
Vendredi dernier, sur l’A8 à Vidauban, quatre individus sont interpellés lors d’un « go fast » entre l’Espagne et la région de Nice grâce au travail minutieux et acharné des services de la police judiciaire de Nice avec l’assistance de la BRI.
Poursuivis pour :
- Trafic de stupéfiants
- Refus d’obtempérer
- Violences avec arme par destination (véhicule)
Les auteurs âgés de 22 ans à 44 ans sont tous connus défavorablement des autorités. Lundi 05 novembre, en audience correctionnelle à l’issue d’une comparution immédiate, l’affaire est renvoyée et confiée à un magistrat instructeur du fait de sa complexité. Le principal suspect, d’abord placé en détention provisoire, est laissé libre tout comme ses trois complices malgré les faits retenus, mais aussi, un policier blessé et deux véhicules de police percutés lors de l’interception.
- 11,5 kg de résine de cannabis
- 2,3 kg de cocaïne
- 1,6 Kg d’herbe de cannabis
- 84 780 euros en liquide
Alors que les plus hautes instances de l’Etat admettent et dénoncent à juste titre la mexicanisation de notre pays, un narcotrafic en pleine expansion, mais également de la corruption parmi les douaniers, les policiers, des agents pénitentiaires ou encore des greffiers, ne doit-on pas aussi s’inquiéter des décisions de justice particulièrement « indulgentes » rendues parfois à l’encontre des malfaiteurs par certains magistrats idéologisés ou redoutant peut-être des représailles .
Nous devrions être rassurés de savoir que l’une des principales raisons pour laquelle ces « malfrats » ont été libérés et de savoir qu’ils ont forcément exposé des garanties de représentation au magistrat « décisionnaire » qui, à n’en point douter, est assuré qu’ils se représenteront à chacune de ses convocations, sans la mobilisation des forces de police au risque de les exposer de nouveau à un danger, pour les y contraindre.
La justice est indépendante et doit le rester. Il n’en est pas moins vrai que les magistrats sont aussi des femmes et des hommes qui peuvent parfois se tromper. Oser le dire ne doit pas faire de nous des parias ou des « personae non gratae ». C’est pourquoi il apparaît nécessaire que soit opéré un contrôle et mis en place des garde-fous notamment quand les FDO sont visées ou que des délits graves et des crimes sont commis à l’encontre des personnes.
Comment ne pas générer parmi les forces de l’ordre la sensation d’une volonté de saper leur travail, et justifier ces prises de décisions qui vont à l’encontre de l’intérêt général, mettant en danger des femmes et des hommes honnêtes au profit des délinquants et des criminels alors même que des policiers et des gendarmes tentent de mettre hors d’état de nuire ces voyous, parfois au péril de leur vie.










