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Aujourd’hui s’ouvre le procès du violeur (présumé) d’une survivante, Claire GERONIMI.

Aujourd’hui s’ouvre le procès de Jordy G, poursuivi pour l’agression de Claire GERONIMI, attaquée dans son hall d’immeuble en plein jour, à Paris, le 11 novembre 2023. Jordy G avait déjà fait l’objet de 11 condamnations judiciaires antérieures et était également soupçonné d’avoir commis des agressions sexuelles sur deux jeunes filles lorsqu’il était mineur.
Depuis près de deux ans, Claire GERONIMI attend ce procès, porteur d’espoir que justice soit rendue et que son agresseur ne puisse plus nuire. Outre sa propre souffrance, elle exprime la difficulté pour les victimes de faire entendre leur voix dans les médias et souligne l’existence de failles dans le système législatif et judiciaire, notamment dans la gestion de la récidive.
Par ailleurs, elle pose également la question de l’exécution des Obligations de Quitter le Territoire Français (OQTF), puisque leur taux d’exécution demeure très faible : selon un rapport parlementaire de 2022, moins de 15 % des OQTF prononcées chaque année étaient appliquées, il semblerait que moins de 10% le soient aujourd’hui.
Cet ensemble de constats devraient amener l’ensemble des acteurs de notre société à réclamer une réflexion approfondie sur les dispositifs de prévention de la récidive et sur l’application des décisions administratives, afin de mieux protéger l’ensemble des citoyennes et citoyens.
Parce que nous serons toujours en soutien et du côté des victimes, face à leurs bourreaux, nous ne céderons pas à la fatalité et au silence qui empêchent toutes réflexions.

Vendredi dernier, deux gendarmes blessés par un tir de mortier lors d’un guet-apens.
Michel THORRIS secrétaire général de notre organisation syndical réagit sur Europe1.

Tourcoing, une décision de justice qui interroge après le passage à tabac du policier de la BAC…

Policier, une profession en danger!!!
Tourcoing, un policier de la BAC passé à tabac.

Nous exprimons ici tout notre soutien envers notre collègue policier de la Bac de Tourcoing, victime, jeudi dernier, d’une agression violente alors qu’il exerçait ses fonctions. Après avoir été violemment attaqué, il a été lynché au sol, recevant des coups de pied et de poing de la part d’individus qui semblent ne plus reconnaître aucune limite ni crainte face à la justice, ni envers les policiers eux-mêmes, qui se retrouvent démunis tant sur le plan juridique que physique devant une délinquance de plus en plus jeune et agressive.
La suspicion constante à l’encontre des forces de l’ordre limite l’usage légitime de la force, tandis que la victimisation quasi systématique des délinquants alimente leur sentiment d’impunité et de toute-puissance. Dès lors, il n’est guère surprenant de constater une hausse des crimes et délits lorsque les forces de l’ordre ne suscitent plus la crainte que chez les personnes honnêtes.
Dans ce contexte, les discours de fermeté, les postures martiales, les condamnations verbales ou les publications sur les réseaux sociaux ne suffisent plus. Il devient nécessaire de dépasser les paroles et de concrétiser les engagements trop longtemps annoncés.

Le mouvement « bloquons tout », récupéré et détourné en « cassons tout ».

Refus d’obtempérer: un drame silencieux…
Le 29 août 2025, un policier de Grasse dans les Alpes-Maritimes s’est suicidé.
Les Alpes-Maritimes une nouvelle fois touchées par le drame du suicide d’un policier. Vendredi Alexandre, 50 ans, marié et père d’un enfant, policier à Grasse, Major et représentant du personnel, s’est donné la mort à son domicile avec son arme de service.

Une enquête interne devrait déterminer les causes de son suicide.
Le mal-être des personnels et particulièrement des policiers n’est plus à démontrer. Depuis le début de l’année ce sont quinze policiers qui se sont suicidés; Et pourtant, malgré l’augmentation des signaux forts s’agissant du mal-être des agents (burn-out, dépressions, arrêts maladie, tentatives de suicide, mais aussi, démissions, demandes de rupture conventionnelle…), ainsi que les signalements faits à ce sujet, nous constatons que l’accompagnement des agents en difficulté n’a pas évolué au sein des services, pas plus que les méthodes de « management toxique » dont de nombreux policiers se plaignent, et ce malgré les directives Ministérielles et les mesures positives pourtant préconisées ces dernières années.
Il est à déplorer que l’essentiel des problématiques dénoncées localement par des personnels ou leurs représentants, font encore trop souvent l’objet de dénégations, ou ne sont pas pris au sérieux par certaines directions ou chefs de service pour lesquels les conditions de travail des agents et le management positif ne sont pas les priorités.
Le mal être au travail a forcément des conséquences sur la vie privée des agents, aussi nous affirmons que si les agents sont respectés et considérés, dans leurs services comme sur la voie publique, ils seront plus à même de pouvoir affronter les difficultés rencontrées dans leur vie personnelle.
En ces instants douloureux, toutes nos pensées vont vers la famille et les proches d’Alexandre qui durant sa vie à veiller sur les autres…
