Suppression de la vidéosurveillance, il est toujours temps de faire machine arrière…

Alors que l’ensemble de la population, pour grande partie honnête et respectueuse des lois, est soumise (dans l’intérêt général) à la vidéosurveillance, une directive européenne censée protéger l’image des mis en cause est appliquée sur notre territoire dans les cellules de garde à vue, de rétention douanière, de dégrisement.

ENCORE UNE HERESIE !!!

La vidéosurveillance est une assurance vie pour les gardés à vue les plus vulnérables vis-à-vis d’autres « co-détenus » (agressions, rackets) et les plus fragiles susceptibles de commettre un acte suicidaire, également lors de la survenue d’accidents (cardiaques, AVC, malaises) et autres aléas. Elle est la possibilité pour un seul agent de surveiller en permanence, grâce aux écrans, l’ensemble des individus en dégrisement et gardés à vue. Ce dispositif de vidéosurveillance est une aide précieuse indispensable pour les enquêteurs.

Cette nouvelle directive va à l’encontre du bon sens et des difficultés dénoncées par l’ensemble des policiers, notamment concernant le manque d’effectifs tant sur la voie publique que dans les services d’investigation qui plus est, elle alourdit encore une fois le travail du chef de poste affecté aux GAV et celui des enquêteurs qui croulent littéralement sous les procédures toujours plus lourdes.

La vidéosurveillance est une garantie contre les attaques des policiers, les dénonciations calomnieuses et les accusations de violences portées par des personnes malveillantes à leur encontre, mais elle a pu parfois permettre également de contrôler de potentiels manquements déontologiques, rares, de la part d’une minorité d’agents.

Rappelons que, l’agression commise le 1er octobre 2024 contre un policier, attaqué au couteau dans les geôles de Saintes (17), nécessitant l’intervention d’un autre policier obligé de faire usage de son arme pour neutraliser l’individu à l’origine de la tentative d’homicide, s’est produite le jour même où était mise en application l’instruction DGPN interdisant (sauf exception) la vidéosurveillance dans les cellules de GAV.

Cet événement doit nous alerter sur « l’absurdité » de cette disposition européenne (au nom du respect des droits fondamentaux) qui mettra à l’avenir les services enquêteurs en difficulté et les policiers injustement accusés en danger.

Qu’adviendra-t-il de nos collègues faute de vidéosurveillance dans pareil cas, tout comme dans celui qui s’est produit le 09 mai 2024 dans le commissariat du XIIIème arrdt de Paris où un interpellé s’est emparé de l’arme d’un policier et a été neutralisé après les avoir gravement blessés ??? Faute de vidéosurveillance, nous craignons que nos collègues soient systématiquement et injustement condamnés par les médias, jetés en pâture et abandonnés par des personnalités politiques indélicates prêtes à les sacrifier, comme par le passé, pour « calmer l’opinion publique ».

Nous demandons que les policiers puissent travailler en toute transparence grâce à la remise en fonction des caméras de télésurveillance, ainsi ils ne risqueront pas d’être sous le coup de la suspicion permanente de ses détracteurs.

Commissariat de Cavaillon, intimidations, incendie criminel et tentative d’homicide…

« C’EST UNE GUERRE CONTRE LE NARCOTRAFIC »

C’est durant la nuit de mardi à mercredi , entre 04 et 05 heures que le feu a été mis à quatre véhicules de police stationnés sur la voie publique devant le commissariat de Cavaillon dont la façade est également endommagée, occasionnant des fumées toxiques pour les policiers présents et les riverains tout proches.

Cet incendie ne peut que faire penser à des représailles suite à des interpellations sur fond de trafic de stupéfiants. Cela doit faire se questionner « les décideurs » qui durant les vingt dernières années ont négligé la sécurité aux abords et dans les commissariats régulièrement attaqués, faisant le choix, à des fins politiques ou par naïveté, de les implanter dans des « lieux » exposés et à risque, sans que les mesures de sécurité n’aient été prises pour préserver l’intégrité des personnels et sécuriser les matériels. Pour rappel 270 commissariats ont été attaqués durant le deuxième semestre de l’année 2023.

Cette situation nous démontre encore une fois, que la guerre face à des criminels déterminés, des trafiquants d’armes et de stupéfiants qui défient l’autorité, ne peut être gagnée en l’état actuel des choses (manque de moyens humains, matériels, financiers et juridiques). Il est illusoire de penser qu’il suffirait d’un tweet au ton martial ou de déclarations « guerrières » à la presse (comme ce fut trop souvent le cas) ou encore en organisant des opérations médiatiques, éphémères, dites « place nette ». La méthode s’est montrée peu dissuasive et inefficace en l’espèce et les gesticulations à défaut d’actes forts n’y ont rien fait pour espérer gagner une bataille faute de guerre.

Il est du devoir des policiers de lutter contre les crimes et délits toujours plus nombreux et violents, ce qu’ils font quotidiennement avec bravoure et détermination parfois au péril de leurs vies !

Face à ces attaques, ces intimidations, ces menaces, le législateur et le pouvoir exécutif, devraient protéger la population mais aussi plus encore en matière juridique les policiers, les forces de sécurité lors de leurs missions, notamment concernant la présomption d’innocence renforcée, la légitime défense renforcée pour les FDO, l’anonymat des policiers intervenants, la protection fonctionnelle systématique, mais également réviser les moyens financiers et matériels engagés pour lutter efficacement contre ces trafics. Il apparait impératif de revoir et de durcir les peines encourues par les auteurs de crimes et délits commis sur les FDS !

Les forces de sécurité constituent la dernière digue, elle est ébréchée, n’attendez pas qu’elle cède !!!

20ème suicide au sein de notre corporation…

ENCORE FAUDRAIT- IL PRENDRE EN COMPTE LES SOUFFRANCES ET VOULOIR TRAITER LES CAUSES !

Lundi ce sont deux de nos collègues qui se sont suicidés.

L’un était affecté à Evry le 08 septembre dernier, il était âgé de 24 ans, jeune policier prometteur…

L’autre était affecté à la CRS 56 de Montpellier, âgé de 47 ans, était un policier d’expérience, aguerri…

Un troisième collègue a été retrouvé mort chez lui, la thèse du suicide n’est pas écartée.

En septembre dernier, c’était un policier de 44 ans, affecté à la CRS 3 qui s’ était donné la mort.

Comme toujours des enquêtes internes sont diligentées qui rendront « leurs » conclusions.

Et après???

Nos pensées vont à leurs familles, à leurs proches, à leurs collègues.

Français de merde !!!

Une élue de la République, Conseillère Municipale EELV à Argenteuil, insulte des policiers lors d’un simple contrôle en éructant « Français de merde!!! » parmi d’autres noms d’oiseaux ; Jusque-là rien d’étonnant venant de la part de quelqu’un qui déteste les Français et la France qui lui a tout donné…

Condamnée en CRPC après avoir insulté l’ensemble des Français et particulièrement ces policiers en tenant ces propos racistes, cette élue de la République écopera d’un stage de citoyenneté. Une décision ubuesque pour une Conseillère Municipale.

Qu’en aurait-il été si les policiers avaient tenus des propos racistes, similaires, intolérables, à son encontre ???

Après avoir été copieusement insultés, ils sont aujourd’hui humiliés par cette décision de justice qui est un pied de nez fait à notre institution et à ses agents.

Nous attendons que l’appel de cette décision soit fait par le Procureur de la République en charge de ce dossier ou encore par notre Ministère.

Nous ne pouvons plus tolérer que nos forces de sécurité soient quotidiennement insultées et les souffre douleur de dégénérés, fussent-ils élu(e)s de la République !

Le Chesnay Rocquencourt, un policier municipal violement renversé lors d’un refus d’obtempérer.

UN TWEET ET AU SUIVANT!

Nous apportons tout notre soutien à notre collègue William, 54 ans, policier municipal au Chesnay Rocquencourt (78), grièvement blessé, qui à fait l’objet d’une tentative d’assassinat par un individu refusant le contrôle, détenteur de produits stupéfiants et défavorablement connu à 17 reprises des services de police et de la justice.

Une pensée toute particulière pour sa famille et pour ses proches.

Mal-être au sein des forces de l’ordre : 17 suicides dans la Police Nationale en 09 mois…

Pendant que se tenaient les jeux olympiques de Paris 2024, à l’écart, la mort de trois de nos collègues policiers qui se sont suicidés durant le mois d’août passait inaperçue. Nous souhaitions rappeler la souffrance et les difficultés que vivent au quotidien les forces de l’ordre qui accompagnent les victimes et prennent soin des autres et qui, malgré cela, font l’objet d’une profonde indifférence s’agissant de leur mal-être.

30 août 2024 :

  • Une jeune policière âgée de 25 ans, sortie d’école en novembre 2023, affectée à la 31ème CI de la DOPC, s’est suicidée à son domicile dans le Val-de-Marne.

15 août 2024 :

  • Un policier affecté à la BCF de la PJ de Versailles s’est donné la mort.

09 août 2024 :

  • Un policier affecté au commissariat de Rouen s’est donné la mort.

Pression constante, management toxique, harcèlement et impunité, mauvaises conditions de travail, perte de sens du métier et manque de considération, suivi psychologique insuffisant, répercussions sur la vie privée.

Autant de sujets qui reviennent constamment chez les policiers et qui ne sont pas traités.

Nous ne cesserons de le rappeler afin que nos collègues policiers, mais aussi gendarmes, ne soient pas oubliés et que leur geste provoque chez chacun d’entre nous la ferme volonté de lutter contre les causes profondes du suicide dans notre profession.

Rodéos urbains à moto, refus d’obtempérer… Combien faudra-t-il encore de blessés et de morts sur les routes pour durcir la législation???

Durant ces dernières 72 heures:

  • Lyon, tentative d’homicide sur un policier après un refus d’obtempérer, un autre policier ouvre le feu, l’individu parvient à prendre la fuite.
  • Bordeaux, un policier blessé suite à un refus d’obtempérer,
  • Vallauris, Kamilya, une jeune fille de sept ans entre la vie et la mort percutée par un conducteur à moto effectuant une roue arrière.
  • Nanterre, une femme grièvement blessée par le conducteur d’une moto lors d’un rodéo urbain.
  • Wingles, Pas de Calais, un policier trainé sur plusieurs mètres par un chauffard refusant d’obtempérer.
  • Toulouse, deux policiers municipaux percutés par un chauffard refusant d’obtempérer.

Quels seront les prochains qualificatifs utilisés par la classe politique sur les réseaux sociaux ou devant les médias pour condamner ces comportements criminels que les forces de l’ordre ne parviennent pas à endiguer sur les routes Françaises et dont elles sont les premières victimes ? Manque de moyens, cadre juridique inapproprié et insuffisamment protecteur pour les FDO dans de pareilles situations…

Les policiers et les gendarmes sont pieds et poings liés face à ce fléau et ce malgré les annonces et les opérations mises en place (contrôles routiers, « anti-rodéo »), qui ne permettent pas davantage de stopper un véhicule deux roues dangereux en circulation qui refuse de s’arrêter, l’interdiction étant faite aux FDO d’utiliser du matériel de type herses, de faire barrage à l’aide d’engins motorisés ou d’utiliser tout autre moyen ( de type flashball, lanceur 40, lacrymogène, arme létale, etc…) pour stopper la course folle d’un véhicule une fois celui-ci isolé.

Tout comme lors d’un contrôle routier, seul le corps du policier, du gendarme est autorisé pour faire barrage à un véhicule en circulation. Concernant les « poursuites », en voiture ou en moto administratives, celles-ci sont strictement interdites (hormis lors de faits d’une particulière gravité, évasion d’un individu armé ayant l’intention d’attenter à la vie d’autrui, auteur d’un crime de sang). Ces restrictions, laissent seuls face à leurs responsabilités les policiers, les gendarmes qui tenteraient de stopper un « potentiel criminel de la route » par tout moyen susceptible de le blesser gravement ou mortellement, au risque de devoir comparaitre devant les tribunaux après qu’ils aient été mis au pilori en qualifiant leur action « d’inexplicable et d’inexcusable ».

Alors que :

  • 35% des effectifs de la Police Nationale et de la Gendarmerie démissionnent durant les cinq premières années (en raison des conditions de travail dégradées et inadaptées, des risques et des difficultés liés à l’exercice de la profession ainsi que la crainte légitime de poursuites pénales trop élevées à leur encontre que cela pourrait engendrer, etc…).
  • Le manque d’intérêt pour ces professions est patent, les vocations de plus en plus rares.

Comment ne pas s’interroger sur le manque d’engouement que suscite chez les jeunes ces métiers qui garantissent en l’état actuel et quasiment à coups sûrs, une carrière pavée de blessures, d’agressions, de suspicions, de mises en cause, de sanctions, de condamnations, si par chance on ne meurt pas durant l’exercice de son métier ?

Depuis ces dernières années, il est à déplorer le nombre croissant de victimes innocentes de ces criminels sur les routes, l’augmentation du nombre de policiers et gendarmes blessés gravement ou tués par ces fous lors de ces refus d’obtempérer. En revanche nous ne constatons aucun changement radical, ni mesure concrète accompagnée d’une réponse pénale ferme et dissuasive.

Source France info: « Selon le tout premier rapport officiel du SSMSI publié en avril 2024 sur le sujet, les FDO ont été confrontées à 23100 refus d’obtempérer en France en 2023 soit environ 63 par jour. En 2023 4400 refus d’obtempérer ont exposé une personne à un risque de mort ou d’infirmité permanente (ce sont des refus d’obtempérer aggravés), soit 12 par jour en moyenne. Les refus d’obtempérer aggravés représentaient en 2023 21% de la totalité des refus d’obtempérer recensés ».

Nous précisons que ce rapport ne fait pas état des victimes blessées physiquement, hospitalisées, supportant des séquelles légères ou souffrant d’un traumatisme psychologique. Néanmoins il révèle qu’1/4 à 1/5ème de ces faits est à l’origine de victimes infirmes ou tuées.

C’est pourquoi, il nous apparait urgent, au regard de ces raisons et pour répondre à la demande des citoyens, que l’ensemble des groupes politiques et parlementaires mènent une réflexion permettant d’ élargir le champs d’action des FDO en matière de délits routiers, notamment lors de la fuite d’un véhicule mettant en danger la vie des autres usagers et ainsi assurer la sécurité des agents (tant physiquement que juridiquement) en proposant une « légitime défense renforcée » mais aussi une « présomption d’innocence renforcée » pour les forces de sécurité qui interviennent quotidiennement au péril de leurs vies (police, gendarmerie, police municipale) ainsi que le retour des peines planchers systématiques lors d’atteinte à l’intégrité physique des FDO et l’application stricte et systématique par les magistrats des articles L 236-1 à L 236-3 du CR réprimant les faits de rodéos motorisés d’un an d’emprisonnement et de 15000 euros d’amende, doublé lorsque les faits sont commis en réunion et porté jusqu’à 5 ans d’emprisonnement et 75000 euros d’amende en présence de circonstances aggravantes.

Certains détracteurs des FDO déclareront dans les médias qu’il n’est pas bon de « réagir à chaud » ou qu’il s’agit « d’une ignoble récupération politique », il n’en est rien nous concernant, notre objectif est uniquement d’appeler l’attention des législateurs afin qu’ils prennent conscience de l’ampleur et de la gravité du phénomène, pour qu’ils s’en saisissent et prennent leurs responsabilités face aux citoyens, comme le font les FDO chaque jour, pour enfin les doter véritablement d’outils juridiques et matériels pour combattre efficacement ce fléau qui conduit à des drames.

Nous entendons régulièrement des déclarations de personnalités politiques, d’intervenants « pseudo » spécialistes, experts en tout genre, qui dénoncent et condamnent une volonté d’octroyer un permis de tuer aux FDO ou le risque encouru de positionner les forces de l’ordre au dessus des lois; Tout ceci ne semble être qu’ un prétexte idéologique en incohérence avec la réalité du terrain et la vie des citoyens ordinaires, qui refuse de tenir compte de l’augmentation des violences physiques faites à l’encontre des FDO, mais aussi du fait que, contrairement au reste de la population, les hommes et les femmes qui constituent la police, la PM et la gendarmerie sont « mandatés » par l’Etat pour assurer une mission de sécurité publique étant entendu qu’ils sont le dernier rempart face à un ensauvagement de notre société et à des comportements criminels. A moins qu’il ne s’agisse de la part de ces privilégiés d’une volonté d’occulter cet épineux sujet et de balayer d’un revers de main ces drames auxquels ils contribuent en persistant à ne pas vouloir légiférer sur le renforcement des pouvoirs de police, à condamner toute action des FDO, à vouloir désarmer la police au prétexte qu’elle tue… En tenant ces discours lapidaires, ils délivrent pour le coup, à leur tour un véritable permis de tuer à des criminels.

Il y a urgence !!! Notre unique combat est qu’il y ait moins de victimes et davantage de fous du volant hors d’état de nuire.

Refus d’obtempérer ou homicide volontaire ??? Hier, dans la soirée, un collègue, gendarme est tué par un chauffard.

Le chauffard, un délinquant multirécidiviste condamné à 10 reprises, fait « un refus d’obtempérer » lors d’un contrôle routier à Mougins (06) et percute violement et mortellement Eric C, gendarme.

Gendarme d’expérience, il était âgé de 54 ans, marié et père de deux enfants.

Nous nous associons à la famille et aux proches et partageons humblement la douleur ressentie.

Certains partis politiques se réjouiront de savoir l’auteur de cet « homicide volontaire » sain et sauf, car mieux vaut un policier mort, un gendarme tué, plutôt qu’un délinquant de la route, prêt à tuer, à estropier pour fuir un contrôle avec son véhicule. Pour nos collègues, point de marche blanche, point d’émeute seulement les larmes de leurs familles et de leurs proches….

Que penser de ces discours de soutien répétés maintes fois lorsqu’un agent perd la vie dans ces conditions, de ces minutes de silence dont nous ne tirons aucune leçon, alors que demain comme par le passé, les mêmes condamneront publiquement des policiers et des gendarmes, bafouant pour l’occasion la présomption d’innocence et l’enquête à venir, lorsque ceux-ci font usage de leurs armes pour sauver des vies ou la leur dans des circonstances similaires.

Les forces de l’ordre en ont assez de ces discours hypocrites, de cette pseudo-compassion, jamais suivis d’effets et attendent des prises de position fermes et des engagements forts de la part des responsables politiques et des représentants parlementaires.

Si nous voulons que nos forces de l’ordre puissent continuer à effectuer leur travail avec professionnalisme et détermination, en la circonstance, des contrôles routiers, des contrôles anti-rodéo, à garantir aux honnêtes gens le droit de circuler sereinement et en sécurité sans risquer de perdre la vie en croisant un tueur potentiel, il faut à leur tour que les agents, policiers et gendarmes, se sentent soutenus par les plus hautes autorités de l’Etat et responsables pour ainsi retrouver la confiance émoussée ces dernières années, qu’ils aient enfin la garantie de ne pas être systématiquement jugés et condamnés à travers de petites phrases lancées aux médias par « le tribunal populaire » pour satisfaire la curée comme ce fût le cas par le passé.

Les femmes et les hommes de la gendarmerie et de la police sont tiraillés quant à la possibilité de devoir faire un jour usage de l’arme administrative dans une situation de péril grave, et pour cause ???

  • Utiliser l’arme pour sauver sa vie ou sauver une vie innocente ? Et l’enfer s’ouvre alors sous vos pieds…
  • Ne pas faire usage de cette arme au risque de perdre la vie ou de sacrifier une vie innocente au profit de celle d’un délinquant, d’un criminel ?

De plus en plus de policiers, de gendarmes s’interrogent quant au manque de moyens juridiques, administratifs, mis à leur disposition pour garantir leur protection dans de pareils cas, alors que la demande de contrôles routiers et la délinquance routière sont en hausse permanente et que les violences à l’encontre des forces de l’ordre croissent sans cesse : 1 refus d’obtempérer toutes les 20 mn, 25000 refus d’obtempérer /an en moyenne.

C’est pourquoi nous, ainsi que d’autres organisations syndicales, demandons qu’une réflexion soit menée accompagnée de propositions de lois concernant, la qualification de cet acte, la systématicité de la peine qui doit être lourde et renforcée, exemplaire et dissuasive. Rappelons que le refus d’obtempérer, tel que défini actuellement, met délibérément en danger la vie d’autrui et consiste le plus souvent à utiliser un véhicule d’une tonne en moyenne, lancé à vive allure sur un ou plusieurs agents dans le but de fuir le contrôle et ses responsabilités.

L’intention et la volonté de nuire à l’intégrité physique des agents ou des usagers en utilisant son véhicule comme un projectile n’est pas moindre que s’il s’agissait de jouer à la roulette Russe avec un révolver sur la tempe d’autrui.

Il nous paraît nécessaire de réfléchir quant à l’usage de l’arme fait par les policiers (nationaux, municipaux) et les gendarmes dans de pareilles circonstances, dont le véhicule du chauffard devient une arme par destination, à l’origine de trop nombreux morts et blessés parmi les FDO et les citoyens. Il ne s’agit en aucun cas de demander un permis de tuer comme le martèlent les détracteurs des FDS mais de la possibilité de garantir la survie des agents et la sécurité des honnêtes gens victimes des agissements de ces « fous du volant ».

Nous souhaiterions que la mort de nos collègues dans de telles circonstances n’ait pas été vaine, qu’en hommage rendu à leur mémoire nous nous engagions dans l’avenir à protéger et renforcer davantage nos forces de sécurité durant ces contrôles et leurs interventions, que pour se faire l’ensemble de la classe politique s’empare de ce sujet récurrent, en ayant pris soin d’entendre les attentes et les récits des policiers et gendarmes exposés quotidiennement sur le terrain à ces problématiques, afin de réfléchir ensemble, sereinement, à des solutions efficaces permettant d’endiguer ce fléau qui tue chaque année des policiers, des gendarmes et des innocentes victimes de voyous, délinquants et criminels de la route.