable diffusée sur les réseaux sociaux
Des images insoutenables montrent un policier plaqué au sol, frappé à plusieurs reprises au visage, puis délibérément visé à la tête par de violents coups de pied. La brutalité de cette agression peut laisser craindre une volonté de provoquer sa mort ou, à tout le moins, de lui infliger un handicap ainsi que des séquelles graves et irréversibles. Alors que le débat sur la présomption d’usage légitime des armes par les forces de sécurité fait grand bruit et suscite l’émoi d’une partie de la classe politique, le dispositif envisagé ne protégerait pas davantage, en l’état, les agents concernés. Dans un climat où certains discours affirmant que « la police tue » contribuent et encouragent, selon nous, à nourrir l’hostilité et la haine envers les forces de l’ordre, cette agression démontre la nécessité de modifier l’article L. 435-1 du Code de la sécurité intérieure. Nous demandons notamment que, dans des situations comparables, les critères d’absolue nécessité et de stricte proportionnalité soient supprimés afin de ne pas empêcher l’usage des armes contre les auteurs de telles tentatives de meurtre.
Avec des règles d’engagement aussi restrictives, les dispositions concernées ne protègent juridiquement ni les policiers ni les gendarmes. Elles ne leur garantissent pas davantage qu’ils ne seront pas condamnés ou emprisonnés s’ils font usage de leur arme dans une situation comparable.
C’est notamment parce que les règles d’engagement sont perçues comme très restrictives que certains délinquants n’hésitent pas à rechercher le contact physique pour attaquer des policiers et des gendarmes. Garants de la sécurité publique, ces femmes et ces hommes ne sont pourtant plus toujours en mesure d’assurer leur propre protection. L’agression de cinq policiers Rennais hors service en fournit une autre illustration : reconnus par plusieurs individus, ils ont été pris à partie et violentés mercredi soir alors qu’ils étaient attablés dans un restaurant.
Le constat est préoccupant : l’autorité publique paraît de plus en plus fragilisée. Des professeurs, des pompiers et des soignants sont agressés ; un proviseur est molesté et aspergé d’essence ; des établissements scolaires et des véhicules de secours sont incendiés ; des infrastructures et du mobilier urbain sont saccagés…
Au-delà des atteintes aux personnes et à l’autorité publique, ces violences entraînent également des coûts matériels importants pour les collectivités, les services publics et, en définitive, les contribuables.
Alors que la dette publique continue de s’alourdir, des mesures restrictives et punitives sont imposées aux travailleurs : report de l’âge légal de départ à la retraite, gel des salaires et du point d’indice, affaiblissement des services publics…
Dans ce contexte, nous souhaitons connaître le coût global des dégradations causées lors des violences urbaines et des week-ends de tensions qui se succèdent depuis de trop nombreuses années. Nous demandons également qui en assume aujourd’hui la charge et quelles mesures sont envisagées pour éviter que ce coût ne pèse, encore et encore, sur les contribuables et les travailleurs.