Refus d’obtempérer à Clamart dans la nuit de lundi à mardi : Une victime innocente.

C’est vers 3 heures du matin cette nuit à Palaiseau (Essonne), qu’un jeune « chauffard » âgé de 14 ans, circulant à bord d’un véhicule 3008 signalé volé, refusait d’obtempérer à un contrôle de police. C’est lors de sa fuite, circulant à vive allure afin d’échapper à la police, que le fuyard a perdu le contrôle du véhicule, percutant violement un autre véhicule (peugeot 207) circulant en face dont le conducteur innocent, un jeune homme âgé de 33 ans va perdre la vie à Clamart des suites d’un arrêt cardio-respiratoire malgré les soins prodigués immédiatement par les policiers puis le SMUR.

Encore une fois nous constatons que les refus d’obtempérer font des morts, des victimes innocentes parmi les honnêtes gens dans une indifférence quasi-généralisée. Nous nous étonnons que ces faits divers ne fassent pas la une des médias traditionnels, que cela ne suscite pas plus d’indignation parmi le monde sportif, artistique toujours prompt à dénoncer et à crier « Au scandale!!! » (en faisant fi des enquêtes en cours ou à venir) lorsqu’un chauffard perd la vie, pendant qu’une partie de la classe politique préfère se ranger derrière l’opinion d’un tribunal populaire et médiatique à des fins idéologiques, politiques et électoralistes vociférant ainsi la haine qu’ils ont à l’encontre des forces de sécurité lorsqu’ils neutralisent un chauffard. En revanche nous ne sommes pas surpris de l’émotion à géométrie variable qui est la leur et dont le sort des honnêtes gens, des travailleurs et des anonymes leur importe peu lorsqu’ils sont des victimes tuées par des chauffards.

Peu de risques de voir des rassemblements à travers la France, dans les villes, les quartiers, aucun risque de voir naître des émeutes provoquées par des discours et des propos haineux; Au contraire, c’est toujours avec beaucoup de retenue que les familles de ces victimes innocentes, blessées ou mortes, parties trop tôt, dont la vie est régulièrement fauchée par ces délinquants, ces criminels de la route, font face à la situation avec une dignité exemplaire.

Alors que se tenait la semaine dernière une mission d’information parlementaire sur le sujet (voir article joint ci-dessous), cette nuit encore un drame est survenu. C’est pour mettre un terme ou enrayer « ces phénomènes de refus d’obtempérer / rodéos » que nous insistons sur la nécessité d’une large réflexion avec les partenaires sociaux, sur des moyens législatifs appropriés et un cadre légal protecteur pour les agents intervenants qui permettent de combattre efficacement ces comportements mortifères », qui pour l’heure mettent les forces de sécurité en difficulté, ne les rassurent pas et ne permettent pas d’enrayer sereinement ce fléau. Il ne s’agit nullement de « demander un droit à tuer » ou « une impunité totale », comme certains détracteurs des FDO le caricaturent, mais bien au contraire d’un droit à préserver des vies innocentes, nécessitant pour ce faire, que les forces de sécurité qui sont missionnées, soient à minima préservées durant l’enquête et bénéficient pleinement de la présomption d’innocence et pas d’une présomption de culpabilité comme cela est trop souvent le cas, mais également que les forces de sécurité bénéficient d’un large panel de solutions mises à leur disposition sans que soient systématiquement remises en cause les méthodes d’intervention autrement que par des magistrats spécialisés.

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TIRS LORS DE REFUS D’OBTEMPÉRER : LA MISSION D’INFORMATION NE SE PRONONCE PAS SUR LES CONSÉQUENCES DE LA LOI CAZENEUVE DE 2017

ACTUALITÉ

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Image d'illustration.

Image d’illustration. CC Pixabay via Pexels

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par Maxence Kagni, le Mercredi 29 mai 2024 à 10:45, mis à jour le Mercredi 29 mai 2024 à 16:42

Qualifiée de « permis de tuer » par La France insoumise, la loi Cazeneuve de 2017 sur « la sécurité publique » a modifié la doctrine d’emploi de leurs armes par les policiers, notamment en cas de refus d’obtempérer. Dans un rapport, présenté ce mercredi 29 mai, Thomas Rudigoz (Renaissance) et Roger Vicot (Socialistes) constatent cependant que le nombre de tirs effectués par les forces de l’ordre dans ce genre de situation a connu une tendance à la hausse entre 2012 et 2017, puis à la baisse entre 2017 et 2022, dans un contexte de forte augmentation des refus d’obtempérer. Contrairement à son collègue de la majorité, le député PS propose néanmoins de modifier le cadre légal. 

Faut-il modifier les règles d’utilisation des armes à feu par les policiers dans le cadre d’un refus d’obtempérer ? Les députés Thomas Rudigoz (Renaissance) et Roger Vicot (Socialistes) présentent, ce mercredi 29 mai, le rapport de leur mission d’information sur « la hausse du nombre de refus d’obtempérer et les conditions d’usage de leurs armes par les forces de l’ordre ».

Lancée à l’initiative de la commission des lois de l’Assemblée nationale, cette mission – dont le principe a été décidé à la suite de la mort de Nahel, le 27 juin 2023 à Nanterre – aboutit à un rapport qui met notamment en lumière une « hausse conséquente« , sur une « dizaine d’années », des refus d’obtempérer. Et conclut à l »impérieuse nécessité d’améliorer la formation des policiers ».

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Au cours de leurs travaux, qui ont commencé en octobre dernier, les deux élus se sont surtout penchés sur la loi du du 28 février 2017 relative à « la sécurité publique », critiquée par de nombreux élus de gauche qui lui reprochent d’avoir entraîné une hausse des tirs mortels effectués par des policiers. Votée à la fin du quinquennat de François Hollande, cette loi – qui a harmonisé les règles d’usage des armes des policiers sur celles des gendarmes – est même qualifiée de « permis de tuer«  par La France insoumise

Le Code de la sécurité intérieure offre désormais aux agents de la police nationale la possibilité de tirer sur une voiture « en cas d’absolue nécessité et de manière strictement proportionnée » si les conditions suivantes sont remplies :

  • le conducteur n’obtempère pas à l’ordre d’arrêt, 
  • les policiers ne peuvent immobiliser le véhicule qu’avec leurs armes,
  • les occupants du véhicule « sont susceptibles de perpétrer, dans leur fuite, des atteintes à la vie [des policiers] ou à leur intégrité physique ou à celles d’autrui ».

Sur les 23 recommandations qu’ils formulent à l’issue de leur mission, Roger Vicot et Thomas Rudigoz en présentent 22 en commun : leur seul point de désaccord porte précisément sur la nécessité, ou non, de modifier à nouveau le Code de la sécurité intérieure.

« L’évolution des tirs des forces de l’ordre divise profondément les acteurs, tandis que les chiffres peinent à illustrer une tendance évidente et pérenne », écrivent les deux parlementaires. Le député socialiste Roger Vicot propose toutefois une réécriture de l’article L. 435-1 du Code de la sécurité intérieure, tandis que son collègue de la majorité présidentielle Thomas Rudigoz estime, au contraire, qu’il ne faut « pas engager de réécriture ».

UNE HAUSSE DES REFUS D’OBTEMPÉRER 

De 2012 à 2022, les refus d’obtempérer simples ont augmenté de 33,7% (de 19.174 à 25.641) et les refus d’obtempérer aggravés ont connu une hausse de 94,6% (de 2.520 à 4.905), indiquent Thomas Rudigoz et Roger Vicot. Les élus ajoutent que « le nombre de refus d’obtempérer simples serait, en réalité, davantage sous-évalué que surévalué ».

UN REFUS D’OBTEMPÉRER CONSTATÉ PAR UN POLICIER OU UN GENDARME AURAIT LIEU TOUTES LES 17 MINUTES EN FRANCE.EXTRAIT DU RAPPORT

Les auteurs du rapport jugent « très difficile » d’identifier la raison de cette hausse et avancent plusieurs hypothèses, comme « l’augmentation de la commission de délits routiers », « le coût du permis de conduire », « l’augmentation du trafic de stupéfiants » ou encore « la hausse des contrôles routiers ». 

Thomas Rudigoz et Roger Vicot proposent donc de « mener un travail d’analyse qualitative des causes des refus d’obtempérer et des profils de leurs auteurs ». « Pour ce faire, les forces de l’ordre devront rédiger davantage de commentaires lors de la constatation d’un refus d’obtempérer », préconisent-ils. 

A ce stade, les co-rapporteurs ne jugent cependant pas nécessaire d’aggraver encore la répression pénale des refus d’obtempérer : la dernière modification législative, datée de janvier 2022, « ne leur paraît pas déjà désuète ou dépassée« . Ils plaident, en revanche, pour le lancement d’une campagne nationale nommée « Vous auriez dû vous arrêter« , qui insisterait notamment sur « les risques physiques et en termes de droit pénal » liés aux refus d’obtempérer.

UNE HAUSSE DES TIRS EN 2017, AVANT UNE DÉCRUE

Dans leur rapport, les deux parlementaires constatent également une hausse des tirs sur véhicules en mouvement par les policiers de 2012 à 2017 (de 116 tirs à 205 tirs), avec un pic en 2017, suivie d’une baisse de 2017 à 2022 (de 205 tirs à 140 tirs), pour retrouver en 2022 le niveau de 2016. « Le caractère exceptionnel de l’année 2017 est indiscutable », écrivent Thomas Rudigoz et Roger Vicot.

Les deux parlementaires jugent toutefois nécessaire de « mettre en parallèle » la hausse de ces tirs et la hausse des refus d’obtempérer. Citant la Direction générale de la police nationale, ils précisent que « le nombre de tirs recensés contre les véhicules en mouvement représente moins de 1% des refus d’obtempérer« .

LE CROISEMENT DES DONNÉES RELATIVES AUX REFUS D’OBTEMPÉRER ET AUX TIRS MET À MAL L’HYPOTHÈSE D’UNE HAUSSE DE LA PROPENSION DES FORCES DE L’ORDRE À TIRER.EXTRAIT DU RAPPORT

Mais la hausse de ces tirs est-elle due à la modification du Code de la sécurité intérieure en 2017 ? « La très grande difficulté d’interprétation des données recueillies, déjà rappelée au début de ce rapport, invite à la plus grande prudence », répondent Thomas Rudigoz et Roger Vicot, qui refusent de « trancher la question ». Les deux parlementaires citent une étude des chercheurs Sebastian Roché (CNRS), Paul Le Derff (université de Lille) et Simon Varaine (université Grenoble Alpes). Publiée dans la revue Esprit en septembre 2022, elle conclut « qu’il y a eu cinq fois plus de personnes tuées par des tirs policiers visant des véhicules en mouvement depuis l’entrée en vigueur de la loi de 2017 par comparaison avec la période précédente et qu’il y a donc bien un lien entre les deux ».

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Mais les deux députés « relativisent » ces affirmations et appellent à « ne pas confondre corrélation et causalité ». Ils considèrent que « si la loi du 28 février 2017 devait avoir eu un impact véritablement déterminant, ses effets se feraient sentir sur le plus long terme et la hausse du nombre de tirs se poursuivrait après 2017 » alors que « l’ensemble des données démontre une décrue après ce pic ». Ils soulignent, en outre, que l' »augmentation du nombre de tirs était déjà engagée avant même l’année 2017″

RÉÉCRIRE LA LOI ?

Roger Vicot juge néanmoins que la formulation de la loi de 2017 porte en elle un « risque d’ambiguïté » et qu’elle a « entraîné une confusion dangereuse ». Le Code de la sécurité intérieure permet d’ouvrir le feu sur un véhicule en mouvement dont les occupants sont « susceptibles de perpétrer, dans leur fuite, des atteintes à leur vie ou à leur intégrité physique ou à celles d’autrui ». Le député PS estime nécessaire de supprimer le mot « susceptibles » pour le remplacer par « vont manifestement et de manière imminente« . Une manière de ne pas « faire croire que les conditions de tir ont été assouplies, ce qui placerait l’agent en situation paradoxale de violation de la loi et l’État de ses obligations conventionnelles ». L’élu a décidé de déposer une proposition de loi sur le sujet.

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Pour sa part, Thomas Rudigoz juge « qu’il ne convient pas de relancer un débat sémantico-juridique qui pourrait aboutir à semer davantage de confusion« . Il assume également ne « pas vouloir, symboliquement et politiquement, envoyer un message négatif aux forces de l’ordre qui se sont parfaitement approprié le nouveau cadre d’usage de l’arme« . « Revenir en arrière serait aussi donner raison à tous ceux qui considèrent que [les dispositions de la loi de 2017] constituent des ‘permis de tuer' », affirme le député Renaissance qui plaide plutôt pour « la clarification des instructions et le renforcement de la formation« .

Les deux rapporteurs se retrouvent pour proposer d' »allonger la durée de la formation des élèves gardiens de la paix et des policiers adjoints » mais aussi de « renforcer l’ouverture des écoles de police à des formateurs issus du monde » comme des historiens, des sociologues ou des professionnels du droit. Thomas Rudigoz et Roger Vicot proposent aussi d' »engager une réflexion sur le développement, en formation initiale et continue, des compétences de gestion du stress et de désamorçage des conflits ». Les élus souhaitent, en outre, « sanctuariser » les « formations réglementaires au tir » mais aussi « renforcer la formation des policiers à l »après-tir' ».

« DÉPAYSER LES AFFAIRES »

Par ailleurs, le député de la majorité et son collègue de l’opposition avouent être dans l’incapacité de dire si les policiers disposent, ou non, d’un traitement favorable par l’institution judiciaire. « Faute d’accès à des données statistiques précises, il est difficile à vos rapporteurs de se faire une idée du traitement exact qui est fait des affaires de tirs par l’autorité judiciaire », indiquent-ils. Lors de la présentation de leur rapport devant la commission des lois, Riger Vicot a cependant réfuté toute idée d' »impunité » lorsqu’une sanction s’avère nécessaire. 

Les deux parlementaires, qui estiment nécessaire de conserver « le cadre du droit commun » pour les affaires impliquant des tirs de policiers, proposent en revanche « d’encourager, au moyen d’une circulaire du garde des Sceaux, le dépaysement des affaires ». Ils proposent aussi de rappeler par une circulaire que le Code de procédure pénale permet de suspendre un agent mis en cause dans ses fonctions sur la voie publique, « tout en permettant l’exercice de fonctions administratives ».

Thomas Rudigoz et Roger Vicot préconisent enfin de moderniser « en priorité » les outils d’immobilisation des véhicules à disposition des forces de l’ordre, mais aussi d' »amplifier » le déploiement des caméras embarquées dans les véhicules des forces de l’ordre.

Thomas Rodigoz et Roger Vicot écartent aussi la présomption de légitime défense au bénéfice des policiers et gendarmes, prônée par Marine Le Pen. « Mal comprise, elle pourrait donner aux forces de l’ordre comme au grand public l’illusion d’une irresponsabilité pénale générale », expliquent les deux députés. Selon eux, « cette situation serait de nature à générer de forts risques juridiques chez des forces de l’ordre, tout en renforçant encore la méfiance d’une partie de la population à leur égard ».

PAS DE CONTACT TACTIQUE ET DE PRÉSOMPTION DE LÉGITIME DÉFENSE

Thomas Rudigoz et Roger Vicot se félicitent de l’exclusion « par la très grande majorité des acteurs auditionnés » au cours de leur mission de la méthode du « contact tactique », mise en œuvre au Royaume-Uni. Cette technique, réclamée en France par Eric Zemmour, permet aux forces de l’ordre de percuter à faible allure, avec leur véhicule, des deux-roues en fuite, afin de les faire tomber et d’en appréhender les conducteurs. Les deux rapporteurs jugent que le contact tactique « présente des risques et psychologiques pour les individus et les agents, mais aussi médiatiques ou juridiques renforcés pour les forces de l’ordre ».

Suicide d’un policier du commissariat d’Agde (34).

C’est avec une grande peine que nous avons appris ce samedi le suicide d’un policier d’Agde, père de trois enfants, la quarantaine . En ces moments difficiles nos pensées vont à sa famille, à ses proches et à ses collègues.

Nous sommes las de ce décompte macabre dans notre profession, plus une semaine sans que l’un de nous ne tombe dans une indifférence généralisée.

Encore une fois nous alertons sur le manque d’écoute, d’accompagnement et de prise en charge des nombreux policiers en souffrance et le peu d’intérêt à en identifier les causes.

On ne peut écarter parmi ces causes les conditions de travail dégradées, l’usure et la fatigue liées au sur emploi, le stress et les méthodes de management inappropriées, le mépris, la suspicion systématique, le risque permanent de sanction administrative et pénale; Toutes ces causes qui de fait, impactent fortement la vie personnelle et familiale des policiers ainsi que leur mental.

C’est ainsi que sont décrits par les agents les maux vécus dans leurs services sans qu’ils ne perçoivent d’amélioration tangible.

Nous réclamons qu’un audit national, indépendant, soit fait auprès des policiers, des agents, afin d’identifier les problèmes, les souffrances et les solutions proposées par les principaux concernés.

Si nous voulons cesser d’additionner les morts dans nos rangs il est indispensable que des travaux suivis d’actions concrètes et de moyens suffisants soient menés dans notre administration.

Suicide d’un policier de la BAC de Strasbourg.

Une fois encore notre cœur saigne, nous apprenions ce week-end le suicide d’un collègue de la BAC de Strasbourg, âgé de 38 ans, Nicolas a mis fin à ses jours samedi matin à son domicile. Il est le quatrième policier cette année à partir trop tôt ainsi. Toutes nos pensées vont vers sa famille et ses proches.

Nous pensons également à tous nos collègues en souffrance qui ne parviennent pas à se faire entendre, aux anonymes qui passent à l’acte, sauvés in extrémis dont on ne parle jamais et dont on taira l’acte pour ne pas traiter les causes profondes.

Visite du château de Versailles et pique-nique pour des prisonniers de Toul …

SYNDICATFRANCEPOLICEPACA ÉDITER

Quelle indécence!!!

En ce jour particulièrement douloureux pour le personnel de l’administration pénitentiaire qui honore leurs camarades morts lors du transfert d’un détenu, nous apprenons que l’établissement pénitentiaire de Toul a prévu et propose le 27 juin prochain, une visite du château de Versailles (distant de 350 km et 4 heures de route), un pique-nique et une promenade pour 10 ou 15 prisonniers.

A qui doit-on cette bonne idée??? Malgré le manque de moyens, le manque de personnel dans les prisons et un précédent le 04 mai 2022 lors de la visite du zoo d’Upie dans la Drôme où un détenu (incarcéré pour extorsion, viol) avait pris la fuite au nez et à la barbe des 4 agents pénitentiaires en charge des 4 détenus, mobilisant ainsi de nombreux gendarmes et nécessitant la mise en place de barrages.

Nos collègues policiers Versaillais, plus largement du 78, sont déjà largement sollicités et fatigués à l’aube des JOP 2024 et n’ont aucune envie de jouer les nounous pour accompagner des détenus venus visiter Versailles au risque de devoir gérer des tentatives d’évasion.

Nous sommes consternés de constater qu’à l’heure à laquelle les policiers mobilisés cet été pour les JOP 2024 ne sont pas certains de voir leurs enfants accueillis, accompagnés dans des centres aérés ou des colonies de vacances, les rares deniers publics servent au divertissement et au bien-être des détenus.

Nouvelle-Calédonie

Selon nos sources présentent sur place, 3 de nos collègues de la BAC ont été blessés par arme à feu, l’un gravement à la jambe entrainant une hémorragie, le second à l’épaule et le troisième à la mâchoire et à l’œil.

Nous indiquons ces précisions sous toutes réserves afin de comprendre qu’il ne s’agit pas de blessures anodines et sans conséquence pour leur vie future tant personnelle que professionnelle.

Nous apportons tout notre soutien à nos collègues gendarmes et policiers qui font preuve d’un grand courage faisant face à des individus équipés d’armes à feu, d’un immense sang froid, ne cédant pas à ces violences et n’utilisant pour se défendre que des armements non létaux malgré la menace et l’épuisement dû à la situation.

Nous pensons aussi à ces citoyens qui tentent de protéger leurs familles et leurs biens malgré des moyens dérisoires.

Souhaitons que cette situation d’insurrection prenne fin au plus vite afin que plus une victime ne soit à déplorer.

Tristesse au sein des forces de sécurité…

Un réveil encore douloureux aujourd’hui lorsque nous avons appris la mort durant la nuit d’un gendarme engagé sur les émeutes de Nouvelle-Calédonie suite à un tir accidentel d’un camarade.

L’un de ces milliers d’anges gardiens qui assurent la sécurité des concitoyens, trop souvent au péril de leur vie.

Toutes nos pensées vont à leurs familles, leurs proches et leurs camarades.

Convoi pénitentiaire attaqué : qui étaient Arnaud Garcia et Fabrice Moello,  les deux agents tués ?

Nouvelle-Calédonie: Un gendarme tué.

Ce jour nous déplorons encore la mort d’un jeune gendarme de 22 ans, tué par balle lors d’une mission de rétablissement de l’ordre durant les émeutes en cours en Nouvelle-Calédonie.

Nous demandons que des mesures soient prises pour que la peur change de camp et que les tueurs de gendarmes, policiers, personnels pénitentiaires et autres agents du service public soient certains de finir leurs jours en prison.

Nous partageons le deuil de la famille et des proches de ce jeune gendarme parti trop tôt et la tristesse de ses frères d’arme.

Visite du château de Versailles et pique-nique pour des prisonniers de Toul …

Quelle indécence!!!

En ce jour particulièrement douloureux pour le personnel de l’administration pénitentiaire qui honore leurs camarades morts lors du transfert d’un détenu, nous apprenons que l’établissement pénitentiaire de Toul a prévu et propose le 27 juin prochain, une visite du château de Versailles (distant de 350 km et 4 heures de route), un pique-nique et une promenade pour 10 ou 15 prisonniers.

A qui doit-on cette bonne idée??? Malgré le manque de moyens, le manque de personnel dans les prisons et un précédent le 04 mai 2022 lors de la visite du zoo d’Upie dans la Drôme où un détenu (incarcéré pour extorsion, viol) avait pris la fuite au nez et à la barbe des 4 agents pénitentiaires en charge des 4 détenus, mobilisant ainsi de nombreux gendarmes et nécessitant la mise en place de barrages.

Nos collègues policiers Versaillais, plus largement du 78, sont déjà largement sollicités et fatigués à l’aube des JOP 2024 et n’ont aucune envie de jouer les nounous pour accompagner des détenus venus visiter Versailles au risque de devoir gérer des tentatives d’évasion.

Nous sommes consternés de constater qu’à l’heure à laquelle les policiers mobilisés cet été pour les JOP 2024 ne sont pas certains de voir leurs enfants accueillis, accompagnés dans des centres aérés ou des colonies de vacances, les rares deniers publics servent au divertissement et au bien-être des détenus.

Deux policiers grièvement blessés par balle dans le commissariat de police du XIII ème arrondissement de Paris.

Image d'illustration. (THOMAS COEX / AFP)

C’est avec stupeur que nous apprenons durant cette soirée du 09 mai 2024 l’agression de deux de nos collègues du XIII ème arrondissement de Paris blessés gravement par balles par un individu (interpellé plus tôt pour des violences au cutter à l’encontre d’une femme) conduit au commissariat. L’agresseur s’est emparé de l’arme de l’un des deux policiers alors qu’il le soumettait aux tests de dépistage d’alcoolémie.

Une enquête est en cours.

Toutes nos pensées vont à nos deux collègues que nous accompagnons dans le combat qu’ils doivent désormais mener pour survivre mais également à leurs familles et à leurs proches empreints de douleurs et de doutes, ainsi que toute notre solidarité à l’ensemble du corps des policiers.

Jeux Olympiques Paris 2024 / J-95, des policiers pas à la fête !!!

A « J » – 95 des jeux olympiques de Paris, trop de questions restent sans réponse…

Alors que l’ensemble des effectifs consent à faire le sacrifice de vacances en famille ou en couple, l’ administration n’est toujours pas en mesure de communiquer aux agents « volontaires » s’ils sont mobilisés en dehors de leur résidence administrative, sur la capitale ou dans les villes de province qui accueillent des épreuves.

Les personnels s’interrogent sur les conditions d’hébergement durant leurs déplacements (lieux, qualité d’hébergement, environnement, etc…) , mais aussi sur la capacité de pouvoir se restaurer correctement durant l’intégralité des missions pouvant se prolonger plusieurs jours.

Ils s’interrogent à juste titre sur la prise en charge de leurs enfants durant cet été, qui certes pour « les plus chanceux » partiront une quinzaine de jours en colonies de vacances ou en centres aérés (lorsqu’ils sont mis en place à l’initiative de certains départements soucieux d’accompagner les agents) , mais qui dès leurs retours devront trouver seuls des solutions et financer des modes de garde pour leurs enfants, notamment les plus jeunes.

Quid des enfants qui ne bénéficieront pas de ces dispositifs faute de places suffisantes ou d’infrastructures disponibles sur leurs communes.

Qu’en est-il des agents qui ne sont pas volontaires pour des missions extérieures??? Il semblerait qu’ils fassent l’objet de pression et soient « désignés volontaires d’office », grâce à des méthodes managériales pour le moins contestables.

Quid du sort des enfants dont les parents auront été désignés durant ces trois derniers mois précédents les JO ?

En ces temps troublés, les policiers parfois fatigués, usés, répondent néanmoins présents, sans cesse sollicités, ils sont sur tous les fronts depuis de trop nombreuses années (attentats, mouvements sociaux, épidémie, événements sportifs, opérations en tous genres, anti-rodéos, places nettes, vigipirate urgence attentat, etc… ). Il nous apparait comme évident que ces policières et policiers, ces femmes et ces hommes, ces parents, dévoués à la sécurité de toutes et tous, méritent que soient apportées des réponses concrètes, dans des délais brefs à leurs légitimes interrogations dont ce silence pesant ne fait qu’ajouter stress et angoisse à une profession déjà fragilisée et en manque de reconnaissance.

C’est pourquoi également nous considérons comme impératif et urgent que soit acté et entériné par le Ministère des finances, le budget nécessaire à l’attribution des modestes primes JO 2024 à destination de l’ensemble des personnels engagés, comme cela était évoqué et souhaité par Monsieur le Ministre de l’Intérieur.

Les J.O ont un coût, certes, mais il n’y a pas de raison pour que des économies soient faites sur le dos des policiers et de leurs familles !

Notre priorité… Améliorer le quotidien des personnels !!!

Avril 2024