Le Chesnay Rocquencourt, un policier municipal violement renversé lors d’un refus d’obtempérer.

UN TWEET ET AU SUIVANT!

Nous apportons tout notre soutien à notre collègue William, 54 ans, policier municipal au Chesnay Rocquencourt (78), grièvement blessé, qui à fait l’objet d’une tentative d’assassinat par un individu refusant le contrôle, détenteur de produits stupéfiants et défavorablement connu à 17 reprises des services de police et de la justice.

Une pensée toute particulière pour sa famille et pour ses proches.

Mal-être au sein des forces de l’ordre : 17 suicides dans la Police Nationale en 09 mois…

Pendant que se tenaient les jeux olympiques de Paris 2024, à l’écart, la mort de trois de nos collègues policiers qui se sont suicidés durant le mois d’août passait inaperçue. Nous souhaitions rappeler la souffrance et les difficultés que vivent au quotidien les forces de l’ordre qui accompagnent les victimes et prennent soin des autres et qui, malgré cela, font l’objet d’une profonde indifférence s’agissant de leur mal-être.

30 août 2024 :

  • Une jeune policière âgée de 25 ans, sortie d’école en novembre 2023, affectée à la 31ème CI de la DOPC, s’est suicidée à son domicile dans le Val-de-Marne.

15 août 2024 :

  • Un policier affecté à la BCF de la PJ de Versailles s’est donné la mort.

09 août 2024 :

  • Un policier affecté au commissariat de Rouen s’est donné la mort.

Pression constante, management toxique, harcèlement et impunité, mauvaises conditions de travail, perte de sens du métier et manque de considération, suivi psychologique insuffisant, répercussions sur la vie privée.

Autant de sujets qui reviennent constamment chez les policiers et qui ne sont pas traités.

Nous ne cesserons de le rappeler afin que nos collègues policiers, mais aussi gendarmes, ne soient pas oubliés et que leur geste provoque chez chacun d’entre nous la ferme volonté de lutter contre les causes profondes du suicide dans notre profession.

Rodéos urbains à moto, refus d’obtempérer… Combien faudra-t-il encore de blessés et de morts sur les routes pour durcir la législation???

Durant ces dernières 72 heures:

  • Lyon, tentative d’homicide sur un policier après un refus d’obtempérer, un autre policier ouvre le feu, l’individu parvient à prendre la fuite.
  • Bordeaux, un policier blessé suite à un refus d’obtempérer,
  • Vallauris, Kamilya, une jeune fille de sept ans entre la vie et la mort percutée par un conducteur à moto effectuant une roue arrière.
  • Nanterre, une femme grièvement blessée par le conducteur d’une moto lors d’un rodéo urbain.
  • Wingles, Pas de Calais, un policier trainé sur plusieurs mètres par un chauffard refusant d’obtempérer.
  • Toulouse, deux policiers municipaux percutés par un chauffard refusant d’obtempérer.

Quels seront les prochains qualificatifs utilisés par la classe politique sur les réseaux sociaux ou devant les médias pour condamner ces comportements criminels que les forces de l’ordre ne parviennent pas à endiguer sur les routes Françaises et dont elles sont les premières victimes ? Manque de moyens, cadre juridique inapproprié et insuffisamment protecteur pour les FDO dans de pareilles situations…

Les policiers et les gendarmes sont pieds et poings liés face à ce fléau et ce malgré les annonces et les opérations mises en place (contrôles routiers, « anti-rodéo »), qui ne permettent pas davantage de stopper un véhicule deux roues dangereux en circulation qui refuse de s’arrêter, l’interdiction étant faite aux FDO d’utiliser du matériel de type herses, de faire barrage à l’aide d’engins motorisés ou d’utiliser tout autre moyen ( de type flashball, lanceur 40, lacrymogène, arme létale, etc…) pour stopper la course folle d’un véhicule une fois celui-ci isolé.

Tout comme lors d’un contrôle routier, seul le corps du policier, du gendarme est autorisé pour faire barrage à un véhicule en circulation. Concernant les « poursuites », en voiture ou en moto administratives, celles-ci sont strictement interdites (hormis lors de faits d’une particulière gravité, évasion d’un individu armé ayant l’intention d’attenter à la vie d’autrui, auteur d’un crime de sang). Ces restrictions, laissent seuls face à leurs responsabilités les policiers, les gendarmes qui tenteraient de stopper un « potentiel criminel de la route » par tout moyen susceptible de le blesser gravement ou mortellement, au risque de devoir comparaitre devant les tribunaux après qu’ils aient été mis au pilori en qualifiant leur action « d’inexplicable et d’inexcusable ».

Alors que :

  • 35% des effectifs de la Police Nationale et de la Gendarmerie démissionnent durant les cinq premières années (en raison des conditions de travail dégradées et inadaptées, des risques et des difficultés liés à l’exercice de la profession ainsi que la crainte légitime de poursuites pénales trop élevées à leur encontre que cela pourrait engendrer, etc…).
  • Le manque d’intérêt pour ces professions est patent, les vocations de plus en plus rares.

Comment ne pas s’interroger sur le manque d’engouement que suscite chez les jeunes ces métiers qui garantissent en l’état actuel et quasiment à coups sûrs, une carrière pavée de blessures, d’agressions, de suspicions, de mises en cause, de sanctions, de condamnations, si par chance on ne meurt pas durant l’exercice de son métier ?

Depuis ces dernières années, il est à déplorer le nombre croissant de victimes innocentes de ces criminels sur les routes, l’augmentation du nombre de policiers et gendarmes blessés gravement ou tués par ces fous lors de ces refus d’obtempérer. En revanche nous ne constatons aucun changement radical, ni mesure concrète accompagnée d’une réponse pénale ferme et dissuasive.

Source France info: « Selon le tout premier rapport officiel du SSMSI publié en avril 2024 sur le sujet, les FDO ont été confrontées à 23100 refus d’obtempérer en France en 2023 soit environ 63 par jour. En 2023 4400 refus d’obtempérer ont exposé une personne à un risque de mort ou d’infirmité permanente (ce sont des refus d’obtempérer aggravés), soit 12 par jour en moyenne. Les refus d’obtempérer aggravés représentaient en 2023 21% de la totalité des refus d’obtempérer recensés ».

Nous précisons que ce rapport ne fait pas état des victimes blessées physiquement, hospitalisées, supportant des séquelles légères ou souffrant d’un traumatisme psychologique. Néanmoins il révèle qu’1/4 à 1/5ème de ces faits est à l’origine de victimes infirmes ou tuées.

C’est pourquoi, il nous apparait urgent, au regard de ces raisons et pour répondre à la demande des citoyens, que l’ensemble des groupes politiques et parlementaires mènent une réflexion permettant d’ élargir le champs d’action des FDO en matière de délits routiers, notamment lors de la fuite d’un véhicule mettant en danger la vie des autres usagers et ainsi assurer la sécurité des agents (tant physiquement que juridiquement) en proposant une « légitime défense renforcée » mais aussi une « présomption d’innocence renforcée » pour les forces de sécurité qui interviennent quotidiennement au péril de leurs vies (police, gendarmerie, police municipale) ainsi que le retour des peines planchers systématiques lors d’atteinte à l’intégrité physique des FDO et l’application stricte et systématique par les magistrats des articles L 236-1 à L 236-3 du CR réprimant les faits de rodéos motorisés d’un an d’emprisonnement et de 15000 euros d’amende, doublé lorsque les faits sont commis en réunion et porté jusqu’à 5 ans d’emprisonnement et 75000 euros d’amende en présence de circonstances aggravantes.

Certains détracteurs des FDO déclareront dans les médias qu’il n’est pas bon de « réagir à chaud » ou qu’il s’agit « d’une ignoble récupération politique », il n’en est rien nous concernant, notre objectif est uniquement d’appeler l’attention des législateurs afin qu’ils prennent conscience de l’ampleur et de la gravité du phénomène, pour qu’ils s’en saisissent et prennent leurs responsabilités face aux citoyens, comme le font les FDO chaque jour, pour enfin les doter véritablement d’outils juridiques et matériels pour combattre efficacement ce fléau qui conduit à des drames.

Nous entendons régulièrement des déclarations de personnalités politiques, d’intervenants « pseudo » spécialistes, experts en tout genre, qui dénoncent et condamnent une volonté d’octroyer un permis de tuer aux FDO ou le risque encouru de positionner les forces de l’ordre au dessus des lois; Tout ceci ne semble être qu’ un prétexte idéologique en incohérence avec la réalité du terrain et la vie des citoyens ordinaires, qui refuse de tenir compte de l’augmentation des violences physiques faites à l’encontre des FDO, mais aussi du fait que, contrairement au reste de la population, les hommes et les femmes qui constituent la police, la PM et la gendarmerie sont « mandatés » par l’Etat pour assurer une mission de sécurité publique étant entendu qu’ils sont le dernier rempart face à un ensauvagement de notre société et à des comportements criminels. A moins qu’il ne s’agisse de la part de ces privilégiés d’une volonté d’occulter cet épineux sujet et de balayer d’un revers de main ces drames auxquels ils contribuent en persistant à ne pas vouloir légiférer sur le renforcement des pouvoirs de police, à condamner toute action des FDO, à vouloir désarmer la police au prétexte qu’elle tue… En tenant ces discours lapidaires, ils délivrent pour le coup, à leur tour un véritable permis de tuer à des criminels.

Il y a urgence !!! Notre unique combat est qu’il y ait moins de victimes et davantage de fous du volant hors d’état de nuire.

Refus d’obtempérer ou homicide volontaire ??? Hier, dans la soirée, un collègue, gendarme est tué par un chauffard.

Le chauffard, un délinquant multirécidiviste condamné à 10 reprises, fait « un refus d’obtempérer » lors d’un contrôle routier à Mougins (06) et percute violement et mortellement Eric C, gendarme.

Gendarme d’expérience, il était âgé de 54 ans, marié et père de deux enfants.

Nous nous associons à la famille et aux proches et partageons humblement la douleur ressentie.

Certains partis politiques se réjouiront de savoir l’auteur de cet « homicide volontaire » sain et sauf, car mieux vaut un policier mort, un gendarme tué, plutôt qu’un délinquant de la route, prêt à tuer, à estropier pour fuir un contrôle avec son véhicule. Pour nos collègues, point de marche blanche, point d’émeute seulement les larmes de leurs familles et de leurs proches….

Que penser de ces discours de soutien répétés maintes fois lorsqu’un agent perd la vie dans ces conditions, de ces minutes de silence dont nous ne tirons aucune leçon, alors que demain comme par le passé, les mêmes condamneront publiquement des policiers et des gendarmes, bafouant pour l’occasion la présomption d’innocence et l’enquête à venir, lorsque ceux-ci font usage de leurs armes pour sauver des vies ou la leur dans des circonstances similaires.

Les forces de l’ordre en ont assez de ces discours hypocrites, de cette pseudo-compassion, jamais suivis d’effets et attendent des prises de position fermes et des engagements forts de la part des responsables politiques et des représentants parlementaires.

Si nous voulons que nos forces de l’ordre puissent continuer à effectuer leur travail avec professionnalisme et détermination, en la circonstance, des contrôles routiers, des contrôles anti-rodéo, à garantir aux honnêtes gens le droit de circuler sereinement et en sécurité sans risquer de perdre la vie en croisant un tueur potentiel, il faut à leur tour que les agents, policiers et gendarmes, se sentent soutenus par les plus hautes autorités de l’Etat et responsables pour ainsi retrouver la confiance émoussée ces dernières années, qu’ils aient enfin la garantie de ne pas être systématiquement jugés et condamnés à travers de petites phrases lancées aux médias par « le tribunal populaire » pour satisfaire la curée comme ce fût le cas par le passé.

Les femmes et les hommes de la gendarmerie et de la police sont tiraillés quant à la possibilité de devoir faire un jour usage de l’arme administrative dans une situation de péril grave, et pour cause ???

  • Utiliser l’arme pour sauver sa vie ou sauver une vie innocente ? Et l’enfer s’ouvre alors sous vos pieds…
  • Ne pas faire usage de cette arme au risque de perdre la vie ou de sacrifier une vie innocente au profit de celle d’un délinquant, d’un criminel ?

De plus en plus de policiers, de gendarmes s’interrogent quant au manque de moyens juridiques, administratifs, mis à leur disposition pour garantir leur protection dans de pareils cas, alors que la demande de contrôles routiers et la délinquance routière sont en hausse permanente et que les violences à l’encontre des forces de l’ordre croissent sans cesse : 1 refus d’obtempérer toutes les 20 mn, 25000 refus d’obtempérer /an en moyenne.

C’est pourquoi nous, ainsi que d’autres organisations syndicales, demandons qu’une réflexion soit menée accompagnée de propositions de lois concernant, la qualification de cet acte, la systématicité de la peine qui doit être lourde et renforcée, exemplaire et dissuasive. Rappelons que le refus d’obtempérer, tel que défini actuellement, met délibérément en danger la vie d’autrui et consiste le plus souvent à utiliser un véhicule d’une tonne en moyenne, lancé à vive allure sur un ou plusieurs agents dans le but de fuir le contrôle et ses responsabilités.

L’intention et la volonté de nuire à l’intégrité physique des agents ou des usagers en utilisant son véhicule comme un projectile n’est pas moindre que s’il s’agissait de jouer à la roulette Russe avec un révolver sur la tempe d’autrui.

Il nous paraît nécessaire de réfléchir quant à l’usage de l’arme fait par les policiers (nationaux, municipaux) et les gendarmes dans de pareilles circonstances, dont le véhicule du chauffard devient une arme par destination, à l’origine de trop nombreux morts et blessés parmi les FDO et les citoyens. Il ne s’agit en aucun cas de demander un permis de tuer comme le martèlent les détracteurs des FDS mais de la possibilité de garantir la survie des agents et la sécurité des honnêtes gens victimes des agissements de ces « fous du volant ».

Nous souhaiterions que la mort de nos collègues dans de telles circonstances n’ait pas été vaine, qu’en hommage rendu à leur mémoire nous nous engagions dans l’avenir à protéger et renforcer davantage nos forces de sécurité durant ces contrôles et leurs interventions, que pour se faire l’ensemble de la classe politique s’empare de ce sujet récurrent, en ayant pris soin d’entendre les attentes et les récits des policiers et gendarmes exposés quotidiennement sur le terrain à ces problématiques, afin de réfléchir ensemble, sereinement, à des solutions efficaces permettant d’endiguer ce fléau qui tue chaque année des policiers, des gendarmes et des innocentes victimes de voyous, délinquants et criminels de la route.

Rouen, un policier s’est suicidé.

Montauban : Un policier est mort des suites de ses blessures après s'être  pendu

Vendredi dernier, un policier, marié, père de deux enfants s’est suicidé à son domicile.

Lionel D, Major, affecté à Rouen, ayant exercé de nombreuses années dans le Val d’Oise était très apprécié selon ses collègues.

Nous ne pouvons que déplorer ce passage à l’acte qui n’est pas anodin et démontre une fois encore la difficulté d’exercer le métier de policier et l’impact que cela a sur la santé de nos collègues et sur leur entourage familial.

Tellement de choses pourraient être mises en place pour accompagner et améliorer le quotidien des policiers et celui de leurs familles…

Les mots ne suffisent plus, il faut des actes forts !!!

Notre cœur est peiné, nous accompagnons l’immense douleur de la famille et des proches de Daniel parti trop tôt.

JOP 2024: Conditions d’accueil des policiers et engagements revus en cours de route…

Des conditions d’accueil indignes pour des centaines de policiers venus en renfort sécuriser les jeux olympiques de Paris 2024.


Des budgets pharaoniques pour les jeux olympiques de Paris 2024 en partie réussis jusqu’alors, mais des miettes pour les policiers.


Les règles du jeux revues au fil du temps et des engagements non tenus : Logements insalubres, délais de route, heures supplémentaires, jours de repos avant et après la mission, vacations à rallonge, relèves parfois « chaotiques », autant de sujets qui semblaient avoir été réglés durant les multiples réunions tenues entre les organisations syndicales représentatives et l’administration. L’engagement des policiers et le sacrifice de leur famille durant cet été est total. Nous espérons que les engagements pris par l’administration seront désormais tenus et eux aussi à la hauteur de l’événement et de l’engagement des agents. Ainsi, les organisateurs du pôle sécurité pourraient se voir décerner une médaille de bronze voire d’argent à défaut d’avoir gagné la médaille d’or jusqu’à présent…

Hier, nouvelle attaque au couteau à Paris, 1 policier grièvement blessé.

C’est hier, vers 19H15, non loin des Champs Elysées à Paris, qu’une nouvelle attaque au couteau a eu lieu contre un policier le blessant gravement à la tête. L’auteur des faits, Ibrahima K, 27 ans est décédé à la suite d’un tir de riposte d’un jeune policier. Selon le parquet de Nanterre, l’assaillant serait l’auteur du meurtre commis quelques heures auparavant sur un adolescent de 17 ans poignardé au moins à quatre reprises. L’auteur des faits était déjà connu des services de police.

Nous souhaitons beaucoup de force et un prompt rétablissement à notre collègue blessé, nous saluons l’ensemble des policiers intervenants et particulièrement le courage du jeune policier qui a permis la neutralisation du criminel évitant vraisemblablement d’autres victimes.

Le Préfet de police de Paris Laurent Nunez dans ses déclarations d’hier a apporté à plusieurs reprises son soutien chaleureux aux policiers intervenants.

Au regard de la multiplication des attaques à l’encontre des citoyens et des forces de l’ordre, nous pensons qu’il est nécessaire de mener une réflexion sur le cadre légal concernant la légitime défense et le CSI qui devraient être plus protecteurs pour les FDO en charge de la sécurité de nos concitoyens.

Ainsi le fait de supprimer l’automaticité de la garde à vue immédiatement après une action de police, permettrait non pas de placer l’agent « au-dessus des lois » mais de lui reconnaître un statut particulier, tout comme il en existe un, pour les magistrats, les parlementaires, les diplomates mais aussi les militaires etc… Rappelons que la GAV est particulièrement traumatisante pour un représentant de l’ordre et vécue comme une présomption de suspicion, qui plus est lorsque il pense avoir fait son métier. Rappelons que l’agent des forces de l’ordre bénéficie de garantie de représentation et qu’il est peu probable qu’il prenne la fuite à l’autre bout du monde. Cette requête de l’ensemble des agents ne vient aucunement s’opposer à la nécessité d’une enquête systématique, d’une instruction judiciaire et qu’il ne s’agit en aucun cas de se voir délivrer un permis de tuer comme les détracteurs des FDO voudraient le faire croire. Il s’agit là de ne pas décourager les policiers, les gendarmes, dans ces temps difficiles, qui pourraient réfléchir à deux fois avant d’intervenir et de s’engager dans une situation à risque et dans laquelle un agresseur, un auteur, un criminel serait susceptible de faire des victimes.

Nous souhaitons beaucoup de courage aux forces de sécurité présentent sur notre territoire 24H/24H, 7J/7 pour assurer la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens, derniers remparts face à la criminalité.

Logements insalubres du CROUS de Paris pour des élèves gardiens de la Paix venus en renfort pour les JOP 2024. Le CROUS de Paris serait-il un marchand de sommeil ???

LA REPONSE EST OUI ! À EN CROIRE LES IMAGES...

Comment se peut-il que ces logements insalubres et indignes aient pu être sélectionnés et réservés par notre administration pour y loger des élèves gardiens de la paix venus renforcer les effectifs sur les Jeux Olympiques de Paris 2024 durant l’été ?

Pire, comment se fait-il que l’organisme CROUS de Paris puisse, en contrepartie d’un loyer, proposer ces logements inhumains et y « parquer » des jeunes gens, des ados, venus étudier sur la Capitale durant au moins une année ?

Les directeurs des CROUS Parisiens accepteraient-ils que leurs propres enfants, leur famille, ou eux-mêmes soient logés dans de tels taudis. Nous ne pouvons croire un instant, qu’ils n’aient jamais été informés de la situation désastreuse et des conditions lamentables dans lesquelles ils logent des milliers de jeunes étudiants. Face à ces manquements, à leur indifférence et à la maltraitance subie par ces élèves, nous considérons de fait que ces directeurs ne sont plus dignes de confiance et doivent être renvoyés instamment de leurs fonctions avec l’interdiction définitive d’exercer dans la fonction publique.

Les élèves Policiers ne sont pas des chiens !!!

Ces jeunes recrues comme l’ensemble des policiers et des agents de la fonction publique, ont entre autres devoirs, celui d’exemplarité et le devoir de respect régulièrement rappelés durant la scolarité et particulièrement à leur arrivée sur Paris. Comment pourrait-on expliquer à ces futurs policiers que les exigences à l’égard des responsables du CROUS de Paris (fonctionnaires ou hauts fonctionnaires), ne seraient pas les mêmes et qu’ils pourraient s’affranchir de ces règles essentielles en vigueur dans la fonction publique, alors qu’ils sont en charge de loger et de veiller au bien-être des jeunes, des étudiants.

Nous pointons du doigt également les manquements au sein de notre administration concernant l’organisation de l’accueil des agents, en particulier dans ces CROUS parisiens où les vérifications n’ont à l’évidence pas été faites. Quelle image désastreuse est donnée à nos jeunes recrues que nous avons déjà tant de mal à recruter. Gageons que cette situation est anecdotique et ne se répète pas au fil de la prise en compte des hébergements.

Pour finir sur une note positive, bien que nous regrettions qu’il n’en fût pas de même pour les forces de sécurité engagées sur les JO, voici un article du site Olympic Games Paris 2024 qui communique sur le village d’accueil des athlètes et l’état d’esprit autour du projet; Un état d’esprit dont nos directions auraient bien fait de s’inspirer…

UN VILLAGE PENSÉ AVEC LES ATHLÈTES

« Il était impossible pour Paris 2024 de concevoir le Village olympique et paralympique sans recueillir les avis éclairés de ceux qui sont concernés ; les athlètes eux-mêmes. Des athlètes des cinq continents ont pu s’exprimer sur leur vision du Village idéal, grâce à la richesse de leur expérience et de leurs anecdotes. Piloté par la Commission des athlètes de Paris 2024, un manifeste résume leurs remarques et exigences et guidera l’aménagement du site, pour un Village par les athlètes, pour les athlètes ».

Lundi soir, un militaire de sentinelle poignardé à Paris, Gare de l’Est.

Une tentative d’assassinat, lundi soir sur un militaire de l’opération sentinelle en patrouille dans la Gare de l’Est à Paris. L’auteur des faits, Christian INGONDO, 40 ans, d’origine Congolaise, naturalisé Français en 2006, n’en est pas à son premier coup d’essai. En janvier 2018, d’un geste gratuit, il poignarde à mort Andy, un jeune homme de 22 ans à la station RER de Châtelet les Halles. Son passé judiciaire est déjà fourni : violences volontaires par conjoint en 2012 et 2014, outrage sur personne dépositaire d’une mission de service public et en 2016 violences volontaires avec ITT de plus de 8 jours.

Déclaré irresponsable pénalement en raison de problèmes psychiatriques immédiatement après le meurtre du jeune homme Andy, il est hospitalisé. Présenté le 05 juin 2020 devant la chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Paris, il est officiellement déclaré pénalement irresponsable. Son hospitalisation d’office est prononcée, assortie de mesures de sûreté et d’interdiction de porter une arme.

La société se pense à l’abri de cet individu qui souffre semble-t-il d’une probable maladie schizophrénique évolutive selon les experts psychiatres en charge du dossier. Jugé imprévisible, dangereux, on l’imagine hospitalisé, soigné et pris en charge.

Six ans se sont écoulés après la mort d’Andy et nous apprenons que le tueur Christian INGONDO, est libre de ses faits et gestes, qu’il était lâché dans la nature, déambulant au cœur de la capitale, à la veille d’un événement exceptionnel, porteur d’un couteau dont il allait se servir pour attaquer de nouveau lundi soir un militaire en patrouille, pour le tuer et ainsi, selon lui, venger les siens qui sont tués par les militaires français.

Ce nouvel acte de tentative d’assassinat soulève des questions qui nécessitent des réponses, sachant que le tueur Christian INGONDO a été jugé, selon la loi, irresponsable pénalement en raison de son manque de discernement.

Comment se fait il qu’il soit en liberté seulement six ans après avoir commis un meurtre alors qu’il devrait être dans un établissement psychiatrique médicalisé et adapté permettant ainsi d’assurer la protection des citoyens ?

Quelles sont les responsabilités « partagées » des experts, des psychiatres et des magistrats qui ont été garants de l’absence de dangerosité pour lui-même ou autrui de Christian INGONDO, au point de le laisser libre en société, sans aucun « garde-fou », lui permettant alors de reproduire cet acte criminel ?

Monsieur INGONDO pourra-t-il, de nouveau, recouvrer sa liberté prochainement grâce à la mansuétude et la bienveillance de ces professionnels prêts à risquer la vie d’honnêtes citoyens pour le bien-être d’un criminel fut il malade ?

Nous saluons ce soldat attaqué lundi soir, grièvement blessé, frôlant la mort, ainsi que ses camarades. Nous lui apportons tout notre soutien et déplorons qu’il ait été la victime physique, encore une fois, de décisions et de choix pour le moins hasardeux.

Il ne s’agit pas dans notre propos de dénoncer et de pointer des coupables mais bien de cibler des dysfonctionnement dans notre justice afin d’éviter que des drames similaires ne se reproduisent dans l’avenir.

Nous ne nous résignons pas à devoir compter les victimes parmi la population et dans nos rangs comme si cela était une fatalité contre laquelle nous ne pourrions rien.

Encore un suicide dans la Police.

UN DE PLUS…
Mardi dernier, un policier des Yvelines, affecté au CRA, un collègue, s’est suicidé. Il s’est donné la mort, chez lui, avec son arme de service…

Bien sûr, comme le veut la formule : « Les circonstances de ce drame ne sont pas connues et une enquête est en cours… ».
Pour notre part, nous ne nous satisfaisons pas des nombreuses conclusions d’enquêtes (internes) qui, le plus souvent, justifient ce passage à l’acte par des difficultés d’ordre personnel ou familial rencontrées par l’agent.
Ceci tend à décorréler ainsi la vie professionnelle de la vie privée comme si cela n’avait aucun lien, en faisant fi des difficultés liées au travail vécues quotidiennement par les policiers.
A savoir, la disponibilité récurrente (rappels, suppression des congés, décalages…), le stress, les conditions de travail dégradées, le suremploi, l’épuisement professionnel, la perte de sens du métier, un management inapproprié parfois toxique, un accompagnement psychologique insuffisant, une tension permanente, à l’extérieur mais aussi à l’intérieur, la nécessité de répondre à tous les maux de la société malgré des moyens insuffisants, le manque de reconnaissance, le sentiment d’abandon, le droit à la « présomption de suspicion » systématique, le sentiment d’avoir une épée de Damoclès en permanence au dessus de la tête, la crainte d’une intervention qui pourrait mal tourner, de se retrouver devant une justice intransigeante, etc, etc.…).
Toutes ces causes ont de facto un impact négatif sur la vie privée de l’agent et à fortiori sur sa vie sociale et familiale à long terme, ainsi que sur ceux qui l’entourent.

Ne pas en faire état équivaut à nier le problème et à ne pas vouloir regarder la vérité en face.


Face à la souffrance des familles des policiers, des gendarmes et plus largement des forces de sécurité, auxquelles nous nous associons, nous devons la vérité et veiller à ce que tout soit mis en œuvre pour renverser la situation dramatique des suicides dans nos institutions.

Les mots ne suffisent plus, il faut des actes !