Policiers en danger : une situation alarmante face à l’absence persistante d’un cadre légal véritablement protecteur.

À Sarcelles, le vendredi 22 mai, un policier a failli perdre la vie, percuté par un chauffard et son passager qui, tout au long de leur fuite, ont délibérément mis en péril la vie de plusieurs policiers mobilisés pour les intercepter, ainsi que celle des usagers croisés au cours de cette cavale insensée. Après avoir volontairement percuté plusieurs véhicules de police et foncé sur un fonctionnaire, le conducteur, alcoolisé et dépourvu de permis, ainsi que son passager, ont été interpellés. Placés en garde à vue, ils ont pourtant été remis en liberté le jour même, malgré la mise en danger manifeste de la vie des agents, les dégradations causées aux véhicules administratifs et la multiplicité des infractions commises. Une décision aussi incompréhensible qu’inacceptable.

Au Mans, le dimanche 24 mai, cinq policiers ont été blessés, dont l’un grièvement, par un individu armé de plusieurs couteaux. Pris pour cible dès leur arrivée, les policiers n’ont eu d’autre choix que de neutraliser l’assaillant en faisant usage de leur arme. Là encore, ce sont les forces de l’ordre qui se sont trouvées en première ligne, confrontées à une violence d’une extrême brutalité.

À Montauban, ce mardi 26, deux policiers ont été blessés lors de l’interpellation d’un individu qui avait d’abord menacé des militaires avant de crier « Allah Akbar », puis de pénétrer dénudé dans une enceinte privée. Au moment de son interpellation, il s’est violemment attaqué aux policiers intervenants. Une fois encore, les forces engagées ont dû faire face, au péril de leur intégrité, à un individu particulièrement dangereux.

Combien de policiers blessés, combien de morts faudra-t-il encore dans nos rangs pour que les décideurs apportent enfin un soutien réel, constant et résolu aux forces de l’ordre ?À quoi bon ces déclarations martiales, répétées après chaque drame, si, dans les faits, rien n’est entrepris pour permettre aux agents de lutter réellement et efficacement contre ces phénomènes d’hyperviolence, dont les premiers exposés demeurent les personnels de la police et de la gendarmerie ?

Les policiers et les gendarmes font chaque jour preuve de courage ; il serait temps que le courage politique soit enfin à la hauteur pour les protéger.