Lille, suicide de 2 policiers en 48h.

C’est avec une immense tristesse que nous apprenions hier le suicide de notre collègue, c’est avec horreur que nous apprenons aujourd’hui le suicide d’un deuxième collègue.

Deux policiers du commissariat de Lille se sont suicidés en l’espace de 48 heures. Le premier, âgé de 30 ans, s’est donné la mort à son domicile dans la nuit de mardi à mercredi, utilisant son arme de service. Le second, âgé de 48 ans et également en poste à Lille, a mis fin à ses jours à son domicile le lendemain. Cette situation met en évidence le malaise persistant au sein de la profession, où le suicide demeure un sujet tabou. Les conditions de travail, les obligations et les exigences croissantes, les responsabilités accrues, le manque de soutien et d’accompagnement des agents en difficulté ont indiscutablement un impact notable sur la vie des policiers.

Ne cédons pas à la fatalité.

Nos pensées vont vers les familles et les proches de nos deux camarades.

Nous n’oublions pas nos 15 collègues qui ont mis fin à leurs jours en 2025.

Suicide du gendarme Stéphane K dans la nuit de jeudi à vendredi dernier.

Nous avons appris le décès par suicide de Stéphane K, gendarme au PSIG de Wissembourg dans le Bas-Rhin, survenu dans la nuit du jeudi au vendredi de la semaine dernière. Âgé de 38 ans, il était marié et père de deux enfants.

Cet événement rappelle les difficultés auxquelles sont confrontés les professionnels des forces de l’ordre. En plus des défis quotidiens que partagent de nombreux citoyens, policiers et gendarmes font face à une sollicitation professionnelle excessive ainsi qu’ à une exposition accrue aux risques liés à leur métier, notamment les invectives, menaces, agressions et violences en constante augmentation. Par ailleurs, ces professionnels expriment parfois le sentiment d’un manque de reconnaissance et de soutien, tant au niveau des institutions que du pouvoir politique.

Nos pensées vont vers sa famille, ses proches et ses collègues, anonyme, il était lui aussi un serviteur de l’Etat à qui nous rendons hommage.

Aujourd’hui s’ouvre le procès du violeur (présumé) d’une survivante, Claire GERONIMI.

Aujourd’hui s’ouvre le procès de Jordy G, poursuivi pour l’agression de Claire GERONIMI, attaquée dans son hall d’immeuble en plein jour, à Paris, le 11 novembre 2023. Jordy G avait déjà fait l’objet de 11 condamnations judiciaires antérieures et était également soupçonné d’avoir commis des agressions sexuelles sur deux jeunes filles lorsqu’il était mineur.

Depuis près de deux ans, Claire GERONIMI attend ce procès, porteur d’espoir que justice soit rendue et que son agresseur ne puisse plus nuire. Outre sa propre souffrance, elle exprime la difficulté pour les victimes de faire entendre leur voix dans les médias et souligne l’existence de failles dans le système législatif et judiciaire, notamment dans la gestion de la récidive.

Par ailleurs, elle pose également la question de l’exécution des Obligations de Quitter le Territoire Français (OQTF), puisque leur taux d’exécution demeure très faible : selon un rapport parlementaire de 2022, moins de 15 % des OQTF prononcées chaque année étaient appliquées, il semblerait que moins de 10% le soient aujourd’hui.

Cet ensemble de constats devraient amener l’ensemble des acteurs de notre société à réclamer une réflexion approfondie sur les dispositifs de prévention de la récidive et sur l’application des décisions administratives, afin de mieux protéger l’ensemble des citoyennes et citoyens.

Parce que nous serons toujours en soutien et du côté des victimes, face à leurs bourreaux, nous ne céderons pas à la fatalité et au silence qui empêchent toutes réflexions.

https://www.lefigaro.fr/faits-divers/l-etat-est-cense-nous-proteger-le-combat-politique-de-claire-geronimi-face-a-un-homme-sous-oqtf-juge-pour-l-avoir-violee-a-paris-20250924

Tourcoing, un policier de la BAC passé à tabac.

Nous exprimons ici tout notre soutien envers notre collègue policier de la Bac de Tourcoing, victime, jeudi dernier, d’une agression violente alors qu’il exerçait ses fonctions. Après avoir été violemment attaqué, il a été lynché au sol, recevant des coups de pied et de poing de la part d’individus qui semblent ne plus reconnaître aucune limite ni crainte face à la justice, ni envers les policiers eux-mêmes, qui se retrouvent démunis tant sur le plan juridique que physique devant une délinquance de plus en plus jeune et agressive.

La suspicion constante à l’encontre des forces de l’ordre limite l’usage légitime de la force, tandis que la victimisation quasi systématique des délinquants alimente leur sentiment d’impunité et de toute-puissance. Dès lors, il n’est guère surprenant de constater une hausse des crimes et délits lorsque les forces de l’ordre ne suscitent plus la crainte que chez les personnes honnêtes.

Dans ce contexte, les discours de fermeté, les postures martiales, les condamnations verbales ou les publications sur les réseaux sociaux ne suffisent plus. Il devient nécessaire de dépasser les paroles et de concrétiser les engagements trop longtemps annoncés.