Deux policiers retrouvés morts à leur domicile entre mardi et mercredi …

C’est avec tristesse et désolation que nous avons appris la mort de deux de nos collègues exerçant dans les Yvelines, le premier âgé de 37 ans, père de deux enfants et le deuxième âgé de 27 ans en couple. Une enquête doit déterminer les causes des décès bien que la piste du suicide soit privilégiée.

Il est évident que le suicide est un fléau qui encore aujourd’hui n’est pas traité à la hauteur des dégâts qu’il cause dans notre profession, en effet malgré les numéros verts mis à disposition et les mesurettes annoncées et mises en place au compte goutte durant ces dernières années, cela s’avère insuffisant; les causes profondes ne sont pas traitées, les agents détectés ou signalés en souffrance sont mal accompagnés, les traumatismes subis dans l’exercice du métier sont niés et négligés, les pressions hiérarchiques dénoncées régulièrement par les représentants du personnel sont tabous ainsi que les objectifs inatteignables fixés, balayés. Le stress généré, répété au fil des interventions est dévastateur et ne fait l’objet d’aucun suivi ni debrief, les agents ne bénéficient encore à ce jour d’aucune formation sur la gestion du stress. Comment les agents pourraient ne pas ressentir un malaise profond alors qu’ils sont trainés dans la boue, discrédités et désavoués quasi-quotidiennement, lorsque la perte de sens du métier les gagne, que les conditions de travail, tant au niveau des moyens humains que matériels, sont insuffisantes et qu’ils exercent chaque jour dans des locaux insalubres et indignes.

Comment peut-on encore nier l’impact de notre métier sur le psyché des agents et dans leur vie privée et omettre le lien généré par le stress avec des dépressions et le nombre de suicide dans notre profession.

Si les causes de la mort de nos deux collègues s’avéraient être des suicides, le décompte macabre dans la police serait de 6 depuis le début de l’année.

Nos pensées vont à leurs familles, leurs proches, leurs collègues …

Affaire Nahel, suite…

Dès le premier jour nous avons fait part de notre solidarité auprès de notre collègue Florian, policier exemplaire, qui, dans le cadre de ses missions de sécurité du quotidien, a estimé devoir faire usage de son arme pour sauver sa vie mais aussi celle des éventuelles victimes qu’aurait pu causer ce délinquant à bord d’un bolide lancé à toute allure s’il avait repris sa course folle sans l’intervention des policiers mis en cause aujourd’hui.

Une fois encore, nous dénonçons le statut juridique qui met sur le même plan d’égalité le tueur de la petite Philippine et nos collègues policiers faisant usage de leurs armes pour sauver la vie d’innocents ou la leur en les désignant comme des meurtriers.

Comment espérer que des policiers et gendarmes continuent à exercer leur métier sereinement alors que, à coup sûr, leur sort est réglé dès le premier jour sans même bénéficier de la présomption d’innocence et ce afin de satisfaire l’opinion publique espérant ainsi éviter des émeutes.

Malgré des révélations et une enquête journalistique moins lapidaire à l’égard des deux motocyclistes mis en cause, il semblerait qu’il soit préférable de les sacrifier de manière à acheter « la paix sociale ».

Il fût un temps où la police était respectée et où les motards étaient désignés comme « les anges de la route », les temps ont changé, les valeurs aussi !!!

Aujourd’hui l’ange désigné est celui qui refuse un contrôle de police et met en danger de mort d’autres usagers…

Total soutien, solidarité et affection à nos collègues et à leurs familles qui vivent un enfer.

Condamnation exemplaire!

Une condamnation exemplaire comme nous espérerions qu’il en soit ainsi aussi lorsque les policiers, les gendarmes ou leurs familles sont menacés.

Malheureusement nous déplorons que ces menaces de représailles, de mort à l’encontre des personnels des forces de sécurité ne fassent l’objet trop souvent que de sanctions contraventionnelles ou de sursis, lorsqu’elles ne sont pas tout simplement classées sans suite.

Le fait est que même lorsque la vie des agents est mise en péril la condamnation est RIDICULE, alors que dire lorsqu’il s’agit de « quelques » menaces?

Schiltigheim : Quatre mois de sursis et 150€ d’amende pour avoir percuté un policier lors d’un refus d’obtempérer

Un adolescent de 17 ans a été condamné à quatre mois de prison avec sursis et 150 euros d’amende après avoir percuté un policier municipal à Schiltigheim (Bas-Rhin) en avril dernier. Une décision qui a provoqué la colère d’un syndicat de policiers.

Schiltigheim : Quatre mois de sursis et 150€ d'amende pour avoir percuté un policier lors d'un refus d'obtempérer
Un policier municipal avait été percuté à Schiltigheim en avril dernier. (captures écran vidéo)

En avril dernier, un adolescent de 17 ans circulant à motocross avait refusé d’obtempérer et percuté un policier municipal à Schiltigheim, dans la banlieue de Strasbourg (Bas-Rhin). Une scène qui avait été filmée et diffusée sur les réseaux sociaux. Jugé ce lundi, le mis en cause a écopé d’une peine de quatre mois de prison avec sursis pour blessures involontaires et d’une amende de 150 euros pour le refus d’obtempérer.

Nous réclamons que des sanctions pénales soient appliquées avec la même sévérité aux auteurs qui s’en prennent aux forces de l’ordre.

Gendarme grièvement blessé après un énième refus d’obtempérer dans l’Ain…

Inadmissible! Intolérable! Inacceptable! Insupportable! Fermeté! BLA! BLA! BLA!

Assez de ces déclarations, de ces discours devenus insupportables devant les corps mutilés de nos camarades, les corps froids de nos amis, disparus parce qu’un meurtrier en a décidé ainsi en ne s’arrêtant pas et fonçant délibérément sur un policier, un gendarme, un douanier.

Face à l’hécatombe, les discours ne suffisent plus, il faut des actes forts.

Comment peut-on prétendre faire la guerre au narcotrafic, éradiquer le crime organisé lorsque les agents des forces de sécurité n’osent plus faire usage de leurs armes (au risque d’être poursuivis pour homicide volontaire et finir en prison), alors même que leur vie, leur intégrité physique est menacée face à des criminels prêts à tout pour fuir, utilisant des armes ou leur véhicule comme tel. Ceux-ci en revanche, ne sont poursuivis, trop souvent, que pour homicides involontaires ou encore violences ayant entrainé la mort sans intention de la donner ou simplement pour des violences sur PDAP comme par exemple lorsqu’un policier municipal est fauché par une moto cross à Shiltigheim.

Il est indispensable que le législateur s’empare de ce fait devenu « la norme » qui considère qu’un agent faisant usage de son arme dans pareille circonstance est « un criminel ». C’est pour cela que nous ne cessons d’exiger un cadre légal spécifique, plus protecteur que la légitime défense et l’article L 435-1 du CSI, qui mettrait à l’abri de poursuites pénales criminelles, un agent des forces de sécurité qui dans le cadre de sa fonction, en mission, ferait usage de son arme dès lors que sa vie serait en péril ou son intégrité physique gravement menacée étant entendu que l’enquête déterminerait toujours, à l’issue, la pertinence de l’usage de l’arme ou de la force.

La peur doit changer de côté et ne doit plus être seulement du côté des forces de l’ordre.

Nous souhaitons un prompt rétablissement à notre collègue gendarme.

Dichotomie entre les discours et les actes!!!

L’article décrit parfaitement la schizophrénie de notre système et ses limites.

Encore des policiers pour risquer la révocation, pire la prison pour avoir lutté contre l’insécurité, la délinquance et la criminalité???

Qui pour soutenir ces policiers aujourd’hui qui n’ont fait que leur travail en luttant contre les rodéos urbains, parfaitement en cohérence avec les déclarations « martiales » tenues jusqu’alors face aux médias.

Nous n’oublions pas…

Il y a 10 ans, Hamed MERABET, policier primo-intervenant, et Franck BRINSOLARO du SDLP en charge de la sécurité du personnel de Charlie Hebdo, étaient lâchement abattus par des illuminés alors qu’ils tentaient d’intervenir pour préserver des vies…

Nous ne vous oublions pas vous les anonymes au combien essentiels à la sauvegarde de la paix et à la préservation de la liberté d’expression dans notre pays.