



Après que les deux policiers acculés aient tenté de repousser leurs agresseurs, dans un premier temps à l’aide du pistolet à impulsion électrique (PIE) puis dans un second temps en effectuant des tirs de sommation, en vain; Ils vont être obligés d’ouvrir le feu alors qu’ils sont victimes d’un nouvel assaut de leurs agresseurs, notamment par un individu qui revient au corps à corps et tente à nouveau de s’emparer de leurs armes. Une nouvelle fois cette vidéo enregistrée par un complice, qui filme et commente cet événement, est la preuve que les voyous n’ont aucune limite et sont prêts à tout à l’encontre des forces de sécurité. Les deux policiers ont été blessés ainsi que l’un des auteurs neutralisé par le tir du policier.

Nous apportons notre total soutien à nos collègues motocyclistes concernés ainsi qu’à l’ensemble de nos collègues du Département qui doivent faire face quotidiennement à des comportements barbares pour maintenir un « semblant de paix ».
Attaque à l’arme automatique du domicile des agents pénitentiaires et primes offertes à qui donnerait des informations concernant les personnels.
Un cap est franchi! Les mots et les grands discours de fermeté ne suffiront plus face à ces mafias qui prospèrent et qui défient nos Institutions. Face à cette guerre que nous mènent les « narcos », nous devons riposter avec une détermination sans faille et une volonté commune (politique, judiciaire, sécuritaire) ainsi que l’ont fait d’autres pays confrontés à cette gangrène, qui sont parvenus à la maitriser.



Depuis des décennies les policiers, les gendarmes et les agents pénitentiaires en première ligne alertaient sur l’augmentation des violences, le trafic de stupéfiants, la criminalité organisée, la radicalisation et le prosélytisme sur notre territoire, pendant que des personnalités politiques, elles, parfois aux responsabilités, tenaient encore un discours rassurant, allant même jusqu’à nier ces réalités et préférant parfois mentir en utilisant le vocable de « sentiment d’insécurité » comme encore récemment.
Alors que notre voisin Italien, victime gangrenée depuis le XIX -ème siècle par les mafias criminelles, est parvenu, à compter des années 1980 à endiguer son développement grâce à une lutte et des dispositifs anti-mafia sans précédent ; en France, nous découvrons depuis seulement quelques mois l’ampleur des dégâts allant jusqu’à oser nommer cette dérive de « NARCOTRAFIC ». Nous payons aujourd’hui l’inaction des années passées et la naïveté généralisée parfois à des fins politiques, d’autres fois par idéologie.
Face à ces « narcotrafiquants », à l’explosion de la criminalité organisée dans notre pays et à la détermination de ces criminels qui bénéficient de fonds financiers illimités, d’armes et de moyens, sans égaux avec ceux mis à disposition des forces régaliennes, il est impératif de changer de paradigme.
A l’heure où l’on débat sur l’expression de « mexicanisation » de la France, chaque jour qui passe nous en rapproche un peu plus et nous démontre que les méthodes utilisées par les cartels Sud-Américains et Mexicains se développent sur l’ensemble de notre territoire (corruption, enlèvements, assassinats, « barbecue », tortures, guerres de territoire…)
Comment espérer lutter, en l’état, contre ce fléau et ces réseaux criminels organisés, armés, dangereux, prêts à tuer, lorsque la législation actuelle ne permet pas aux agents des forces de sécurité de combattre efficacement et à « armes égales » ces criminels qui ont déclaré une guerre à notre pays, risquant à leur tour d’être vilipendés, poursuivis en justice, mis en accusation ou suspectés…
Ainsi, pour espérer lutter contre ces nouvelles formes de criminalité, il est nécessaire de se doter d’une police forte, mieux formée, professionnelle, constituée de policiers de métiers, de carrière et d’experts.
Nous alertons une nouvelle fois sur les risques que prennent quotidiennement les policiers, les gendarmes et autres agents, pour tenter de contenir cette criminalité et sa propagation malgré le manque d’effectifs, le sous-équipement, mais aussi un arsenal juridique bien plus profitable aux voyous et aux criminels qu’aux policiers et aux enquêteurs, à l’image de l’aide juridictionnelle (financée par le contribuable) systématiquement apportée aux criminels et trafiquants, alors que les policiers rencontrent, eux, les plus grandes difficultés à bénéficier de la protection fonctionnelle, dispositif permettant la prise en charge par l’administration des frais de la défense des agents devant la justice.
Il est illusoire si rien n’est fait, d’espérer que des policiers puissent assurer la sécurité des citoyens, mais aussi des magistrats, aujourd’hui des surveillants pénitentiaires alors qu’eux-mêmes sont menacés, agressés et démunis face à la barbarie, aux guet-apens et pièges tendus comme ce fût le cas pour les policiers municipaux attaqués à Saint-Denis immédiatement discrédités et mis en accusation par le parquet de Bobigny.
Nous craignons en l’état actuel que la digue cède si la défiance des Institutions, des politiques, perdure à l’égard des forces de sécurité alors qu’elles devraient être au contraire mieux accompagnées, mieux protégées physiquement et juridiquement.
La présomption de culpabilité ne doit plus être à l’encontre des policiers, des gendarmes, ni même des agents de l’OFB tout récemment discrédités à leur tour, mais uniquement à l’égard des délinquants, des voyous, des multirécidivistes, des criminels, des fraudeurs, des agresseurs et de leurs complices…
Auquel cas, nous avons déjà perdu !!!

« Les mêmes causes produisant les mêmes effets… »

Lors d’une mission de sauvetage en haute montagne dans les Pyrénées le secouriste Olivier MARIANDE et un alpiniste sont décédés le 07 avril 2025.
Qu’ils reposent en paix.
Toutes nos pensées vont à leur famille et à leurs proches.


Après avoir expérimenté la semaine de quatre jours dans une dizaine de services judiciaires et d’investigations à travers la France, c’est au tour de Roubaix de se voir supprimer ce cycle de travail.
Sans concertation aucune avec les enquêteurs concernés, pourtant en grande majorité satisfaits par ce cycle, sans concertation avec les représentants du personnel, l’administration, à la suite d’un rapport émis par l’IGPN a décidé de mettre fin prématurément à l’expérimentation, alors que l’état des troupes en investigation était déjà au plus bas ces dernières années, et pour cause:
Aujourd’hui, les services de police et particulièrement les services judiciaires paient l’augmentation des crimes et délits longtemps niés, mais aussi « la politique du parapluie » et la judiciarisation systématique menée depuis des années et imposée aux agents. Cela ne laisse plus la place au libre arbitre des agents qui ne peuvent plus apprécier l’opportunité ou pas d’une prise de plainte; A cela vient s’ajouter les plaintes en ligne que les enquêteurs doivent traiter, même si in fine, malgré l’attente des victimes, grand nombre d’entre elles seront classées ou feront l’objet de l’apurement des stocks (mesure mise en place par le précédent garde des sceaux qui consiste en l’abandon et la destruction des procédures non jugées), faisant fi de l’énergie déployée par les agents et des nombreuses heures consacrées.