Réveillon du jour de l’an 2026.

À l’approche de la nouvelle année, nous pensons particulièrement à tous les agents du service public qui travaillent cette nuit et sont trop souvent sous-estimés. Parmi eux figurent le personnel de santé, les sapeurs-pompiers, les gendarmes et policiers, ainsi que d’autres travailleurs essentiels comme ceux des collectivités territoriales, qui auront la lourde tâche de remettre nos rues en ordre après les méfaits de la nuit. Leur statut est régulièrement remis en question tant par l’exécutif que par le Sénat, qui suggèrent tour à tour de reporter l’âge de départ à la retraite, d’augmenter le nombre de jours de carence ou encore de maintenir la perte de salaire lors des arrêts maladie. Ces décisions négligent la spécificité de leur fonction et ne prennent pas en compte les contraintes et obligations auxquelles ils font face, notamment lors des fêtes où ils continuent de veiller sur la population.

Nous espérons que 2026 ne soit pas un mauvais remake de l’année 2025 qui a été pour les agents de la fonction publique la preuve d’un profond mépris et celle d’une profonde méconnaissance de nos missions.

Nous vous souhaitons à toutes et à tous une excellente année 2026.

Joyeux Noël 2025.

Ce soir, de nombreux agents de police seront loin de leur famille pour s’assurer que tout le monde puisse profiter des fêtes de fin d’année en toute sécurité.

Si vous croisez des policiers pendant la soirée, n’hésitez pas à les saluer et à leur souhaiter un joyeux Noël.

Grave agression et intervention policière à Toulouse

Faits survenus à Montaudran

Samedi soir à Toulouse, aux alentours de 21h30 dans le quartier de Montaudran, un homme armé d’un couteau a attaqué deux adolescents âgés de 15 et 16 ans, les blessant grièvement. L’un a été touché à l’abdomen, l’autre à la fesse. Tous deux ont été transportés à l’hôpital, où ils ont été pris en charge. Selon les dernières informations, leur pronostic vital n’est pas engagé. Le mobile de l’agresseur n’a pas encore été déterminé par les enquêteurs.

Les policiers toulousains sont rapidement intervenus sur place. Après avoir sommé l’individu de s’arrêter, celui-ci aurait tenté d’attaquer les forces de l’ordre. Les policiers ont ouvert le feu pour le neutraliser. L’homme, âgé de 48 ans, a été blessé par balles.

Une enquête a été ouverte afin de déterminer les circonstances exactes de l’agression ainsi que de l’intervention policière.

Nous apportons notre soutien aux policiers intervenants lors de l’incident survenu dans le quartier de Montaudran à Toulouse. Face à un individu armé qui a grièvement blessé deux adolescents et a tenté d’attaquer les forces de l’ordre, leur réactivité et leur maîtrise ont vraisemblablement permis de sauver des vies.

Nous souhaitons vivement que leur professionnalisme soit reconnu et qu’ils soient officiellement félicités pour le travail accompli.

Corse, un individu dangereux armé de deux couteaux neutralisé par les policiers d’Ajaccio.

Aux alentours de midi à Ajaccio, un individu présentant un comportement agité et agressif a été signalé sur le Cour Napoléon, menaçant passants et commerçants avec deux couteaux. Trois policiers, rapidement dépêchés sur place, ont tenté d’engager un dialogue et d’utiliser un pistolet à impulsion électrique pour figer la situation, sans succès. L’individu armé de son couteau ayant menacé un fonctionnaire de police en se dirigeant vers lui pour le poignarder, a contraint les agents à faire usage de leur arme à feu afin d’assurer leur protection et de mettre fin à la menace. Âgé de 26 ans, ressortissant Sénégalais, détenteur d’un visa étudiant, l’individu était connu pour des faits similaires passés à la Courneuve en janvier 2025 pour lesquels il avait fait l’objet d’une hospitalisation d’office durant un court séjour puis laissé en liberté.

Il est à noter que des incidents similaires, susceptibles de mettre en danger la sécurité de nos concitoyens, se sont produits dans d’autres villes, notamment à Annecy le 8 juin 2023 dans un parc et que plus un seul lieu en France n’est épargné aujourd’hui. Nous tenons à souligner le professionnalisme dont ont fait preuve les forces de l’ordre lors de cette intervention ainsi que l’implication des habitants d’Ajaccio qui sont intervenus avant l’arrivée des policiers.

Une enquête pour homicide volontaire est diligentée à l’encontre du policier auteur du tir.

Il apparaît nécessaire de modifier le cadre juridique relatif à l’intervention des forces de sécurité dans ce type de situation de plus en plus fréquent, qui en l’état, ne les protège pas. En effet la qualification d’homicide volontaire pour désigner l’action des policiers est identique à celle utilisée pour qualifier un meurtre, qui est le fait de donner volontairement la mort à autrui, comme un meurtrier. Ainsi l’agent qui est intervenu pour sauver des vies, va subir une mesure de garde à vue (de plus en plus fréquente), risque un placement en détention provisoire et va subir un calvaire judiciaire durant plusieurs années face auquel il sera seul.

La présomption d’innocence à l’égard des forces de sécurité doit être la règle et non l’inverse!!!

Toulon, nouveau refus d’obtempérer.

Mercredi soir, vers 19h30, dans le quartier du Pont du Las, un refus d’obtempérer a pris fin. Le conducteur, au volant d’un véhicule volé, avait pris la fuite à grande vitesse dans une zone très fréquentée à cette heure-là. Après avoir percuté un jeune policier élève gardien, les agents sont intervenus et ont ouvert le feu afin d’arrêter le fuyard et de stopper la voiture. Malheureusement, la passagère du véhicule a été blessée par balles ; prise en charge sans délai, elle a été transportée à l’hôpital, tandis que le conducteur est parvenu à s’échapper. Il a finalement été interpellé plus tard, alors qu’il était sous l’emprise de l’alcool, et placé en garde à vue. Une enquête est en cours pour déterminer les circonstances ayant conduit à ce refus d’obtempérer, qui a mis en danger piétons et conducteurs. À noter que le véhicule concerné était anglais, avec le volant à droite, ce qui a pu entretenir la confusion sur la position du chauffard.

Nous exprimons notre soutien à notre jeune collègue blessé, à tous les policiers intervenus avec professionnalisme, ainsi qu’à la jeune femme actuellement hospitalisée.

2025, le quotidien des policiers…

Des interventions de plus en plus dangereuses

Au fil de l’année 2025, le quotidien des policiers s’est considérablement durci. Les faits récents illustrent la violence à laquelle sont confrontés les agents sur le terrain : le 10 novembre à Bourges, un policier de la BAC a été pris pour cible et blessé par balle lors d’une intervention sur un cambriolage. Quelques semaines plus tard, le 3 décembre à Castres, dans le quartier de Lameilhé, deux policiers ont été blessés à la tête et un troisième au torse, visés par des tirs provenant d’un véhicule en fuite. Le même jour à Marseille, dans le quartier de la Castellane, trois policiers de la BAC ont été violemment agressés alors qu’ils procédaient à l’interpellation d’un individu. Ces exemples, loin d’être isolés, témoignent d’une multiplication des actes de violence envers les forces de l’ordre.

Chaque jour, ce sont en moyenne dix-huit policiers qui sont blessés sur le territoire, soit plus de 6 000 agents victimes de violences chaque année du fait d’une tierce personne.

Une situation alarmante et une prise de conscience tardive

Les récentes déclarations publiques évoquant le risque de « mexicanisation » de notre pays et la prise de conscience de certains responsables apparaissent malheureusement bien tardives. Les quartiers sont profondément affectés par les trafics, les villes submergées par les stupéfiants, et les campagnes désormais touchées, au grand désarroi des habitants.

Depuis des décennies, les forces de sécurité, qu’il s’agisse des enquêteurs ou du personnel de terrain, luttent sans relâche contre ces fléaux. Acteurs de première ligne, ils observent impuissants la montée de l’insécurité et la dégradation de la situation, tout en tentant d’alerter les décideurs, souvent en vain. Il est frappant de constater que, malgré les déclarations alarmantes de magistrats spécialisés dans la criminalité organisée, certaines personnalités influentes préfèrent taire la réalité. Elles diffusent un message erroné selon lequel notre société ne serait traversée que par un « sentiment d’insécurité », niant ainsi l’évidence de la situation actuelle.

Une criminalité qui s’inspire des pires modèles

La France n’est plus simplement menacée de « mexicanisation » : elle présente déjà tous les signes caractéristiques de ce phénomène, tels que la corruption, les intimidations et les exécutions. La situation empire chaque jour, les délinquants n’hésitant plus, depuis quelques années, à s’en prendre physiquement aux forces de l’ordre, quelles qu’en soient les conséquences. Ils n’hésitent plus à ouvrir le feu sur la police lorsque celle-ci intervient sur ce qu’ils considèrent être leur territoire ou qu’elle perturbe leurs activités.

Des moyens insuffisants face à la montée de la violence

Face à cette délinquance assumée et à cette criminalité débridée, les forces de l’ordre semblent démunies. Les outils réglementaires et législatifs actuels ne permettent plus d’imposer l’autorité nécessaire pour reconquérir les territoires tombés aux mains des narcotrafiquants. Cette impuissance est d’autant plus grande que les modes d’action des policiers sont systématiquement contestés, les agents suspectés et mis en cause, et leur autorité remise en question.

Un appel à la protection des forces de l’ordre

Face à l’essor du narcotrafic, la France semble s’approcher dangereusement des dérives criminelles observées dans certains pays d’Amérique latine tels que la Colombie, le Mexique ou encore le Brésil. Il est donc impératif, pour éviter de compter quotidiennement des morts dans les rangs de la police comme on compte aujourd’hui les blessés, de mieux protéger les forces de l’ordre. C’est un appel solennel qui est lancé aux législateurs et à l’exécutif, afin de donner aux policiers et aux gendarmes les moyens d’affronter des individus prêts à tout.

Suicide dans l’Essonne d’un policier de la DGSI.

Un policier de la DGSI a mis fin à ses jours dans l’Essonne le lundi 1er décembre 2025, utilisant son arme de service alors qu’il se trouvait sur un site du ministère de l’Intérieur. Une enquête est en cours afin de comprendre les circonstances et les raisons de ce geste tragique. Nos pensées vont naturellement à la famille ainsi qu’aux proches de notre collègue.

Depuis le début de l’année 2025, dix-huit policiers se sont suicidés, malgré la mise en place de nombreux programmes censés prévenir ce fléau. Malheureusement, ces mesures souffrent fréquemment d’un manque de suivi et d’attention de la part de la hiérarchie au sein des services concernés, rendant leur efficacité limitée année après année.

Nous tenons une fois de plus à souligner le manque de moyens dédiés à l’accompagnement des agents en détresse, l’insuffisance d’écoute et d’empathie de la part de la hiérarchie lorsque des problèmes sont signalés, ainsi que les conditions de travail difficiles et les failles importantes en matière de management auxquelles les agents font trop souvent face.