Syndicat de police. Ministère de l'Intérieur. Quatrième puissance syndicale du ministère de l'Intérieur et première force d'opposition de la police nationale !
Il y a 10 ans, Hamed MERABET, policier primo-intervenant, et Franck BRINSOLARO du SDLP en charge de la sécurité du personnel de Charlie Hebdo, étaient lâchement abattus par des illuminés alors qu’ils tentaient d’intervenir pour préserver des vies…
Nous ne vous oublions pas vous les anonymes au combien essentiels à la sauvegarde de la paix et à la préservation de la liberté d’expression dans notre pays.
Jouer au foot avec la tête de deux victimes au sol, qui plus est lorsqu’il s’agit de policiers n’est semble-t-il pas assez violent pour justifier une incarcération immédiate.
Le juge des libertés de Nice a dû être convaincu par le visionnage de la vidéo et les arguments de ces sauvages et de leurs avocats quant aux garanties de représentation, en l’absence de risque de réitération et de trouble à l’ordre public pour leur assurer la liberté jusqu’à l’audience. Cela malgré le passé de certains, et la violence de la vidéo dans laquelle pourtant à plusieurs reprises il est dit: « ils sont morts, c’est bon ils sont morts!!! » et où l’on peut y voir ces sauvages, tels des charognards sur leur proie, s’acharner à coups de pieds dans la tête des victimes couchées au sol, déjà groggys et inanimées.
Comment dissuader des barbares ou des apprentis criminels de commettre de tels actes lorsque le message donné est l’impunité. Dans une société de plus en plus violente à l’égard des honnêtes gens et des personnels censés garantir la sécurité, il y a des décisions de justice et des messages qui sont un coup de poignard dans le dos des policiers et un crachat à la face des forces de sécurité plus généralement.
Soucieux de l’indépendance de la justice et respectueux de ses décisions, notre syndicat tout comme l’ensemble des policiers n’est pas dupe du traitement judiciaire des violences faites à leur encontre versus « les bavures », sévèrement sanctionnées lorsqu’ils sont mis en accusation, souvent à tort.
Il ne fait aucun doute que l’ensemble des magistrats et procureurs exercent leur métier avec professionnalisme et droiture, mais est-il possible, sans être soupçonné de vouloir remettre en cause l’indépendance de la justice de porter une réflexion voire une critique, sur le fait que certains puissent juger aussi en fonction de leur sensibilité idéologique ou encore d’une opinion personnelle, qui comme en la matière peut être en contradiction avec la requête du Parquet et du juge d’instruction. Doit on systématiquement écarter la possibilité d’une erreur de discernement, d’une faute professionnelle ou d’une incompétence alors que cela peut être dénoncé dans l’ensemble des professions aussi prestigieuses fussent-elles, à l’instar d’un médecin, d’un chirurgien d’aucun ne remettrait en cause le diagnostic mais qui devrait se justifier à la suite d’une erreur médicale, ou encore d’un enseignant, d’un chercheur, d’un scientifique qui commettrait une faute professionnelle.
Nous réclamons une application stricte du Droit et du Code Pénal dont la peine peut être de sept années d’emprisonnement et 100 000 euros d’amende (hors les cas de mutilation, d’infirmité permanente et de mort), gageons que le Tribunal en charge de cette affaire sanctionnera avec une sévérité exemplaire les auteurs de ce déferlement de haine.
La décision incompréhensible du juge de la liberté et de la détention de Nice à la suite de l’agression de deux policiers commise par cinq malfrats jeudi dernier et remis en liberté à la hâte ce samedi soir.
La vidéo parle d’elle même et fait état de la violence des coups de pieds et de poings assenés aux policiers justifiant la demande de détention provisoire réclamée par le Procureur de la République de Nice à l’encontre des agresseurs. Que faut-il au JLD pour ordonner la mise en détention provisoire de ces sauvages et ainsi protéger la société.
Si les policiers ne bénéficient pas du soutien des magistrats lorsqu’ils sont agressés en raison de leur profession et lorsqu’ils interviennent comment peuvent ils garantir à l’avenir la protection de nos concitoyens, des institutions et de ses représentants. Faut il attendre que ces représentants soient eux- mêmes un jour victimes pour qu’ils se sentent concernés et qu’ils consentent à prononcer des sanctions justes et fermes???
Nous jugerons sur pièce mardi prochain à l’issue du procès, lors de la comparution libre des 5 auteurs, de la sanction qui leur est appliquée et de la confiance que nous pouvons accorder à la Justice que nous nous efforçons de protéger aussi quotidiennement.
Un nouveau rapport de la DGAFP vient contredire le Ministre de la Fonction Publique qui aurait constaté une augmentation significative des jours d’absence dans le public par rapport au privé justifiant ainsi cette mesure.
Alors que l’ensemble des syndicats des branches de la fonction publique ainsi que du secteur privé sont capables de constituer des intersyndicales pour défendre les intérêts communs des travailleurs, les syndicats de police en sont encore à s’invectiver plutôt que de lutter côte à côte pour conserver des droits…
Nous appelons les syndicats représentatifs à cesser ces guéguerres intestines et à faire preuve de maturité pour initier dans l’intérêt de tous, des intersyndicales regroupant l’ensemble des représentants du personnel ainsi que le plus grand nombre d’agents.
Dans l’attente d’une initiative heureuse les concernant, notre organisation syndicale invite le plus grand nombre des agents du Ministère de l’Intérieur à participer aux rassemblements publics prévus le 05 décembre prochain en contestation à ces mesures injustes et punitives, nous en appelons également à l’intelligence de nos collègues policiers et gendarmes qui encadreront ces rassemblements à exercer avec le plus grand « discernement » face à des personnels soignants, des pompiers, des agents publics, des enseignants, des employés de mairie et autres agents de la justice, des douanes, de la pénitentiaire, trop souvent maltraités ces dernières années.