Hommage aux victimes du 13 novembre et reconnaissance envers les forces de l’ordre.

Il y a dix ans, l’horreur frappait la capitale française : des attentats perpétrés par des islamistes radicaux ôtaient la vie à 132 personnes et blessaient gravement plusieurs centaines d’autres innocents. En ce 13 novembre, nous honorons la mémoire des victimes du Bataclan, des terrasses parisiennes, ainsi que de toutes celles et ceux qui, chaque année en France, tombent sous les coups du terrorisme. Si le nombre exact de blessés reste difficile à établir, l’impact humain demeure immense et durable.

Alors que certains discours critiques envers les forces de l’ordre émergent dans le débat public, il est important de rappeler et de saluer le professionnalisme ainsi que le courage des hommes et des femmes intervenus au Bataclan, sur les terrasses et, plus largement, de l’ensemble des forces de sécurité qui œuvrent chaque jour pour maintenir la paix et la sécurité dans notre pays. Leur engagement quotidien contribue à protéger des vies innocentes et à préserver le vivre-ensemble.

Preuve que les forces de l’ordre, loin de nuire, jouent un rôle essentiel dans la sauvegarde de notre société.

Tourcoing: La mort tragique d’un adolescent ayant commis un refus d’obtempérer en scooter.

La mort tragique d’un jeune homme, âgé de seulement seize ans, survenue à Tourcoing lors d’une tentative de fuite face à un contrôle de la police municipale, suscite une profonde consternation. Alors qu’il avait commis plusieurs infractions, l’adolescent a perdu le contrôle de son scooter en remontant une rue en sens interdit. Il aurait tenté d’éviter un véhicule particulier circulant dans cette rue, ce qui a provoqué sa perte de maîtrise et la collision fatale avec un poteau piétonnier. Le conducteur, âgé de seize ans, est décédé sur le coup, tandis que son passager, âgé de quatorze ans, a été blessé.

Les agents présents sur les lieux ont immédiatement prodigué les premiers secours aux victimes.

Prévention et sanctions nécessaires

Pour éviter que de telles tragédies ne se reproduisent, il est impératif d’appliquer des sanctions fermes dès le premier refus d’obtempérer. Cette fermeté vise à dissuader les plus jeunes de vouloir imiter les comportements de leurs aînés, parfois multirécidivistes et impunis. Par ailleurs, il est essentiel d’accompagner ces mesures répressives par des actions pédagogiques concrètes, afin de sensibiliser sur les conséquences dramatiques que peuvent avoir les refus d’obtempérer, tant pour la population que pour les auteurs de ces actes.

Ouverture de l’enquête et questionnement sur sa qualification

Une enquête a été ouverte afin de déterminer les circonstances précises de cet accident. Toutefois, des interrogations subsistent quant au choix de la qualification retenue pour l’ouverture de la procédure, à savoir « homicide ». Selon la définition juridique, l’homicide implique que la mort ait été donnée à quelqu’un par une autre personne. Le Code pénal (article 221-1) distingue deux catégories d’homicide, comme le rappelle le ministère de l’Intérieur. La publication de cette qualification risque une nouvelle fois de créer la confusion et le doute au sein de l’opinion publique. Elle peut laisser entendre que les policiers seraient responsables, voire impliqués dans ce drame, alimentant ainsi le trouble et jetant le discrédit sur une profession déjà régulièrement incriminée. Une telle situation contribue à renforcer la défiance envers l’institution policière.

Nouveau refus d’obtempérer, 3 policiers blessés dont 1grave.

À Cavaillon, un chauffard, délinquant d’une quarantaine d’années, recherché et déjà connu pour escroquerie, prend la fuite une première fois et refuse le contrôle de deux agents de la BAC. Plus tard, au péage de Lançon de Provence, alors que les deux mêmes policiers tentaient de l’interpeller, le chauffard a volontairement effectué une marche arrière, percutant l’un des agents et lui infligeant une grave blessure à la jambe, nécessitant une évacuation d’urgence par hélicoptère. Malgré le tir légitime du second policier, le suspect a réussi à s’échapper une nouvelle fois, n’hésitant pas à prendre tous les risques. Finalement, il a été interpellé à Aix-en-Provence par deux autres policiers, qui ont également été blessés lors de l’arrestation agitée du forcené.

Nous souhaitons exprimer tout notre soutien à l’ensemble des collègues impliqués dans cette opération et saluons leur courage ainsi que leur professionnalisme dans l’accomplissement de leur mission.

Nous ne pouvons, nous empêcher de souligner encore une fois le lourd tribut que paie les forces de sécurité, des hommes et des femmes dévoués, pour maintenir un semblant de sécurité dans une société ou la police n’est plus respectée que par les honnêtes gens et dans laquelle les policiers, sans cesse, doivent opérer sur le fil du rasoir avec les voyous et les criminels, mettant alors leur vie en péril pour ne pas commettre l’acte qui les enverra tout droit en prison.

Nous sommes lassés de voir nos collègues blessés, mutilés ou tués dans l’exercice de leurs fonctions.

Il est temps que la peur change de camp : les policiers ne doivent plus être des cibles que les voyous agressent impunément. Chacun doit assumer ses responsabilités et honorer ses engagements ; les policiers le font chaque jour. Nous attendons la même implication de la part des responsables et des décideurs publics.

La récidive d’une députée de LFI

Cette députée cherche à accentuer la fracture entre la population et la police plutôt qu’à apaiser leurs relations. Contrairement aux accusations : « l’institution policière continue de tuer… », la police n’agit pas dans l’impunité et ne commet pas de violences systémiques, sans quoi ses détracteurs eux-mêmes, à l’exemple du député Thomas Portes (LFI), ne feraient pas appel à ses services pour les protéger.

Les agents réclament du ministère qu’il poursuive en justice quiconque tient ces propos diffamatoires qui attisent la haine à l’encontre de leur profession.

Lille, suicide de 2 policiers en 48h.

C’est avec une immense tristesse que nous apprenions hier le suicide de notre collègue, c’est avec horreur que nous apprenons aujourd’hui le suicide d’un deuxième collègue.

Deux policiers du commissariat de Lille se sont suicidés en l’espace de 48 heures. Le premier, âgé de 30 ans, s’est donné la mort à son domicile dans la nuit de mardi à mercredi, utilisant son arme de service. Le second, âgé de 48 ans et également en poste à Lille, a mis fin à ses jours à son domicile le lendemain. Cette situation met en évidence le malaise persistant au sein de la profession, où le suicide demeure un sujet tabou. Les conditions de travail, les obligations et les exigences croissantes, les responsabilités accrues, le manque de soutien et d’accompagnement des agents en difficulté ont indiscutablement un impact notable sur la vie des policiers.

Ne cédons pas à la fatalité.

Nos pensées vont vers les familles et les proches de nos deux camarades.

Nous n’oublions pas nos 15 collègues qui ont mis fin à leurs jours en 2025.

Suicide du gendarme Stéphane K dans la nuit de jeudi à vendredi dernier.

Nous avons appris le décès par suicide de Stéphane K, gendarme au PSIG de Wissembourg dans le Bas-Rhin, survenu dans la nuit du jeudi au vendredi de la semaine dernière. Âgé de 38 ans, il était marié et père de deux enfants.

Cet événement rappelle les difficultés auxquelles sont confrontés les professionnels des forces de l’ordre. En plus des défis quotidiens que partagent de nombreux citoyens, policiers et gendarmes font face à une sollicitation professionnelle excessive ainsi qu’ à une exposition accrue aux risques liés à leur métier, notamment les invectives, menaces, agressions et violences en constante augmentation. Par ailleurs, ces professionnels expriment parfois le sentiment d’un manque de reconnaissance et de soutien, tant au niveau des institutions que du pouvoir politique.

Nos pensées vont vers sa famille, ses proches et ses collègues, anonyme, il était lui aussi un serviteur de l’Etat à qui nous rendons hommage.

Aujourd’hui s’ouvre le procès du violeur (présumé) d’une survivante, Claire GERONIMI.

Aujourd’hui s’ouvre le procès de Jordy G, poursuivi pour l’agression de Claire GERONIMI, attaquée dans son hall d’immeuble en plein jour, à Paris, le 11 novembre 2023. Jordy G avait déjà fait l’objet de 11 condamnations judiciaires antérieures et était également soupçonné d’avoir commis des agressions sexuelles sur deux jeunes filles lorsqu’il était mineur.

Depuis près de deux ans, Claire GERONIMI attend ce procès, porteur d’espoir que justice soit rendue et que son agresseur ne puisse plus nuire. Outre sa propre souffrance, elle exprime la difficulté pour les victimes de faire entendre leur voix dans les médias et souligne l’existence de failles dans le système législatif et judiciaire, notamment dans la gestion de la récidive.

Par ailleurs, elle pose également la question de l’exécution des Obligations de Quitter le Territoire Français (OQTF), puisque leur taux d’exécution demeure très faible : selon un rapport parlementaire de 2022, moins de 15 % des OQTF prononcées chaque année étaient appliquées, il semblerait que moins de 10% le soient aujourd’hui.

Cet ensemble de constats devraient amener l’ensemble des acteurs de notre société à réclamer une réflexion approfondie sur les dispositifs de prévention de la récidive et sur l’application des décisions administratives, afin de mieux protéger l’ensemble des citoyennes et citoyens.

Parce que nous serons toujours en soutien et du côté des victimes, face à leurs bourreaux, nous ne céderons pas à la fatalité et au silence qui empêchent toutes réflexions.

https://www.lefigaro.fr/faits-divers/l-etat-est-cense-nous-proteger-le-combat-politique-de-claire-geronimi-face-a-un-homme-sous-oqtf-juge-pour-l-avoir-violee-a-paris-20250924