Tourcoing, un policier de la BAC passé à tabac.

Nous exprimons ici tout notre soutien envers notre collègue policier de la Bac de Tourcoing, victime, jeudi dernier, d’une agression violente alors qu’il exerçait ses fonctions. Après avoir été violemment attaqué, il a été lynché au sol, recevant des coups de pied et de poing de la part d’individus qui semblent ne plus reconnaître aucune limite ni crainte face à la justice, ni envers les policiers eux-mêmes, qui se retrouvent démunis tant sur le plan juridique que physique devant une délinquance de plus en plus jeune et agressive.

La suspicion constante à l’encontre des forces de l’ordre limite l’usage légitime de la force, tandis que la victimisation quasi systématique des délinquants alimente leur sentiment d’impunité et de toute-puissance. Dès lors, il n’est guère surprenant de constater une hausse des crimes et délits lorsque les forces de l’ordre ne suscitent plus la crainte que chez les personnes honnêtes.

Dans ce contexte, les discours de fermeté, les postures martiales, les condamnations verbales ou les publications sur les réseaux sociaux ne suffisent plus. Il devient nécessaire de dépasser les paroles et de concrétiser les engagements trop longtemps annoncés.

Le 29 août 2025, un policier de Grasse dans les Alpes-Maritimes s’est suicidé.

Les Alpes-Maritimes une nouvelle fois touchées par le drame du suicide d’un policier. Vendredi Alexandre, 50 ans, marié et père d’un enfant, policier à Grasse, Major et représentant du personnel, s’est donné la mort à son domicile avec son arme de service.

Une enquête interne devrait déterminer les causes de son suicide.

Le mal-être des personnels et particulièrement des policiers n’est plus à démontrer. Depuis le début de l’année ce sont quinze policiers qui se sont suicidés; Et pourtant, malgré l’augmentation des signaux forts s’agissant du mal-être des agents (burn-out, dépressions, arrêts maladie, tentatives de suicide, mais aussi, démissions, demandes de rupture conventionnelle…), ainsi que les signalements faits à ce sujet, nous constatons que l’accompagnement des agents en difficulté n’a pas évolué au sein des services, pas plus que les méthodes de « management toxique » dont de nombreux policiers se plaignent, et ce malgré les directives Ministérielles et les mesures positives pourtant préconisées ces dernières années.

Il est à déplorer que l’essentiel des problématiques dénoncées localement par des personnels ou leurs représentants, font encore trop souvent l’objet de dénégations, ou ne sont pas pris au sérieux par certaines directions ou chefs de service pour lesquels les conditions de travail des agents et le management positif ne sont pas les priorités.

Le mal être au travail a forcément des conséquences sur la vie privée des agents, aussi nous affirmons que si les agents sont respectés et considérés, dans leurs services comme sur la voie publique, ils seront plus à même de pouvoir affronter les difficultés rencontrées dans leur vie personnelle.

En ces instants douloureux, toutes nos pensées vont vers la famille et les proches d’Alexandre qui durant sa vie à veiller sur les autres

14ème suicide dans les rangs de la police…

Jeudi 21 août 2025, le Commissaire Vincent LEBLOND s’est suicidé avec son arme de service.

Gardien de la paix, Officier puis Commissaire, il exerçait à Cannes dans les Alpes Maritimes. Agé de 50 ans, père de deux enfants, il avait officié durant de nombreuses années en région parisienne, notamment dans le VIIIème et à la BAC 75 N.

C’est encore un policier qui est parti, mais aussi un père de famille, un mari, un fils, un ami.

Nous nous associons à la peine qui est celle de sa famille et de ses proches et nous continuons à exiger une véritable réflexion sur les causes du suicide dans la police, et du mal être des policiers afin que des mesures fortes soient prises, et surtout appliquées, pour endiguer ce phénomène qui touche particulièrement notre profession.