Journée nationale d’hommage aux Harkis, France Police en première ligne !

Monsieur Le Ministre de l’Intérieur,

Créée en 1959 à l’initiative du Premier Ministre Michel Debré, la Force de Police Auxiliaire a accompli au service de l’État français des missions d’action psychologique, de renseignement et de lutte antiterroriste face à la Fédération de France du Front de Libération Nationale.

Sous l’autorité du Lieutenant Colonel Raymond Montaner, l’action des agents de la Force de Police Auxiliaire composée exclusivement de Harkis a été déterminante pour protéger les intérêts français et la population parisienne à une période particulièrement douloureuse de l’Histoire.

La France a le devoir de ne pas oublier le sacrifice consenti par nos frères d’armes animés par le seul amour de la France. Nous devons nous souvenir du patriotisme sans faille dont ils ont fait preuve, pour certains au prix de leur vie.

L’article R. 434-28 du code de déontologie de la police nationale et de la gendarmerie nationale entré en vigueur le 1er janvier 2014 prévoit que : « la fonction de policier comporte des devoirs et implique des risques et des sujétions qui méritent le respect et la considération de tous. Gardien de la paix, éventuellement au péril de sa vie, le policier honore la mémoire de ceux qui ont péri dans l’exercice de missions de sécurité intérieure, victimes de leur devoir. »

C’est pourquoi le Syndicat France Police vous demande, Monsieur Le Ministre de l’Intérieur, la pose d’une stèle en hommage aux Agents de la Force de Police Auxiliaire dans la cour de l’Hôtel de Beauvau.

Le 25 septembre 2017 prochain, nous célèbrerons la journée nationale d’hommage aux Harkis et autres membres des formations supplétives. Si vous voulez bien mener ce projet à terme, la stèle sollicitée pourrait peut-être être inaugurée le 25 septembre 2018 dans le cadre de cette journée nationale de commémorations.

Recevez, Monsieur Le Ministre de l’Intérieur, l’expression de mon plus profond respect.

Michel Thooris, secrétaire général de France Police.

*Merci à Smail Khaldi en charge prioritairement du dossier.

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Pourquoi les CRS se mobilisent-ils ? France Police vous explique les enjeux

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Un fonctionnaire affecté dans une Compagnie Républicaine de Sécurité (CRS) perçoit le même salaire que n’importe quel autre policier du même grade à ancienneté égale.

Au début de son quinquennat, François Hollande a décidé de refiscaliser les heures supplémentaires.

Un CRS n’a pas le droit de porter au crédit de son compte épargne temps (CET) tout ou partie de ses heures supplémentaires. Ces heures supplémentaires lui sont donc systématiquement payées sous forme d’une indemnité de dépassement horaire (IDH).

Cette indemnité défiscalisée était de 12 euros par heure avant 2012. Une fois refiscalisée, elle a donc baissé à 10 euros net par heure.

Mais surtout, cette indemnité de dépassement horaire vient désormais gonfler le montant imposable sur la fiche de paye des CRS, entraînant de possibles hausses d’impôt sur le revenus. On peut donc parler de double imposition.

Cette mesure a eu pour effet de grever le pouvoir d’achat des CRS.

Il existe deux types de compagnies. Les compagnies de maintien de l’ordre (MO) et les compagnies autoroutières.

Pour les CRS affectés en maintien de l’ordre, lorsqu’ils sont en déplacement, une indemnité journalière d’absence temporaire (IJAT) est versée à chaque fonctionnaire. Son montant est de 39 euros par jour.

Cette IJAT n’est pas imposable et n’apparaît pas sur la fiche de paye du fonctionnaire. Cette somme ne vient donc pas gonfler le revenu imposable servant à calculer la base d’imposition sur le revenu.

France Police rappelle que cette somme de 39 euros n’est pas grand chose au regard de la dangerosité des missions assurées par les CRS et aux contraintes liées à de longs déplacements (vie en casernes parfois insalubres, éloignement familial, promiscuité..).

Nous constatons depuis plusieurs années une baisse globale des effectifs affectés en maintien de l’ordre, contraignant ainsi les effectifs en place à faire toujours plus d’heures supplémentaires.

Le paiement de ces heures supplémentaires pourrait constituer un avantage financier si elles étaient toujours défiscalisées. Or, leur double fiscalisation les rend peu attractive au plan comptable.

Le gouvernement Philippe veut désormais s’attaquer à l’IJAT en la fiscalisant comme l’IDH.

L’IJAT passerait ainsi probablement de 39 euros à environ 30 euros nets. Et bien évidement, ces 30 euros viendraient gonfler le montant des revenus imposables, entraînant ainsi de possibles changements de tranches d’imposition sur le revenus.

Le gouvernement Philippe tente ainsi de faire les poches aux CRS pour dégager d’après la Cour des comptes entre 10 et 15 millions d’euros d’économies par an, soit un pourboire à l’échelle du budget de l’Etat et de la dette abyssale.

Une baisse d’environ 9 euros de l’IJAT nous ramènerait au niveau de 2002. Un bon en arrière de quinze ans !

Pire, cette indemnité pourrait conduire certains fonctionnaires à changer de tranche d’imposition, impactant ainsi un peu plus leur pouvoir d’achat.

France Police met en garde le gouvernement. La spécificité CRS entraîne des contraintes et des risques particuliers. Si l’attractive économique de ces unités disparaît, les CRS n’attireront plus les meilleurs éléments en sortie d’école.

On peut alors imaginer sans avoir beaucoup d’imagination les conséquences de voir les CRS constituées de fonctionnaires peu motivés et maîtrisant mal les techniques de maintien de l’ordre.

Le bien être des CRS au travail est un enjeu de sécurité publique. Le gouvernement doit s’en rendre compte et arrêter de faire l’aumône auprès des CRS.

Le nouveau directeur général de la police nationale monsieur Eric Morvan annonce ce matin sur Franceinfo qu’il ne rencontrera pas les policiers en colère

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Estimant que le dialogue social doit s’organiser avec les représentants du personnel, le nouveau directeur général de la police nationale monsieur Eric Morvan annonce ce matin sur Franceinfo qu’il ne rencontrera pas les policiers en colère.

Le DGPN a également affirmé que « le quotidien des policiers s’est amélioré ».

France Police regrette la position de notre nouveau DGPN.

Les représentants du personnel sont aujourd’hui très largement rejetés par la base.

Même s’ils tirent une légitimité incontestable du dernier scrutin professionnel, il est regrettable de ne pas vouloir élargir le dialogue plus largement à l’ensemble des policiers souhaitant participer au redressement de notre institution.

En outre, estimer que le quotidien des policiers s’améliore, c’est faire preuve d’une méconnaissance grave de la réalité subie quotidiennement par les collègues sur le terrain.

Il ne suffit pas de décréter que tout va bien pour que les choses aillent mieux. Le déni de réalité n’apporte aucune solution aux problèmes.

Le secrétaire général de France Police interviendra aujourd’hui à 12h45 sur Radio Courtoisie pour parler du sujet.

Les leçons de l’attentat du 14 juillet 2016 à Nice ont-elles vraiment été tirées ?

Visionnez cette vidéo filmée à l’issue du match OGC Nice Troyes le vendredi 11 août 2017. Les images font froid dans le dos.

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Lettre ouverte à Monsieur le Préfet des Alpes-Maritimes

Monsieur le Préfet des Alpes-Maritimes,

Malgré l’attentat au camion-bélier commis sur la Promenade des Anglais à Nice le 14 juillet 2016, la séparation entre piétons et camions n’est toujours pas assurée lors des matchs de l’OGC Nice à l’Allianz Riviera.

A l’issue du match OGC Nice Troyes le vendredi 11 août dernier, la sécurité du public venu assister à cette rencontre sportive n’a pas été assurée de manière satisfaisante, notamment lors de la sortie des spectateurs côté zone commerciale du centre E. Leclerc Nice Saint-Isidore.

La vidéo ci-jointe n’est pas truquée bien qu’on pourrait le penser tant les images sont choquantes. La vidéoprotection officielle de la Ville de Nice confirmera au besoin l’authenticité de ce document amateur.

En tant qu’élu local, syndicaliste policier et abonné OGC Nice, je vous demande, monsieur Le Préfet, en votre qualité de représentant de l’Etat de prendre toutes les mesures utiles pour assurer à l’avenir une meilleure protection des publics se rendant à l’Allianz Riviera pour des évènements sportifs ou culturels.

Un arrêté interdisant la circulation des véhicules de plus de 3,5 tonnes et plus généralement des véhicules utilitaires les jours de match dans les zones de concentration du public serait le minimum me semble-t-il à mettre en oeuvre.

L’objectif de ce courrier n’est pas de faire le procès de quiconque ou de critiquer les services de l’Etat qui font chaque jour leur maximum pour protéger les Français mais bien de proposer des pistes pour éviter de nouveaux drames.

Certain de votre détermination à assurer au mieux la sécurité des Maralpins, recevez, monsieur Le Préfet, l’expression de mes cordiales salutations.

Michel Thooris
Conseiller municipal
Secrétaire général de France Police
Abonné OGC Nice